Algérie : après le gaz, l'Espagne vise désormais les énergies renouvelables et l'hydrogène vert

L’Espagne souhaite élargir sa coopération énergétique avec l’Algérie au-delà du gaz naturel vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.
L’Algérie possède d’importants atouts pour ces filières, notamment un fort ensoleillement, une expérience énergétique et des infrastructures d’exportation existantes.
L’hydrogène vert, produit par électrolyse à partir d’énergies renouvelables, constitue un axe stratégique pour l’Union européenne dans sa décarbonation industrielle.
Madrid et Alger considèrent ce partenariat comme une nouvelle phase majeure, transformant leurs relations d’hydrocarbures vers les énergies bas carbone.
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L’Espagne souhaite renforcer sa coopération énergétique avec l’Algérie en élargissant ses échanges au-delà du gaz naturel. Madrid s’intéresse désormais au potentiel algérien dans les énergies renouvelables et dans la production d’hydrogène vert, deux secteurs appelés à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique européenne.
Pendant plusieurs décennies, le gaz naturel a constitué le principal pilier des relations énergétiques entre l’Algérie et l’Espagne. Les infrastructures reliant les deux pays ont permis à Alger de devenir un fournisseur important du marché espagnol.
Après le gaz, Madrid regarde le potentiel renouvelable algérien
Face aux objectifs européens de réduction des émissions de carbone, les priorités évoluent progressivement. L’Espagne cherche désormais à diversifier ses partenariats énergétiques et considère l’Algérie comme un acteur capable de contribuer au développement de nouvelles filières.
Le territoire algérien dispose d’atouts significatifs pour les énergies renouvelables, notamment grâce à son fort ensoleillement et à ses vastes espaces disponibles. Le solaire photovoltaïque représente l’un des secteurs présentant le plus fort potentiel, avec la possibilité de produire de grandes quantités d’électricité destinée aux besoins nationaux ou à l’exportation.
L’hydrogène vert au centre des ambitions européennes
L’hydrogène vert constitue un autre axe de coopération envisagé entre les deux pays. Produit à partir d’électricité renouvelable grâce à l’électrolyse de l’eau, il est présenté par l’Union européenne comme une solution pour réduire les émissions dans certains secteurs industriels difficiles à décarboner.
L’Algérie dispose de plusieurs avantages pour développer cette filière : des ressources solaires importantes, une expérience dans le secteur énergétique et des infrastructures déjà développées pour l’exportation de l’énergie.
Pour l’Espagne, la proximité géographique avec l’Algérie représente un atout. Le pays cherche à devenir une plateforme européenne de production et de transport d’hydrogène grâce à ses connexions avec le reste du continent.
Alger veut diversifier son modèle énergétique
Les autorités ont engagé une stratégie visant à développer les énergies renouvelables tout en conservant la place centrale du secteur gazier. L’objectif est de préparer une évolution progressive du modèle énergétique national et de valoriser de nouvelles ressources.
Le développement de l’hydrogène vert pourrait permettre à l’Algérie de conserver un rôle majeur dans les échanges énergétiques avec l’Europe, dans un contexte où les États européens cherchent de nouveaux fournisseurs pour accompagner leur transition.
Plusieurs projets et discussions sont en cours entre les acteurs algériens et européens, notamment espagnols, afin d’évaluer les possibilités de coopération dans ce domaine.
Une nouvelle étape dans le partenariat énergétique algéro-espagnol
La relation énergétique entre Alger et Madrid pourrait ainsi entrer dans une nouvelle phase. Après le gaz naturel, les énergies renouvelables et l’hydrogène vert deviennent des secteurs stratégiques pour les deux pays, selon des informations partagées par nos confrères de l'Algérie aujourd'hui.
Cette évolution traduit une transformation du marché énergétique international, où les partenariats ne reposent plus uniquement sur les hydrocarbures, mais aussi sur les capacités de production d’énergies bas carbone. L’Algérie cherche à renforcer sa position de fournisseur énergétique régional, tandis que l’Espagne veut sécuriser de nouvelles sources pour accompagner ses objectifs climatiques.