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Nobles pompiers, merci !

Par Chahreddine Berriah4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

L'article rend hommage aux pompiers algériens qui ont circonscrit près de deux mille incendies en juillet, illustrant leur dévouement et leur courage au péril de leur vie.

Créée en 1964 et modernisée en 1976, la Protection civile algérienne a acquis une solide réputation internationale grâce à sa gestion de séismes majeurs comme ceux d'El Asnam en 1980 et de Boumerdès en 2003.

Ses équipes HUSAR certifiées par l'ONU ont notamment sauvé 13 personnes lors du séisme en Turquie et Syrie en février 2023, confirmant une expertise mondialement reconnue.

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Ils vont au feu aussitôt un incendie déclaré, au large de la mer, au fond d’un puits, sur les hauteurs d’un immeuble instinctivement, à l’appel d’une âme en danger. «Sauver la vie au péril de la sienne» est la devise de nos braves et dévoués pompiers. De véritables guerriers avec un cœur noble. Ils agissent en véritable «légitime défense» de l’humain.
En ce mois de juillet (du 8 au 28), mobilisés en permanence, ils ont réussi à circonscrire près de deux mille incendies (forêts, maquis, broussailles et récoltes) à travers le territoire national. Sans jamais se plaindre. Leur exploit, c’est l’extinction totale des foyers. Après ce dur et long combat, ils s’accordent un moment de répit, mais demeurent à l’affût de toute menace. Perpétuellement.Un noble métier dont le sacrifice est la motivation, l’amour d’autrui. Cette profession est si considérée, si vénérée que l’écrivain André Maurois estime que «quiconque n’est pas révolutionnaire à seize ans n’a plus à trente ans assez d’énergie pour faire un capitaine de pompier».
Une citation qui lie tout simplement l’ardeur de la jeunesse au courage physique et au dynamisme requis pour des métiers d’action plus tard.
Ce courage, ce dynamisme et cet engagement ont été structurés et institués par le président Ahmed Ben Bella par le décret n°64-29 du 15 avril 1964, date de la création du Service national de la Protection civile nationale, et c’est le 20 février 1976 qu’un décret le remplace par la Direction générale de la Protection civile, une institution se modernisant continuellement. Ainsi en 1998, une Unité nationale de formation et d’intervention est créée à Alger pour gérer les catastrophes majeures (séismes, inondations).
Cette Protection civile algérienne, la nôtre, s’est forgé une solide réputation internationale grâce à sa gestion de séismes majeurs, tant sur le sol national qu’à l’étranger. A titre d’exemple, le séisme d’El Asnam (Chlef) du 10 octobre 1980 d’une magnitude de 7,3, celui de Boumerdès (21 mai 2003 d’une magnitude de 6,8). Aguerris, nos valeureux pompiers vont en Turquie et en Syrie, entre autres, pour des séismes dévastateurs en février 2023 (de magnitude 7,8). Un détachement de 89 secouristes, hautement qualifiés, réussissent à sauver 13 personnes des décombres et à repêcher 84 corps à l’aide de brigades cynophiles et de matériel de détection thermique. Un professionnalisme salué mondialement à cette occasion.
Grâce à ces expériences douloureuses, nos braves pompiers ont développé une expertise mondialement reconnue, notamment via leurs équipes HUSAR (Heavy Urban Search and Rescue) ou de recherche et sauvetage urbains lourds, certifiées par l’ONU. Et c’est tout à l’honneur de l’Algérie.
Un mot simple et émouvant d’un citoyen à l’égard de ces hommes : «A nos héros de la Protection civile, le respect que nous vous portons, il ne se dicte pas, il s’impose. L’Algérie vous regarde avec les yeux de la gratitude !»
Nobles pompiers, nos valeureux enfants, merci !

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