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Téhéran et Mascate « négocient les droits de transit »

Par Mohamed Mehdi5 min de lecture
Téhéran et Mascate « négocient les droits de transit »
Résumé IA

L'Iran et Oman négocient les droits de transit dans le détroit d'Ormuz, entre contrôle exclusif iranien et mécanisme régional à redevances volontaires proposé par Mascate.

Le trafic maritime reste faible à Ormuz avec 29 traversées en trois jours, contre 100 à Bab el-Mandeb où l'activité reprend selon les données de Kpler.

Téhéran perd 230 millions de m³ de gaz par jour et subit d'importants dégâts d'infrastructures dans le sud suite aux frappes américano-israéliennes.

Le gouvernement dénombre plus de 350 employés tués et interdit le transit à Ormuz aux pays recevant des avoirs iraniens gelés comme compensation.

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Le Quotidien d'Oran

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Des informations contradictoires circulent à propos de la gestion du détroit d’Ormuz et des droits, imposés ou non, aux transits des navires via cette importante voie de navigation internationale.

Selon l’agence iranienne Fars News, citant l’agence russe TASS, l’ambassadeur iranien à Moscou a déclaré que Téhéran et Mascate « négocient les droits de transit pour les navires traversant le détroit d’Ormuz et qu’une décision finale sera prise ultérieurement ». Kazem Jalali a déclaré que l’Iran et Oman prendront des « décisions concernant la sécurité du détroit d’Ormuz et le système de régulation du passage des navires », ajoutant que le coût des services liés au passage et le montant (qui sera facturé aux compagnies de transport maritime, ndlr) « font l’objet de négociations » entre les deux pays et qu’une « décision appropriée sera prise à ce sujet prochainement ».

Par ailleurs, sur la même question, l’agence de presse Reuters, citant « une source du golfe Persique et un diplomate occidental », fait état d’une « proposition omanaise » qui a le soutien des pays de la région, portant la « création d’un mécanisme régional conjoint de gestion du détroit d’Ormuz, financé par la perception de redevances volontaires ». « Oman a présenté à l’Iran un plan, soutenu par les États du Golfe, visant à instaurer des redevances volontaires » pour le passage des navires via le détroit d’Ormuz, affirme Reuters.

« Selon la proposition omanaise, l’Iran n’exercerait pas un contrôle exclusif et les redevances seraient volontaires, ont précisé à Reuters la source du Golfe et le diplomate occidental informés du dossier », ajoute la même source, soulignant que s’il venait à être appliqué, ce système « serait similaire à celui en vigueur dans le détroit de Malacca, en Asie, où l’Indonésie, la Malaisie et Singapour demandent aux navires de verser des contributions volontaires pour financer la navigation, la protection de l’environnement et les opérations de recherche et de sauvetage ». La source du Golfe a indiqué que Téhéran n’a donné « aucune réponse officielle » à la proposition omanaise qu’il a « reçue lundi soir ».

Le détroit d’Ormuz toujours fermé, alors que Bab el-Mandeb est plus fluide

Concernant le trafic maritime à Bab el-Mandeb, les données de la société Kpler « montrent que le nombre de navires traversant le détroit de Bab el-Mandeb (en mer Rouge) a atteint 28, lors de la journée de lundi, soit son plus haut niveau en quatre jours », rapporte Al Jazeera qui souligne que le « trafic dans le détroit d’Ormuz reste faible ».

« Le détroit d’Ormuz n’a enregistré que 29 traversées vérifiées entre le 24 et le 26 juillet, avec une incertitude persistante sur les itinéraires. Bab el-Mandeb, quant à lui, a vu 100 traversées vérifiées et une activité quotidienne globalement stable, malgré les préoccupations persistantes en matière de sécurité régionale », écrit Kpler sur la plateforme X.

Par ailleurs, selon Al Jazeera, citant des médias d’État iraniens, le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya a déclaré que « toute entreprise ou tout pays recevant des avoirs iraniens gelés en compensation de ses navires endommagés ne sera pas autorisé à transiter par le détroit d’Ormuz ». Le porte-parole, Ebrahim Zolfaghari, a rejeté l’annonce du président américain Donald Trump selon laquelle les navires endommagés par l’Iran dans le Golfe seraient indemnisés au moyen de fonds iraniens gelés.

L’Iran perd 230 millions de mètres cubes de capacité de production de gaz par jour

La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a annoncé, hier lors d’une conférence de presse télévisée, que son pays perdait environ 230 millions de mètres cubes de capacité de production de gaz naturel par jour en raison de l’agression américano-israélienne. L’intervenante a ajouté que le gouvernement s’efforçait de réparer les importants dégâts infligés aux infrastructures des provinces du Sud, citant notamment la destruction du centre météorologique de Bushehr et les bombardements de 12 ponts. « Dans le cadre des mesures urgentes et d’urgence, le gouvernement donne la priorité à la réouverture des routes vitales du pays, et ensuite, la reconstruction des ponts et autres infrastructures endommagées sera à l’ordre du jour », a-t-elle poursuivi. Mme Mohajerani a également indiqué que la guerre avait fortement affecté le secteur énergétique, y compris des installations pétrolières, et a expliqué que le gouvernement s’attachait à gérer la production et à allouer les devises étrangères pour garantir l’approvisionnement en biens essentiels et en médicaments, tout en maintenant le prix actuel de l’essence subventionnée. La porte-parole a également annoncé le martyre « plus de 350 employés du gouvernement » dont « des ingénieurs travaillant sur les tours de communication à Hormozgan, des câbleurs, infirmières, médecins et autres employés qui étaient de service » lors des bombardements américains et israéliens.

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