Visas pour les Algériens : Emmanuel Macron corrige son ambassadeur et met fin à la polémique

Emmanuel Macron a publiquement corrigé son ambassadeur en Algérie après que ses propos sur un retour à 250 000 visas annuels ont provoqué une tempête politique.
Stéphane Romatet avait évoqué ce chiffre d'avant-crise, déclenchant les critiques de la droite et du RN, contraignant le Quai d'Orsay à démentir tout objectif chiffré.
En Conseil des ministres, le président a affirmé qu'il n'y a ni laxisme ni objectif chiffré, rappelant la baisse décidée en 2017 depuis 500 000 visas annuels.
Jean-Noël Barrot a défendu une politique fondée sur l'intérêt national, notant une chute de 20 % des visas accordés aux Algériens en 2025.
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Il aura suffi d’une interview de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, pour réveiller la vive polémique autour des visas accordés aux Algériens. Devant la tempête politique et médiatique provoquée par ces déclarations, le président français, Emmanuel Macron, est à son tour sorti du silence pour recadrer le débat.
En rappelant le niveau d’avant-crise — soit près de 250 000 visas délivrés chaque année —, Stéphane Romatet a exprimé la volonté de Paris de tourner la page. Son objectif ? Faire repartir les chiffres à la hausse pour retrouver la dynamique d’antan.
En évoquant un possible retour aux 250 000 visas annuels accordés avant la crise, l’ambassadeur Stéphane Romatet a déclenché une véritable tempête politique. La droite et le Rassemblement national sont immédiatement montés au créneau, dénonçant une « capitulation » face à Alger. Un embrasement qui a contraint le Quai d’Orsay à réagir pour éteindre le feu, démentant formellement l’existence de tout objectif chiffré.
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Emmanuel Macron corrige son ambassadeur Stéphane Romatet
En Conseil des ministres ce mercredi, Emmanuel Macron s’est employé à recadrer le débat. Assurant que la France ne faisait preuve d' »aucun laxisme » et ne s’était fixé « aucun objectif chiffré », le président français a publiquement désavoué son ambassadeur.
D’après la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, cette mise au point présidentielle vise à éteindre définitivement la controverse provoquée par les propos du diplomate.
Selon la porte-parole Maud Bregeon, la réaction d’Emmanuel Macron ne s’est pas faite attendre : « Le président de la République a tenu à corriger les propos de notre ambassadeur en Algérie, qui ont été très relayés ces derniers jours sur notamment le nombre de visas« . Citant directement le chef de l’État, elle a insisté : « La France a engagé un travail exigeant sur des enjeux et des sujets majeurs avec l’Algérie. Mais pour autant il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas et il n’y a aucun laxisme de la part de la France ».
Des déclarations vivement critiquées
Poursuivant sa mise au point, Maud Bregeon a rappelé qu’Emmanuel Macron avait, dès son arrivée au pouvoir en 2017, « pris la décision de baisser ces chiffres pour que cela corresponde aux besoins de la France d’une part, et aux réalités géopolitiques d’autre part », alors que 500 000 visas étaient délivrés chaque année à l’époque.
Également présent lors du compte-rendu du Conseil, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est montré très sobre : « J’ai participé aux discussions avec l’Algérie. On n’a jamais évoqué ce sujet ».
Devant l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a vivement répliqué aux critiques : « Vous êtes obsédés par les Algériens, nous sommes obsédés par les Français et par leurs intérêts », a-t-il lancé, martelant que la politique de la France repose uniquement sur l’intérêt national et non sur des quotas. Rappelant qu’en 2025 les octrois de visas aux Algériens ont d’ailleurs chuté de 20 % suite aux tensions diplomatiques, le ministre a réaffirmé qu’aucun objectif chiffré n’a jamais été fixé.
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