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Campagne contre les extensions anarchiques à Constantine : Des opérations limitées à Ali Mendjeli

Par S. Arslan•4 min de lecture
Brifa
Campagne contre les extensions anarchiques à Constantine : Des opérations limitées à Ali Mendjeli
Résumé IA

Les autorités de Constantine mènent une campagne de démolition d'extensions illégales, mais celle-ci se cantonne à la ville nouvelle d'Ali Mendjeli, où des bénéficiaires de logements sociaux ont accaparé trottoirs et voies publiques pendant des années.

Le phénomène, qui gangrène la wilaya depuis les années 1990, touche pourtant de nombreux quartiers de Constantine même — Daksi, El Gammas, Frères Abbes, Sakiet Sidi Youcef, Djebel Ouahch, Ziadia, Boudraa Salah — ainsi que les communes voisines d'El Khroub, Aïn S'mara, Hamma Bouziane et Didouche Mourad.

Des habitants dénoncent une application sélective de la loi qui relève du « deux poids deux mesures », les services urbains ayant longtemps fermé les yeux sur ces infractions pour des raisons politiques sans jamais les sanctionner.

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Le phénomène s’est nettement développé au point de devenir complexe surtout qu’il a étendu ses tentacules dans la majorité des cités de la wilaya où l’Etat a attribué des logements sociaux.

Très répandu d’ailleurs en Algérie, le phénomène des extensions anarchiques en milieu urbain, notamment dans les cités des logements sociaux, qui dure déjà depuis au moins une trentaine d’années, a atteint des proportions alarmantes dans la wilaya de Constantine. Il faut dire que cette situation qui a pris une courbe ascendante dès les années 1990, plus connue par la décennie noire, s’est développée à la faveur de l’absence de l’autorité de l’Etat et le laisser-aller au niveau des collectivités locales qui ont souvent fermé l’œil sur ces pratiques condamnables et punies par la loi, pour des raisons politiques et électoralistes. Le phénomène s’est nettement développé au point de devenir très complexe surtout qu’il a étendu ses tentacules dans la majorité des cités où l’Etat a attribué des logements sociaux. Il est toutefois remarquable que les autorités de la wilaya de Constantine, qui ont décidé enfin de sévir pour éradiquer ce fléau ces dernières années, ont concentré leurs actions sur la nouvelle ville Ali Mendjeli, devenue un foyer fertile pour tous les dépassements et les infractions en matière d’extensions anarchiques et de squat de la voie publique. Dans une impunité totale qui a duré des années, des bénéficiaires de logements sociaux situés au rez-de-chaussée dans plusieurs unités de voisinage de la nouvelle ville Ali Mendjeli se sont permis de construire des extensions, des clôtures avec jardin et même des garages sur les trottoirs, alors qu’il s’agissait de la voie publique. Avec toutes ces modifications, certains habitants se sont offert des logements de luxe avec des commodités inédites. «C’est cette impunité qui a encouragé ces habitants à agir de la sorte comme si c’était une propriété privée ; si l’Etat avait appliqué la loi dans toute sa rigueur et sans complaisance, on n’en serait jamais arrivé à ce stade, car c’est la répression qui devrait sévir», s’indignent des citoyens à Ali Mendjeli.

Un phénomène qui a gangrené la ville

Mais si les pouvoirs publics dans la wilaya de Constantine ont décidé d’agir à chaque fois, comme c’est le cas pour la campagne menée mercredi dernier à l’UV9 d’Ali Mendjeli, et dans d’autres UV précédemment, le phénomène des extensions anarchiques touche beaucoup plus de nombreuses cités de la commune de Constantine, là où les bulldozers devaient vraiment agir, car ces infractions ne datent pas d’hier, mais remontent bien à plusieurs années, sans qu’aucune action ne soit décidée. Plusieurs responsables des secteurs urbains en savaient beaucoup de choses de ces dépassements, mais rares sont ceux qui ont eu le courage de les signaler mais sans résultat. Les exemples ne manquent pas dans les cités Daksi, El Gammas, Frères Abbes, Sakiet Sidi Youcef, Sarkina, Djebel Ouahch et Ziadia, mais aussi dans le secteur urbain Boudraa Salah. De nombreux dépassements ont été relevés s’agissant de cas d’habitants qui ont transformé des trottoirs en garages pour leurs voitures sans que personne ne s’en offusque. Le phénomène est présent également dans des cités des communes d’El Khroub, Aïn S’mara, Hamma Bouziane et Didouche Mourad, pour ne citer que celles là. «Dans ce genre de situations, la question demeure posée : faut-il vraiment se contenter d’appliquer la loi uniquement à Ali Mendjeli et fermer l’œil sur les autres cas signalés à Constantine et ailleurs, sinon ce sera faire dans le deux poids deux mesures ?», s’interrogent des citoyens.  

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