Quand les intérêts personnels prennent le dessus sur l’histoire

Dans les années 1980, la JSMT de Tiaret brillait en élite grâce à une génération talentueuse dirigée par Tahar Benferhat et soutenue par une ferveur populaire exceptionnelle.
Le club sombre aujourd'hui dans l'indifférence à cause d'une gouvernance contestée où les membres de l'assemblée générale privilégient leurs intérêts personnels au détriment de l'institution.
Cette dérive a éloigné les bonnes volontés et compromis tout projet de reconstruction durable, trahissant l'héritage des figures historiques comme Krimo, Benmessaoud ou les frères Banus.
La JSMT traverse désormais une crise financière grave qui menace sa survie, et les responsables doivent urgemment trouver des solutions pour sauver ce patrimoine sportif.
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Le Quotidien d'Oran
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Au début des années 1980, la formation tiaretie faisait vaciller les plus grandes équipes de l’élite grâce à un football de qualité et une génération de joueurs talentueux sous la houlette d’un entraineur nommé Tahar Benferhat. La JSMT, c’était aussi une ferveur populaire exceptionnelle avec une galerie, surnommée «Habaches». Un club respecté pour son identité, son histoire, son attachement à ses valeurs et ses grands dirigeants. Mais que reste-t-il aujourd’hui de ce prestigieux héritage ? Pourquoi un club au passé aussi glorieux semble-t-il sombrer dans l’indifférence ? Qui portera la responsabilité si ce patrimoine sportif venait à disparaître ?
Le paradoxe est d’autant plus frappant que Tiaret dispose de compétences, d’infrastructures et de nombreux serviteurs du football, animés par une véritable passion. Pourtant, la JSMT paie aujourd’hui le prix d’une gouvernance contestée et d’une mentalité qui a progressivement éloigné les bonnes volontés, décourageant celles et ceux qui souhaitaient contribuer au renouveau du club. Comme beaucoup de formations, la JSMT est devenue l’otage d’intérêts particuliers. Les membres de l’assemblée générale, investis par la loi du pouvoir d’élire les dirigeants, sont régulièrement accusés de privilégier des considérations personnelles au détriment de l’intérêt du club. Une situation qui alimente la crise et compromet tout projet de reconstruction durable. Un tel destin est indigne de l’héritage laissé par les grandes figures qui ont marqué l’histoire du club. Les Tahar Benferhat, Krimo, Benmessaoud, Skander, les frères Banus, Tass, Mayouti, Souidi, Nouar et tant d’autres ont construit, par leur engagement et leurs sacrifices, la réputation de ce club. Aujourd’hui, cet héritage semble s’effriter. Le flambeau n’a pas été protégé comme il se devait. Toute la différence réside entre ceux qui ont milité avec amour pour défendre les couleurs d’Ezzerga et ceux qui ont, au fil des années, privilégié leurs intérêts personnels au détriment d’une institution qui mérite pourtant un tout autre avenir par respect aux anciens dirigeants. Aujourd’hui, la situation de la JSMT devient de plus en plus préoccupante. Le club traverse une crise financière particulièrement grave, mettant en péril sa stabilité et son avenir. La balle est désormais dans le camp des responsables concernés pour essayer de trouver les solutions nécessaires pour sortir de cette impasse.