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Il vide son sac après sa retraite internationale Aïssa Mandi : «Je n’ai aucun regret»

Par T. A. S.5 min de lecture
Il vide son sac après sa retraite internationale Aïssa Mandi : «Je n’ai aucun regret»
Résumé IA

Aïssa Mandi, recordman des sélections algériennes avec 123 capes, a annoncé sa retraite et expliqué sur le podcast «Kampo» que cette décision marque la fin d'un cycle, sans lien avec les critiques.

Il affirme que les critiques n'affectent pas sa décision, les considérant comme inhérentes au football de haut niveau, tout en reconnaissant leur impact douloureux sur sa famille.

L'ancien défenseur dément fermement avoir influencé les choix de Petkovic ou de la fédération, assurant n'avoir jamais refusé de jouer en défense à trois et n'avoir aucune influence sur les décisions.

Il quitte la sélection sans regret, fier de son parcours et de son engagement, tout en rejetant les accusations d'ingérence qu'il juge injustes et tristes pour le football.

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Au lendemain de l’annonce de sa retraite internationale, Aïssa Mandi est sorti de son silence pour revenir sur les raisons qui ont motivé son départ des Verts. Invité du «podcast Kampo», animé par le journaliste Smaïl Bouabdellah, l’ancien défenseur de la sélection nationale a assuré que les nombreuses critiques essuyées ces derniers mois n’avaient joué aucun rôle dans sa décision. Il en a également profité pour démentir avec fermeté les accusations selon lesquelles il aurait influencé les choix du sélectionneur Vladimir Petkovic.

A 34 ans, celui qui a porté le maillot de l’Algérie à 123 reprises, un record dans l’histoire de la sélection, affirme avoir pris sa décision en toute sérénité, au terme d’un long parcours entamé en 2014. Champion d’Afrique en 2019 et pilier de la défense des Verts durant plus d’une décennie, il estime simplement être arrivé au bout d’un cycle.
Face aux critiques, Aïssa Mandi affirme avoir toujours gardé la même ligne de conduite. «Cela ne m’affecte pas du tout. Je dis toujours : n’accepte pas la critique d’une personne à qui tu ne demanderais même pas conseil», a-t-il expliqué. Pour lui, les critiques font partie intégrante du football de haut niveau et touchent tous les joueurs, quels que soient leur réputation et leur palmarès. «J’ai été critiqué tout au long de ma carrière, et c’est normal dans le football. Même de grands joueurs comme Kylian Mbappé sont critiqués, alors pourquoi pas moi ?», a-t-il souligné.
Le défenseur assure n’avoir aucun regret concernant son parcours sous les couleurs nationales. «Je respecte tous les avis et les différentes façons de voir le football, mais je n’ai pas demandé à ces personnes de m’apprendre à jouer. J’ai tout donné et je n’ai aucun regret, je connais bien la somme de travail et les sacrifices que j’ai faits pour en arriver là», a-t-il déclaré. Il reconnaît néanmoins que les attaques répétées peuvent avoir des répercussions sur ses proches. «Nous sommes des humains au final, et ce qui me blesse le plus, c’est l’impact de ces commentaires sur ma famille, car elle n’a pas toujours la capacité de s’adapter à ce genre de pression», a-t-il confié.

Mandi dément toute influence sur les choix de Petkovic

Au-delà de son départ des Verts, l’ancien joueur du Betis Séville et du LOSC a souhaité mettre un terme aux rumeurs l’accusant d’intervenir dans les décisions du sélectionneur Vladimir Petkovic ou de la direction de la Fédération.
«Toute personne m’ayant accusé d’influencer les entraîneurs ou la direction, je la laisse face à sa conscience», a-t-il lancé. Refusant de citer les auteurs de ces accusations, il a précisé : «Je suis ici pour démentir les rumeurs, pas pour nommer des gens, car je ne veux pas leur donner de la lumière ; ce genre de personnes doit être marginalisé.»
Mandi insiste sur le fait que sa relation avec les sélectionneurs s’est toujours limitée au cadre sportif. «Je peux donner un conseil à l’entraîneur s’il me le demande, mais je n’ai aucune influence, et je refuse d’ailleurs d’avoir ce genre d’influence», a-t-il assuré, avant d’ajouter : «Je ne suis qu’un joueur de football qui a tout donné pour son pays. Petkovic est un entraîneur qui a travaillé de longues années en Europe, pensez-vous vraiment qu’il se laisserait influencer par les paroles d’un joueur ? Ce sont ses propres idées et décisions, un point c’est tout.»
Le défenseur a également balayé les rumeurs selon lesquelles il aurait refusé d’évoluer dans une défense à trois. Avec une pointe d’ironie, il a répondu : «Il n’y a pas un joueur qui aime jouer à trois défenseurs plus que moi, et tout ce qui a été dit à ce sujet n’est que rumeur.»
En refermant définitivement le chapitre de la sélection nationale, Aïssa Mandi laisse le souvenir d’un joueur qui aura marqué l’histoire de la sélection algérienne de football par sa longévité, son professionnalisme et son engagement. S’il accepte volontiers les critiques d’ordre sportif, il rejette catégoriquement les attaques personnelles et les accusations d’ingérence. «Je ne me suis jamais immiscé dans le travail d’un entraîneur ou dans les décisions de la direction. C’est triste d’être accusé de telles choses, mais c’est le football», a-t-il conclu.

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