Détroit d’Ormuz : Les exportations énergétiques menacées
Les prix du pétrole ont fortement augmenté cette semaine, le Brent franchissant 90 dollars et le WTI approchant 83 dollars, sous l'effet des nouvelles frappes américaines contre l'Iran et de l'interruption du trafic dans le détroit d'Ormuz.
Les négociations pour une trêve de dix jours semblent vouées à l'échec, aucune des deux parties n'étant prête à concéder, tandis que les Houthis menacent d'imposer un blocus naval à l'Arabie saoudite, risquant de paralyser ses exportations via la mer Rouge.
Les stocks mondiaux de pétrole continuent de fondre, les réserves stratégiques américaines atteignant leur plus bas niveau depuis 1983 et celles de Cushing, en Oklahoma, touchant leur seuil opérationnel minimal.
L'AIE confirme que l'offre mondiale a rebondi de 4,1 millions de barils par jour en juin grâce au cessez-le-feu, mais reste encore inférieure de 9,4 millions de barils à son niveau d'avant le conflit.
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Les prix du pétrole ont repris une courbe ascendante cette semaine, suite aux nouvelles attaques américaines contre l’Iran, et l’interruption du trafic dans le détroit d’Ormuz. Les cours du pétrole brut Brent ont nettement progressé hier pour atteindre le seuil des 90 dollars,, alors que le contrat à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain (WTI) pour livraison en septembre se négociait prés de 83 dollars le baril.
Une nouvelle série de négociation est annoncée, alors qu’au même moment le commandement central américain a annoncé avoir lancé une nouvelle série d’attaques contre l’Iran. Les informations concernant les efforts de cessez-le-feu se concentrent sur la négociation d’une trêve de dix jours, mais les chances de sa réalisation sont minces, selon Oil Price, aucune des deux parties ne semblant disposée à faire des concessions. Reuters a cité pour sa part, a souligné que Téhéran aurait reçu une proposition de cessez-le-feu visant à relancer l’accord de juin avec les États-Unis, sans toutefois préciser dans quelle mesure les dirigeants iraniens seraient prêts à l’accepter.
Par ailleurs, des médias ont rapporté en début de semaine que le trafic de pétroliers via le détroit d’Ormuz est redevenu quasi inexistant suite aux frappes de missiles échangées entre les États-Unis et l’Iran, et que les Houthis yéménites ont menacé lundi d’imposer un blocus naval à l’Arabie saoudite qui, s’il réussissait, paralyserait la voie d’exportation de pétrole saoudienne de la mer Rouge.
Les analystes ont averti que toute nouvelle perturbation en mer Rouge entraînerait une nouvelle déviation du trafic maritime, obligeant les cargos à contourner l’Afrique. « Si les transporteurs décident d’éviter le détroit de Bab el-Mandeb, les temps de trajet seront plus longs et plus coûteux. « Pendant ce temps, les stocks mondiaux de pétrole fondent à vue d’œil. » souligne Oil Price qui rappelle que dans son dernier rapport sur le marché pétrolier, l’AIE avait indiqué, qu’en juin, l’offre mondiale de pétrole avait fortement rebondi de 4,1 millions de barils par jour grâce au cessez-le-feu. Cependant, l’agence a souligné que, malgré ce net rebond, la production mondiale de pétrole restait inférieure de 9,4 millions de barils par jour à son niveau d’avant le conflit. L’AIE a également signalé la poursuite de la baisse des stocks de pétrole. Le média rappelle que les États-Unis, approchent des niveaux critiques dans leurs installations de stockage de pétrole en raison des prélèvements importants effectués depuis le début de la guerre avec l’Iran. Des prélèvements qui ont ramené les stocks de Cushing, dans l’Oklahoma, à leur niveau opérationnel minimal, comme l’indiquait le Wall Street Journal début juillet. Par conséquent, tout nouveau prélèvement dans cette installation serait imprudent, car il compromettrait la capacité de stockage elle-même. Les stocks de la Réserve stratégique de pétrole sont également en baisse, selon le même article du WSJ, et atteignent leur niveau le plus bas depuis 1983.
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