Election du président de l’APN : Vers un duel entre la majorité présidentielle et le MSP

La nouvelle APN issue des législatives du 2 juillet s'installe mardi 28 juillet avec l'élection de son président comme premier enjeu majeur.
La majorité présidentielle devrait soutenir un candidat unique du FLN, Attallah Moulati, ancien wali, apparaissant favori face à Smaïl Dabache.
Le MSP rompt l'unanimité en présentant officiellement Amine Allouche, président de l'APC d'Oran, comme candidat rival.
Cette élection lancera la mise en place des institutions de la dixième législature avant la formation du nouveau gouvernement.
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Prévue le 28 juillet, la séance d’installation de la nouvelle législature s’ouvrira alors que le nom du candidat de la majorité a déjà été arrêté au plus haut niveau. Dans les couloirs de l’Assemblée, les noms de deux députés du FLN, Attallah Moulati et Smaïl Dabache, reviennent avec le plus d’insistance. De son côté, le Mouvement de la société pour la paix maintient sa ligne politique en présentant la candidature d’Amine Allouche, président de l’APC d’Oran.
Dans deux jours, la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), issue des élections législatives du 2 juillet, tiendra sa séance d’installation, marquant officiellement la fin de la neuvième législature et l’entrée en fonction de la dixième. Si cette séance inaugurale, prévue ce mardi 28 juillet, donnera le coup d’envoi de la nouvelle mandature, l’attention est d’ores et déjà focalisée sur l’élection du futur président de la chambre basse du Parlement, premier véritable rendez-vous politique de cette législature. La séance sera consacrée à l’installation des nouveaux députés, à l’élection du président de l’Assemblée ainsi qu’à celle des membres du bureau. Les consultations se sont intensifiées ces derniers jours afin de dégager un consensus autour du futur locataire du «perchoir», alors que la fixation de cette date d’installation, convoquée cinq jours avant l’expiration du délai maximal de quinze jours fixé par l’article 133 de la Constitution, est perçue comme le signe que les discussions politiques sont déjà très avancées. Selon des sources parlementaires concordantes, les partis de la majorité soutenant le programme du président de la République devraient se ranger derrière un candidat unique. A ce stade, ni le Rassemblement national démocratique (RND), ni le Mouvement El Bina, ni le Front El Moustakbal n’envisagent de présenter de candidat à la présidence de l’APN. Le Front de libération nationale (FLN) n’a pas non plus officialisé de candidature, bien que plusieurs sources s’accordent à dire que le futur président de la Chambre basse devrait être issu de ses rangs. En attendant l’arbitrage final au sein de la majorité présidentielle, ces différentes formations observent une certaine réserve. A l’inverse, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) demeure la seule force politique à avoir officiellement annoncé son intention de briguer le perchoir, en présentant la candidature d’Amine Allouche, président de l’Assemblée populaire communale d’Oran.
Moulati le mieux placé
Au sein de la majorité, et dans les coulisses de l’hémicycle Zighout- Youcef, deux noms reviennent avec insistance : ceux de Attallah Moulati et de Smaïl Dabèche, tous deux députés du FLN. Ancien wali de Chlef, Attallah Moulati apparaît, selon plusieurs sources parlementaires, comme le candidat le mieux placé pour succéder à Brahim Boughali. Son expérience dans la haute administration, son profil de gestionnaire ainsi que son parcours au sein de l’administration territoriale constituent autant d’atouts en sa faveur. Originaire de Touggourt, dans le sud du pays, Moulati pourrait également répondre à la recherche d’un équilibre dans la répartition des hautes responsabilités de l’État. Smaïl Babèche, universitaire et lui aussi député du FLN, demeure également cité parmi les profils susceptibles de briguer le perchoir. En parallèle, les préparatifs de la séance inaugurale sont pratiquement achevés. Les nouveaux députés ont reçu des messages de l’administration de l’APN détaillant les formalités à accomplir avant leur installation, notamment la confirmation de leur inscription sur la plateforme numérique mise en place à cet effet. Les services de l’Assemblée ont également finalisé les dispositions liées à l’accueil, au transport et à l’hébergement des élus des différentes wilayas. Notons que l’élection du président de l’APN constituera la première étape de la mise en place des institutions de la dixième législature. Elle sera suivie de l’élection des vice-présidents et des membres du bureau, avant l’installation des commissions permanentes. Cette séquence institutionnelle devrait ensuite ouvrir la voie à une autre échéance politique majeure : la formation d’un nouveau gouvernement.
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