Pétrole : les prix dépassent de nouveau les 100 dollars, après des attaques en mer Rouge

Le Brent a brièvement dépassé les 100 dollars le baril avant de retomber à 96,68 dollars, porté par de nouvelles attaques houthies contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge.
C'est la troisième fois que ce seuil symbolique est franchi depuis le début du conflit israélo-américain contre l'Iran en février 2026, illustrant la nervosité persistante des marchés.
La volatilité devrait durer tant que les tensions militaires menacent les routes maritimes stratégiques du détroit de Bab el-Mandeb et du golfe Persique.
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Les cours du pétrole ont franchi une nouvelle fois le seuil symbolique des 100 dollars le baril, (100,69 dollars pour le Brent) dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions en mer Rouge. Les dernières attaques revendiquées par les Houthis contre des navires pétroliers saoudiens ont ravivé les inquiétudes sur la sécurité des routes maritimes empruntées par une partie des exportations mondiales d'hydrocarbures.
Il s'agit de la troisième fois que les prix dépassent les 100 dollars le baril depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, déclenchée dans la nuit du 27 au 28 février 2026. Cette nouvelle hausse est vite suivie d'une baisse, ce vendredi 24 juillet à 12h00, qui a vu le prix Brent descendre jusqu'à 96,68 dollars le baril.
Chaque épisode de tension militaire dans la région a alimenté les craintes d'une perturbation durable des approvisionnements énergétiques. Que ce soit du côté du détroit d'Ormuz, en Iran, ou de celui de Bab el Mandab, entre la côte yéménite et l'Afrique.
Les attaques en mer Rouge relancent les inquiétudes
La hausse des prix intervient après une nouvelle série d'attaques visant le trafic maritime en mer Rouge. Cette zone constitue un passage stratégique reliant le canal de Suez à l'océan Indien, par lequel transitent chaque jour d'importants volumes de pétrole et de produits raffinés.
Les marchés redoutent qu'une dégradation de la situation sécuritaire entraîne des retards, une augmentation des coûts de transport ou un détournement des navires par le cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais de livraison et renchérissant les coûts logistiques.
Les opérateurs intègrent également une prime de risque géopolitique, qui se traduit rapidement par une progression des cours dès lors que la sécurité des flux énergétiques est remise en question.
Le seuil des 100 dollars franchi pour la troisième fois
Depuis le déclenchement du conflit opposant le tandem Israël-États-Unis à l'Iran à la fin du mois de février 2026, les marchés pétroliers évoluent au rythme des développements militaires au Moyen-Orient.
Le dépassement des 100 dollars constitue un nouveau signal de la nervosité des investisseurs. Les précédents franchissements de ce seuil étaient déjà intervenus lors des phases d'escalade du conflit, avant que les prix ne se replient partiellement avec l'apaisement temporaire des tensions.
Cette nouvelle hausse montre que les marchés restent particulièrement sensibles à tout événement susceptible d'affecter les principaux axes de transport du pétrole.
Un marché toujours sous pression
Au-delà des attaques en mer Rouge, les investisseurs surveillent l'évolution de la production des pays membres de l'OPEP+, les niveaux des stocks stratégiques de pétrole et les réactions des grandes puissances face aux risques pesant sur la navigation internationale.
Les prochains jours seront déterminants pour mesurer si cette envolée des prix du pétrole s'inscrit dans la durée ou si elle relève d'une réaction immédiate aux événements récents. Tant que les tensions militaires persisteront autour de la mer Rouge et du Golfe, le marché pétrolier devrait rester exposé à une forte volatilité, avec un risque permanent de nouvelles flambées des prix.