Oued El Hdjar à Didouche Mourad (Constantine) : Un cadre de vie déplorable

À Oued El Hdjar, quartier de Didouche Mourad près de Constantine, le cadre de vie est devenu intolérable avec accumulations d'ordures, routes et trottoirs dégradés et décharges sauvages.
La commune manque de moyens humains et matériels, les opérations de nettoyage sont rares et la dernière remonte à plusieurs mois avec l'aide de la wilaya.
Les écoles Mohamed Lemaâdi, Rabah Hayoune et le CEM Mohamed Makhlouf sont entourées de saletés et mauvaises herbes, exposant les enfants à un environnement insalubre.
Derrière la façade du boulevard principal, les routes sont martyrisées par des travaux d'eau répétés, les trottoirs défoncés et les habitants s'interrogent sur l'inévitabilité de cette dégradation.
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La situation a atteint un seuil intolérable dans cette partie de l’agglomération où les mauvaises images des saletés, des routes dégradées et des trottoirs défoncés marquent le quotidien des habitants.
Les images de la dégradation du cadre de vie dans certaines cités de l’agglomération de Oued El Hdjar marquent désormais le quotidien des habitants de cette partie de la commune de Didouche Mourad, située à 15 km au nord de Constantine. C’est la partie inférieure qui se trouve la plus affectée bien qu’elle soit située à l’entrée de Oued El Hdjar, mais elle est complètement délaissée. Les actes d’incivilités des habitants ont également ajouté une mauvaise couche à ce triste décor, notamment par le rejet des gravats et détritus résultant des travaux, qui sont déposés sur la voie publique, sans se soucier de les évacuer vers les décharges publiques, pensant que les services de la commune s’en chargeraient. L’exemple parfait est illustré à la cité 210 Logements sociaux, située à proximité de la rue Chiheb Salah, principale artère d’Oued El Hdjar. «La commune de Didouche Mourad n’a pas les moyens nécessaires pour mener des campagnes de nettoyage et d’évacuation des déblais qui s’accumulent un peu partout devant les immeubles de la cité 210 Logements ; la dernière fois qu’une opération de collecte des déblais a été réalisée, c’était il y a plusieurs mois avec l’aide des services de la wilaya, sinon les choses ne changeront en rien», révèlent des riverains. Le manque de moyens humains et matériels au sein des services de la commune de Didouche Mourad apparait clairement dans l’absence d’agents de nettoiement de la voie publique. «On le voit bien tous les jours à Oued El Hdjar ; ils sont rares ces agents de nettoiement, parfois on ne voit qu’un seul ouvrier sur le boulevard principal et puis plus rien», commente un habitant de la cité Amar Bouteldja, anciennement lotissement Ennardjess. La commune parvient à peine à s’occuper de la collecte des déchets ménagers, qui représente à elle seule une tâche délicate au vu de la quantité importante à évacuer, surtout que l’agglomération de Oued El Hdjar a connu une hausse remarquable du nombre des habitants. Ce qui n’est pas vraiment une mince affaire. Il faut noter également que des points noirs résultant des décharges sauvages sont visibles dans certains quartiers, devant même les lieux de dépôt des bacs à ordures, donnant une mauvaise image de la cité, comme c’est les cas de ces deux palmiers calcinés jetés depuis plusieurs mois à la cité Cnep, juste en contrebas du CEM Mohamed Makhlouf, où des riverains viennent jeter toutes sortes d’objets. Un autre point a été également noté à quelques encablures de la mosquée Ali Ibn Abi Taleb, où le décor se passe de tout commentaire.
Un environnement de saletés autour des écoles
L’accumulation des saletés et des mauvaises herbes autour des établissements scolaires de Oued El Hdjar est l’autre problème qui apparait clairement, donnant l’image d’un environnement qui se dégrade et soulevant des questions sur le rôle des services communaux. Les responsables de ces derniers ne semblent pas avoir la moindre idée de ce qui se passe sur le terrain, sinon comment expliquer cette dégradation lamentable des lieux autour de certains établissements à l’exemple des écoles Mohamed Lemaâdi et Rabah Hayoune, ainsi que le CEM Mohamed Makhlouf. Une simple visite sur les lieux pourra donner de nombreux enseignements, surtout dans la partie se trouvant derrière les clôtures du côté supérieur, à proximité du fameux marché couvert, plus connu par « Le marché bleu », toujours fermé. Il suffit aussi de faire le tour entier des clôtures pour s’apercevoir d’une triste réalité qui n’est guère belle à voir.
Faut-il attendre l’approche de la rentrée scolaire pour penser à déclencher des opérations de nettoyage et clamer haut et fort la volonté de créer un environnement sain pour les élèves, alors que le reste de l’année, ces lieux sont complètement délaissés. Alors qu’une image de vitrine est donnée aux visiteurs sur le boulevard principal, dont la chaussée et les trottoirs baignent aussi dans les saletés, «la partie cachée de l’iceberg» se trouve de l’autre côté à la cité Bouzelata Rabah, sur la rue dite Palm Beach, en raison de la présence de palmiers, menant vers la mosquée El Hamd, ainsi que l’artère qui remonte en passant à proximité de l’école Rabah Boudissa. Dans ces lieux, l’état de la chaussée «martyrisée» plusieurs fois à cause des interminables travaux du réseau d’eau potable, a atteint une dégradation indescriptible, dont les conséquences apparaissent clairement après les chutes de pluie, sans parler des trottoirs défoncés, des restes des travaux de creusement des tranchées et des poussières soulevées par le vent durant la saison chaude. Alors que dire des enfants qui jouent dans cet environnement dégradé ? Que pourrons-nous dire encore d’un cadre de vie dans une cité où il ne fait plus bon vivre ? Peut-on même oser parler d’une fatalité ?
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