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élection aujourd’hui du 12e président de l’APN : Une femme au rendez-vous de l’histoire

Par Nabila Amir7 min de lecture
élection aujourd’hui du 12e président de l’APN : Une femme au rendez-vous de l’histoire
Résumé IA

La dixième législature de l'APN s'installe aujourd'hui pour élire son président, la majorité parlementaire devant désigner Khalida Boufdache, qui deviendrait la première femme à présider l'Assemblée.

PartiSiègesÉvolution (2021 → 2024)
FLN91-7 (98 → 91)
RND74+16 (58 → 74)
Front El Moustakbal56+8 (48 → 56)
MSP43-22 (65 → 43)
Mouvement El Bina40= (40 → 40)
Indépendants33- (percée 2021 réduite)
Sawt Echaâb16+ (nouveau groupe)
FFS12+ (retour)
RCD4+ (retour)
Parti des travailleurs3+ (retour)
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Selon nos sources les partis de la majorité devraient porter leur choix sur la députée FLN d’Alger, Khalida Boufdache. Si sa candidature est confirmée lors du vote, elle deviendrait la première femme à présider l’APN depuis la création de l’institution.

La dixième législature issue des élections législatives du 2 juillet sera installée aujourd’hui. Les 407 députés élus prendront officiellement leurs fonctions lors de la séance inaugurale, organisée après la publication hier au Journal officiel des résultats définitifs validés par la Cour constitutionnelle.
Si cette première réunion revêt un caractère essentiellement «protocolaire», elle donnera surtout le coup d’envoi d’une nouvelle mandature dont le premier acte politique sera l’élection du 12e président de l’Assemblée populaire nationale (APN), troisième personnage de l’Etat après le président de la République et le président du Conseil de la nation. C’est d’ailleurs cette échéance qui concentre déjà toutes les attentions. Deux candidatures ont été officiellement annoncées : celle d’Amine Allouche, portée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), et celle de Rachid Hassani, désigné par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Si le rapport de force issu des urnes laisse peu de doute quant à l’issue du scrutin, ces candidatures traduisent néanmoins la volonté de l’opposition d’occuper l’espace politique et de faire entendre sa voix dès l’ouverture de la législature. «Nous présentons toujours un candidat. Notre objectif est de revendiquer notre place d’opposition, notre droit à exister en tant qu’opposition. Nous allons essayer d’arracher tous les espaces», résume Rachid Hassani. En face, les partis de la majorité – le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Front El Moustakbal et le Mouvement El Bina – disposent d’une avance confortable qui devrait leur permettre de faire élire le candidat de consensus autour duquel se sont dégagés les arbitrages politiques. Selon nos sources cette majorité devrait porter son choix sur la députée FLN d’Alger, Khalida Boufdache. Si sa candidature est confirmée lors du vote, elle deviendrait la première femme à présider l’Assemblée populaire nationale depuis la création de l’institution, un précédent dans les annales du Parlement algérien. Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée, la séance inaugurale sera présidée par le doyen d’âge, assisté des deux plus jeunes députés. Après la validation des mandats, les élus procéderont à l’élection du président de l’APN, avant la mise en place du bureau et des différentes structures de la Chambre basse, prélude a la clôture de la 9e législature prévue jeudi. Cette démarche précède l’ouverture de la session parlementaire ordinaire, prévue en septembre. Si la Constitution fixe le principe d’une session annuelle de 10 mois, elle ne détermine plus une date précise pour son ouverture, depuis la révision de l’article 138 de la Constitution qui a introduit davantage de souplesse dans le calendrier parlementaire.

Deux candidats de l’opposition

Toutefois, au-delà de cette étape institutionnelle, l’installation de la nouvelle Assemblée marque également l’entrée en vigueur d’un nouvel équilibre politique issu des résultats définitifs validés par la Cour constitutionnelle après l’examen des recours déposés contre les opérations électorales. La composition du nouvel hémicycle fait apparaître plusieurs évolutions : confirmation du poids des partis de la majorité, recul des indépendants et retour de formations de l’opposition. En effet, les résultats arrêtés par la Cour constitutionnelle consacrent le FLN comme première force parlementaire avec 91 sièges. S’il conserve son rang, l’ancien parti unique poursuit toutefois son recul, perdant sept sièges par rapport aux 98 obtenus en 2021. Il enregistre également un revers symbolique à Tizi Ouzou, où il ne décroche aucun élu. Le RND apparaît comme le principal gagnant du scrutin. Avec 74 députés contre 58 lors de la précédente législature, il progresse de 16 sièges et consolide sa position de deuxième force politique au Parlement. Le Front El Moustakbal confirme également sa progression. Avec 56 élus contre 48 en 2021, il s’installe comme la troisième formation de l’Assemblée. A l’inverse, le MSP figure parmi les formations les plus touchées par le recul électoral. Le parti passe de 65 à 43 députés, enregistrant l’une des baisses les plus importantes du scrutin. Cette contre-performance s’explique notamment par son absence dans la wilaya de Sétif, l’un de ses principaux bastions, après le rejet de sa liste avant l’élection. Le Mouvement El Bina, pour sa part, maintient son poids avec 40 sièges. Autre évolution notable : le recul des indépendants. Après leur percée lors des législatives de 2021, ils ne comptent plus que 33 députés, cédant une partie de l’espace politique conquis au profit des formations partisanes. Le scrutin est également marqué par le retour de plusieurs partis d’opposition absents de la précédente législature. Le Front des forces socialistes (FFS) retrouve l’Assemblée avec 12 députés. Ce résultat ne lui permet pas de créer un groupe parlementaire, tandis Sawt Echaâb confirme sa progression avec 16 sièges, un résultat qui lui permet de constituer pour la première fois un groupe parlementaire. Pour sa part, le RCD y revient avec quatre élus. Le Parti des travailleurs récupère lui aussi une représentation parlementaire, avec 3 élus. Au total, sept groupes parlementaires seront constitués au sein de la nouvelle APN. Le FLN, le RND, le Front El Moustakbal, le MSP, le Mouvement El Bina, les indépendants et Sawt Echaâb ont franchi le seuil des quinze élus requis par le règlement intérieur. Cette configuration traduit le retour des formations politiques au premier plan après la poussée des listes indépendantes en 2021 et devrait influencer la répartition des responsabilités au sein du bureau et des commissions permanentes.

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