Économie

Tarifs douaniers : Les Etats-Unis appliquent de nouvelles surtaxes aux produits algériens

Par R. E.4 min de lecture
Tarifs douaniers : Les Etats-Unis appliquent de nouvelles surtaxes aux produits algériens
Résumé IA

Les États-Unis appliquent depuis hier une surtaxe de 12,5 % aux produits algériens dans le cadre de nouveaux droits de douane touchant 60 économies, mesure justifiée par Washington par l'insuffisance des mécanismes contre le travail forcé.

L'Algérie figure parmi 41 pays soumis à ce taux, aux côtés du Maroc, de la Turquie, des Émirats et de l'Arabie saoudite, tandis que 17 autres pays ainsi que l'Union européenne et Taïwan écopent de 10 % pour engagements jugés plus forts.

Les exportations algériennes vers les États-Unis ont atteint 2,46 milliards de dollars en 2024, dominées à plus de 80 % par les hydrocarbures largement exemptés, limitant l'impact direct aux engrais, ciment, produits chimiques et sidérurgie.

Les exportations d'acier algérien ont chuté de 440 000 tonnes en 2023 à 91 000 tonnes en 2024, passant de 274 à 50 millions de dollars, selon le U.S. Census Bureau.

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Les Etats-Unis ont mis en place, depuis hier, de nouveaux droits de douane sur les importations provenant de 60 économies, dont l’Algérie. Les produits algériens concernés sont désormais soumis à une surtaxe de 12,5%, dans le cadre d’un dispositif présenté par Washington comme un moyen de lutter contre les importations issues du travail forcé.

Ces nouvelles mesures ont été annoncées par le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer. Elles remplacent une partie des droits de douane instaurés en février par l’administration du président Donald Trump, qui avaient ensuite été annulés par la justice américaine. Pour maintenir sa politique commerciale, la Maison-Blanche s’est appuyée sur une autre base juridique. Après l’invalidation des précédentes mesures, l’administration américaine a utilisé les dispositions de la section 301 du Trade Act de 1974, qui autorisent l’USTR à prendre des mesures commerciales à l’issue d’enquêtes administratives. Dans ce cas, Washington estime que plusieurs pays ne disposent pas de mécanismes jugés suffisants pour empêcher l’importation de marchandises produites grâce au travail forcé. L’Algérie figure parmi les 41 pays auxquels est appliqué le taux de 12,5%, aux côtés notamment du Maroc, de la Turquie, des Emirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite. Dix-sept autres pays, ainsi que l’Union européenne et Taïwan, sont soumis à une surtaxe de 10%, les autorités américaines considérant qu’ils ont pris des engagements plus importants dans ce domaine.
Les exportations algériennes vers les Etats-Unis comprennent principalement des hydrocarbures, mais aussi des engrais, des produits sidérurgiques, du ciment et plusieurs produits agroalimentaires, notamment l’huile d’olive, les pâtes alimentaires, les sauces, les confitures, les fruits à coque, les tomates ou encore les eaux aromatisées.
Les exportations d’acier vers le marché américain ont d’ailleurs reculé ces dernières années. Elles sont passées de 440 000 tonnes, pour une valeur de 274 millions de dollars en 2023, à 91 000 tonnes en 2024, représentant environ 50 millions de dollars. Selon les données du U.S. Census Bureau, les importations américaines en provenance de l’Algérie ont atteint 2,461 milliards de dollars en 2024, tandis que les exportations américaines vers l’Algérie se sont élevées à 1,014 milliard de dollars.
Toutefois, la structure des échanges limite l’impact direct de ces nouvelles surtaxes. Plus de 80% des exportations algériennes vers les Etats-Unis sont constituées d’hydrocarbures, qui bénéficient de régimes spécifiques ou d’exemptions dans le nouveau dispositif américain. Les produits susceptibles d’être directement affectés représentent ainsi une part plus réduite des échanges commerciaux, notamment les engrais, les produits chimiques, le ciment et certains produits sidérurgiques.

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