Diasporas

Titre de séjour en France : une Algérienne obtient une carte de 10 ans in extremis

Par Célia Achour3 min de lecture
Titre de séjour en France : une Algérienne obtient une carte de 10 ans in extremis
Résumé IA

Une ressortissante algérienne a obtenu in extremis une carte de résidence française de dix ans après un recours devant le tribunal administratif de Paris.

Son avocat, Me Fayçal Megherbi, avait saisi la justice en raison du refus implicite de la préfecture de police, silence qui vaut rejet de la demande de renouvellement déposée début 2025.

Avant l'audience, les services préfectoraux ont finalement délivré le titre de séjour, mais le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros de frais de justice à la requérante.

Dans une ordonnance du 21 juillet 2026, la vice-présidente de la 3ᵉ section a justifié cette somme par les circonstances de l'espèce, estimant un dédommagement nécessaire malgré la régularisation de dernière minute.

T

Publié par

TSA Algérie

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Une ressortissante algérienne a obtenu une carte de résidence de dix ans in extrémis après un recours au tribunal de Paris à la suite du refus implicite de la préfecture, raconte à TSA son avocat, Me Fayçal Megherbi.

Tout commence début 2025, lorsque cette Algérienne dépose une demande de renouvellement de titre de séjour. Face au silence de la préfecture de police de Paris, synonyme de rejet implicite, son avocat, Me Fayçal Megherbi, décide de saisir le Tribunal administratif de Paris.

La plaignante « a demandé l’annulation de ce refus implicite et exigé la délivrance d’un certificat de résidence de dix ans sous astreinte de 200 euros par jour de retard », d’après Me Megherbi, avocat au Barreau de Paris, spécialiste du droit des étrangers.

Une fois la procédure contentieuse lancée, les services préfectoraux ont choisi de revoir leur position. Avant même que l’audience n’ait lieu, « les services du préfet ont finalement délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans », indique Me Megherbi.

Une Algérienne fait condamner la préfecture de Paris

Pour autant, la préfecture écope tout de même d’une condamnation, malgré cette régularisation « de dernière minute ». Dans une ordonnance rendue le 21 juillet 2026, la vice-présidente de la 3ᵉ section du Tribunal administratif de Paris a en effet mis une partie des frais de justice à la charge de l’État.

« Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement à [la requérante] d’une somme de 800 euros au titre des frais d’instance », indique la décision, d’après Me Megherbi.

La ressortissante algérienne s’en sort ainsi avec un titre de séjour de dix ans et des frais d’avocat partiellement remboursés.

(function(w,q){w[q]=w[q]||[];w[q].push(["_mgc.load"])})(window,"_mgq");

Voir sur le site source