Juillet, le mois de toutes les victoires ….
Juillet incarne un mois symbolique de victoires pour l'Algérie, reliant la reddition du dey en 1830 à l'indépendance proclamée le 5 juillet 1962 après le référendum d'autodétermination du 1er juillet.
Le 5 juillet 1854 marque aussi la bataille du Haut-Sebaou où les forces coalisées de Lalla Fatma N'Soumer et Chérif Boubaghla infligent un revers majeur à l'armée française du général Wolf.
L'héroïne de la résistance kabyle poursuit sa lutte jusqu'à sa mort en 1863 à Beni Slimane, après six années d'emprisonnement, incarnant le rôle central des femmes dans la révolution algérienne.
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Juillet, un mois béni et source de fierté pour les Algériens. Les dates se succèdent et se ressemblent avec pour dénominateur commun : le combat pour la dignité, la liberté. Le 5 juillet 1830 est la date de la reddition du dey d’Alger face aux troupes coloniales, un événement dont le choix de la date pour l’indépendance en 1962 revêt une forte portée symbolique de reconquête. Le 1er juillet 1962 est le jour Référendum d’autodétermination où le peuple algérien a voté massivement (à 99,7%) pour recouvrer sa souveraineté. Le 5 juillet 1962 est la consécration historique où l’Algérie proclame officiellement son indépendance après 132 années de colonisation française. Un mois béni et source de fierté pour le peuple algérien. Juillet, en remontant le temps, est aussi un moment charnière dans l’épopée de la résistance menée par Lalla Fatma N’Soumer et Chérif Boubaghla.
C’est en juillet 1854 que leurs forces alliées infligent un revers majeur à l’armée coloniale. Un pan de notre riche et indélébile histoire que les faits, quoique lointains, demeurent vivaces dans notre esprit. Après deux mois d’affrontements intenses, les troupes coalisées de Lalla Fatma N’Soumer et de Chérif Boubaghla remportent la bataille du Haut-Sebaou le 5 juillet face aux forces françaises du général Wolf.
«Lalla Fatma N’Soumer n’ignorait pas les développements qui se déroulaient autour d’elle dans la région, elle était au courant des mouvements français à Tizi Ouzou entre 1845-1846, et Dellys en 1847. Lorsque l’armée française lança une campagne contre la région, elle fit preuve d’un grand courage. Elle a sauvé Boubaghla du village de Soumer après sa première confrontation avec le général français «Messiet» à Tazerout, mais ils se sont retirés après cette violente bataille en raison de l’inégalité des forces en nombre et en équipement.
Brave, résistante, Lala Fatma sauva Boubaghla, blessé dans cette bataille, et se tint à ses côtés. Ils à Béni Yenni pour inciter au Jihad. En sa compagnie, elle fit preuve d’un courage sans égal, notamment dans la bataille de Oued Sebaou le 7 avril 1854 contre les forces coloniales du général Wolf. Invincible, Fatma N’Soumer remporta d’autres victoires dans les régions limitrophes. Et Boubaghla mourut, mais elle n’abdiquera jamais. L’héroïne continuera sa lutte pour une Algérie libre jusqu’à sa mort en 1863 à l’âge de 33 ans à Beni Slimane, près de Tablat, après six années d’emprisonnement et de conditions de détention éprouvantes. Les femmes et la révolution, c’est toute une histoire dont est témoin le mois de juillet.
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