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Amar Bendjama hausse le ton au conseil de sécurité de l’Onu : «La paix ne peut être laissée à la discrétion de ceux qui la rejettent»

Par M. F. Gaïdi3 min de lecture
Amar Bendjama hausse le ton au conseil de sécurité de l’Onu : «La paix ne peut être laissée à la discrétion de ceux qui la rejettent»
Résumé IA

L'ambassadeur algérien Amar Bendjama a exigé une «rupture nette avec l'inaction internationale» lors d'une intervention musclée au Conseil de sécurité de l'ONU à New York.

Il a averti que la crédibilité de l'instance s'effondre face à l'embrasement du Moyen-Orient, réclamant des décisions contraignantes pour protéger les civils.

Le diplomate a plaidé pour une réforme profonde des méthodes du Conseil, avec plus de transparence et des mécanismes de suivi stricts.

La même journée, Bendjama a été élu président du Conseil économique et social de l'ONU, confirmant le rôle central de l'Algérie.

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Face à la dégradation brutale du climat sécuritaire mondial, le Conseil de sécurité des Nations unies se trouve à un tournant décisif. Lors d’une intervention particulièrement incisive tenue jeudi au siège de l’ONU à New York, le représentant permanent de l’Algérie, Amar Bendjama, a réclamé «une rupture nette avec l’inaction internationale».

Le diplomate a averti que  «la crédibilité de l’instance onusienne s’effondre à mesure que le Moyen-Orient s’enfonce dans la violence, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités avant que l’embrasement ne devienne généralisé». Au cœur du plaidoyer algérien figure le refus catégorique de laisser les belligérants dicter le cours des événements. Amar Bendjama a affirmé, avec force, que «la paix ne pouvait pas être laissée à la discrétion de ceux qui la rejettent». Pour l’Algérie, confier le sort de la région aux acteurs qui bafouent sciemment le droit international revient à entériner la loi du plus fort. Le Conseil de sécurité ne peut plus se contenter de déclarations d’intention, il doit adopter des décisions fermes, contraignantes et immédiatement applicables sur le terrain afin de stopper l’extension des conflits et protéger les populations civiles. Outre la réponse d’urgence, le diplomate a posé un diagnostic sévère sur le fonctionnement des institutions internationales. L’accumulation de résolutions ignorées et sans lendemain alimente l’instabilité et sape l’autorité de l’ONU. Pour restaurer cette légitimité compromise, Amar Bendjama a plaidé pour une transformation en profondeur des méthodes de travail du Conseil, exigeant davantage de transparence dans les décisions, une véritable responsabilité des Etats membres et la mise en place de mécanismes de suivi stricts pour contraindre au respect des textes votés. Cette prise de position ferme intervient à un moment fort pour la diplomatie algérienne, marquée, la même journée, par l’élection de Amar Bendjama à la présidence du Conseil économique et social des Nations unies. Désormais à la tête de cet organe majeur tout en portant la voix des pays en quête de justice au Conseil de sécurité, l’Algérie confirme son rôle central dans le système international. En rappelant que le mandat suprême de l’ONU est de préserver la paix et de faire respecter la légalité internationale, la diplomatie algérienne somme les grandes puissances de sortir d’une inertie qui menace l’équilibre mondial.

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