Trump, mi-figue, mi-raisin
L'Iran maintient une posture défiante face aux menaces américaines, promettant de riposter à toute attaque et refusant d'infléchir sa stratégie malgré les déclarations contradictoires de Trump.
Le conflit s'élargit aux côtes omanaises perturbant la navigation maritime, tandis que Téhéran intensifie ses frappes contre les alliés régionaux de Washington et que le président américain adopte une position ambiguë, freiné par les coûts politiques internes.
La Chine et la Russie observent prudemment, le baril de pétrole dépasse les cent dollars et les monarchies du Golfe voient leurs richesses s'éroder, ne disposant que de réponses verbales face à l'Iran.
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Le Quotidien d'Oran
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Il demeure cependant douteux de déduire que Téhéran se soit pliée face à la menace dès lors qu’elle reste droite dans ses bottes et qu’elle ne cesse de déclarer qu’elle ripostera par tous les moyens à toute atteinte contre elle.
N’étant pas sensible aux déclarations contradictoires de Trump, elle n’a cure de s’arrêter à ses affirmations pour infléchir sa stratégie. En sus, elle maintient sa promesse de venger l’assassinat de son guide Khamenei quel qu’en soit le prix.
Les échanges de bombardements se poursuivent, et le conflit s’est d’avantage élargi au passage réduit des côtes omanaises pour que la navigation maritime dans la région se caractérise par un hermétisme total. De plus l’armée iranienne vient d’accentuer ses attaques contre des pays voisins qu’elle considère alliés attitrés des Etats-Unis.
Au final, Trump laisse percevoir une position mi-figue mi-raisin dans une stature embarrassante l’empêchant d’aller à un jusqu’auboutisme militaire qui lui coûterait cher dans son propre pays. N’ayant pas les coudées très franches aux Etats-Unis, il prêche le vrai et le faux en même temps, et il n’arrive pas à cacher ses vraies intentions. Sauf qu’avec ses manœuvres, il fait tourner le monde en rond, aggravant une crise économique mondiale désormais inscrite dans la longueur du temps.
La Chine et la Russie observent un relatif silence ne sachant pas par quel bout saisir le conflit pour préserver leurs propres intérêts. Le reste du monde subit, obligé de s’en remettre à la fatalité. Le prix du baril de pétrole reprend son ascendance pour caracoler au-dessus des cent dollars et les riches pays du Golfe voient leurs sources de richesses se lézarder n’ayant comme seules ressources face à l’Iran que des déclamations à leur portée.