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Étudiants algériens : la nouvelle règle en France pousse certains à choisir d'autres destinations

Par Mohamed Rahmani6 min de lecture
Étudiants algériens : la nouvelle règle en France pousse certains à choisir d'autres destinations
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À partir du 1er août 2026, la France exigera des étudiants étrangers 877,50 euros mensuels au lieu de 615, une hausse de 43 % qui incite des Algériens à envisager d'autres pays.

La France demeure la première destination mais l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, la Roumanie, la Bulgarie, le Canada et l'Espagne gagnent en attractivité grâce à des frais réduits, des bourses ou des débouchés.

L'Italie séduit par ses programmes en anglais et ses bourses DSU, l'Allemagne par ses frais quasi nuls et ses emplois d'ingénieurs, le Portugal par son coût de vie inférieur.

Le choix dépend désormais du coût total, du droit au travail, des bourses, de la facilité du visa, des perspectives d'emploi et de la qualité de vie.

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Pendant des décennies, la France s'est imposée comme la destination privilégiée des étudiants algériens souhaitant poursuivre leurs études supérieures à l'étranger. La proximité géographique, la langue française, la qualité des universités et les liens historiques entre les deux pays expliquent cet engouement.

Mais un changement réglementaire pourrait rebattre les cartes. À compter du 1er août 2026, les étudiants étrangers devront justifier de ressources financières plus importantes pour obtenir ou renouveler leur titre de séjour. Une évolution qui pousse déjà certains étudiants algériens à explorer d'autres destinations, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Une hausse importante des ressources exigées

À partir du 1er août 2026, le montant minimum de ressources exigé pour obtenir un titre de séjour étudiant passe de 615 euros à 877,50 euros par mois, soit une augmentation de près de 43 %.

Pour les étudiants algériens, cette hausse représente un coût supplémentaire important qui s'ajoute aux frais de scolarité, au logement, au transport, à l'assurance maladie et aux dépenses du quotidien. Dans un contexte où le coût de la vie continue de progresser en Europe, cette nouvelle règle complique les projets de nombreux candidats.

Même si cette mesure ne remet pas en cause la qualité des universités françaises, elle oblige de nombreux jeunes à revoir leur budget avant de déposer leur dossier.

La France reste la première destination des étudiants algériens

Malgré les durcissements, la France demeure le premier pays d'accueil des étudiants algériens. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de jeunes déposent une demande via Campus France afin d'intégrer une licence, un master ou un doctorat. Les diplômes français restent très recherchés et bénéficient d'une forte reconnaissance internationale.

Cependant, les considérations financières prennent désormais davantage de place dans le choix d'une destination. Pour certains candidats, il devient plus difficile de réunir les garanties exigées pour obtenir un visa puis un titre de séjour.

De nouvelles destinations gagnent du terrain

Si l'Italie figure parmi les pays qui profitent le plus de cette évolution, elle est loin d'être la seule. Grâce à des frais universitaires relativement abordables, à des formations de plus en plus nombreuses en anglais et aux bourses régionales DSU, l'Italie attire un nombre croissant d'étudiants internationaux, y compris des Algériens.

L'Allemagne continue également de séduire grâce à ses universités publiques, dont les frais d'inscription restent très faibles dans la plupart des régions. Les débouchés dans les secteurs de l'ingénierie, de l'informatique ou de l'industrie constituent un autre argument de poids.

Le Portugal s'impose progressivement comme une alternative intéressante. Les universités portugaises développent leur offre internationale tandis que le coût de la vie demeure souvent inférieur à celui des grandes métropoles françaises.

Plus à l'est, la Roumanie et la Bulgarie attirent de plus en plus d'étudiants algériens, notamment dans les filières de médecine, de pharmacie, de chirurgie dentaire ou d'ingénierie. Les frais de scolarité y sont généralement plus accessibles et le coût de la vie reste parmi les plus bas de l'Union européenne.

En dehors de l'Europe, le Canada conserve une place de choix dans les projets des étudiants algériens. Malgré le durcissement récent de sa politique en matière de permis d'études et les quotas mis en place, le pays continue d'offrir un enseignement supérieur de qualité, des universités reconnues à l'international et des perspectives d'emploi appréciées après l'obtention du diplôme.

L'Espagne figure également parmi les destinations qui suscitent un intérêt croissant. Sa proximité avec l'Algérie, son climat, ses universités et un coût de la vie souvent inférieur à celui de la France séduisent de plus en plus de candidats.

Les critères de choix évoluent

Aujourd'hui, les étudiants algériens ne choisissent plus uniquement leur destination en fonction de la langue ou des liens historiques. Le coût total des études, les possibilités de travailler pendant le cursus, l'accès aux bourses, les conditions d'obtention du visa, les perspectives d'emploi après le diplôme et la qualité de vie sont devenus des critères essentiels.

Les universités italiennes, allemandes, portugaises, roumaines, bulgares ou canadiennes multiplient d'ailleurs les programmes destinés aux étudiants internationaux afin de renforcer leur attractivité. Cette mobilité internationale alimente une concurrence croissante entre les pays qui cherchent à attirer les meilleurs profils.

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