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Téhéran «défendra fermement ses intérêts»

Par Mohamed Mehdi6 min de lecture
Téhéran «défendra fermement ses intérêts»
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Le président iranien promet une défense ferme de la souveraineté nationale alors que le conflit avec les États-Unis s'intensifie avec des coûts et des pertes humaines croissants.

Le Pentagone annonce 37,5 milliards de dollars dépensés pour les opérations conjointes américano-israéliennes contre l'Iran depuis juin, avec 70 milliards supplémentaires demandés.

Le ministère iranien de la Santé confirme 53 morts et 592 blessés depuis le 27 juin, pendant que la Banque mondiale avertit que le conflit pourrait réduire la croissance mondiale à 1,3 %.

Les perturbations maritimes s'aggravent alors que les Houthis menacent les navires près de Bab el-Mandeb et que le trafic dans le détroit d'Ormuz chute à son plus bas depuis mai.

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Le Quotidien d'Oran

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Après environ 5 mois, le coût estimé de l’agression américaine contre l'Iran s'élève actuellement à 37,5 milliards de dollars, alors que Washington accentue ses attaques, se payant même le luxe de critiquer que la riposte iranienne fait des morts parmi les soldats et autres personnels militaires du Commandement du CENTCOM.

Le Pakistan s'efforce de sauver le Mémorandum d’entente d'Islamabad, signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran, avant que le président américain Donald Trump ne le déclare caduc suite à la reprise de l’agression contre l’Iran.

« L’Iran défendra fermement ses intérêts et droits nationaux légitimes, tout en restant attaché à la paix, à la stabilité et à une diplomatie responsable », a déclaré mardi le président de la République Islamique d'Iran, Masoud Pezeshkian.

Le ministère iranien de la Santé a annoncé, hier, un bilan de 53 martyrs et 592 blessés depuis la reprise des bombardements américains contre l'Iran le 27 juin dernier.

Le Pentagone annonce un coût de 37,5 milliards $ de la guerre contre l'Iran

Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a annoncé que la guerre menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l'Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars. Ce montant est en augmentation de près de 8 milliards de dollars par rapport à la dernière estimation publique. Accompagné du chef d'état-major des armées, le général Dan Caine, Pete Hegseth a indiqué aux membres de la commission des crédits du Sénat que ce chiffre incluait également les dépenses prévues jusqu'au 30 septembre. « Le Pentagone recherche environ 70 milliards de dollars pour couvrir les coûts du conflit et reconstituer ses stocks d'armes épuisés », a rapporté mardi le New York Times. « Le principal défi pour M. Hegseth et le général Caine sera d'expliquer leur plan de réouverture du détroit d'Ormuz. La fermeture récente du détroit par l'Iran a entraîné une nouvelle flambée des prix de l'essence, et rien n'indique que l'armée américaine puisse rouvrir ce point de passage maritime crucial sans engager de troupes au sol, un risque que M. Trump semble pour l'instant réticent à prendre », écrit le journal.

Président iranien : La « souveraineté, l’intégrité territoriale, et la sécurité, ne sont pas négociables »

« La République islamique d'Iran continue de suivre de près l'évolution de la situation régionale avec vigilance, responsabilité et détermination stratégique. Notre souveraineté, notre intégrité territoriale et la sécurité de notre peuple demeurent des principes fondamentaux et non négociables », a déclaré, hier, le président iranien dans une publication sur les réseaux sociaux. Masoud Pezeshkian affirme que Téhéran « défendra fermement ses intérêts et ses droits nationaux légitimes », tout en restant « attaché à la paix, à la stabilité et à une diplomatie responsable », soulignant que « toute action menaçant la sécurité ou portant atteinte à notre souveraineté fera l’objet de mesures appropriées, conformément au droit international ». « La force de l’Iran réside dans l’unité de son peuple, sa résilience et son engagement à protéger la dignité et l’indépendance nationales », a ajouté Pezeshkian.

L'escalade militaire : Un risque pour la croissance mondiale en 2026

Dans un entretien accordé à Reuters, l’économiste en chef de la Banque mondiale, Endermet Gill, a déclaré que l'escalade des hostilités entre les États-Unis et l'Iran pourrait entraîner une « hausse de l'inflation et des taux d'intérêt », et risque de « freiner la croissance mondiale à 1,3 %, contre 2,9 % l'an dernier ».

Selon lui, sur les trois scénarios possibles présentés par la Banque mondiale dans ses prévisions économiques de juin, le plus pessimiste, celui de la poursuite des hostilités dans la région pendant six mois ou plus devient de plus en plus probable, menaçant de faire grimper l'inflation mondiale à 4,5 %. L'économiste en chef de la Banque mondiale met en garde également contre un risque d’aggravation de la sécurité alimentaire en raison de la perturbation de la livraison d’intrants essentiels à l'agriculture, comme les engrais, l'hélium et le soufre, due à l’accentuation des combats, soulignant également une possible hausse des taux d'intérêt.

Bloomberg : Les Houthis pourraient attaquer des navires près du détroit de Bab el-Mandeb

Selon un organisme international de surveillance de la sécurité maritime, les Houthis au Yémen sont « prêts à attaquer les navires depuis des positions proches du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrémité sud de la mer Rouge », selon l’agence américaine Bloomberg. « Les Houthis ont finalisé leurs préparatifs d'attaques maritimes, notamment le déploiement de missiles et de drones », a indiqué le Centre conjoint d'information maritime (Joint Maritime Information Center - JMIC) dans une alerte publiée mardi soir, citant des sources non identifiées », rapporte Bloomberg. Suite aux menaces des Houthis, « au moins un navire a fait demi-tour pour se diriger vers le nord, en direction du canal de Suez, tandis que d'autres ont interrompu leur route vers la mer Rouge », ajoute la même source citant des données de suivi maritime. Dans le détroit d'Ormuz « seuls trois navires marchands ont été observés mardi, selon les données de suivi de Kpler ». « Il s'agit du plus faible trafic quotidien depuis début mai. Mercredi matin, la voie maritime restait déserte, sans aucun trafic visible », souligne Bloomberg.

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