Révision de l’accord d’association : Alger veut un meilleur accès au marché européen…

Le président Tebboune réclame la révision de l'accord d'association UE-Algérie de 2005, jugeant qu'il ne reflète plus la diversification économique du pays.
L'Algérie, passée de l'importation à l'exportation de ciment et développant ses filières sidérurgique et agroalimentaire, exige un meilleur accès au marché européen.
Tebboune mise sur les bonnes relations bilatérales, notamment avec l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, pour faire avancer ce dossier auprès de Bruxelles.
Le partenariat algéro-allemand atteint un « niveau d'excellence » avec transferts technologiques dans le pharmaceutique, l'hydrogène vert et la formation d'ingénieurs.
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Le président Tebboune mise sur les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec la quasi-totalité des pays européens pour engager le processus de révision de l’Accord d’association.
Le président Abdelmadjid Tebboune a insisté, lundi à la Télévision, sur l’importance de la révision de l’Accord d’association avec l’Union européenne (UE). Se prêtant au jeu des questions-réponses des journalistes de la Télévision publique, il affirmera la nécessité de revoir cet accord signé entre l’Algérie et l’UE qui a cours depuis 2005. Son argument ?
Il a invoqué l’entrée de l’économie algérienne dans une nouvelle phase de diversification de la production. Nouveau contexte national, besoin de renégocier cet accord qui, selon lui, ne cadre pas avec les réalités économiques du pays.
Tebboune a ainsi expliqué que la nouvelle situation économique de l’Algérie exige une révision de l’Accord d’association avec l’UE, conclu il y a plus de 20 ans. Il a ainsi expliqué qu’à sa signature, qui était intervenue dans des circonstances exceptionnelles, le pays était marqué par la dépendance totale de l’économie nationale aux exportations de pétrole. Aujourd’hui, fera-t-il remarquer, il en est tout autre.Cet accord doit tenir compte, a-t-il plaidé, des capacités dont dispose désormais l’économie algérienne grâce à la diversification de sa production.
Citant l’exemple du ciment, il dira que si l’Algérie importait 3 millions de tonnes en 2016, ses capacités de production ont dépassé plus tard les 40 millions de tonnes.Le président Tebboune mise sur les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec la quasi-totalité des pays européens pour engager le processus de révision de l’Accord d’association. Il affirmera à ce propos avoir insisté, lors de ses rencontres avec les dirigeants européens, notamment espagnols et allemands, sur la nécessité d’ouvrir davantage le marché européen aux produits nationaux. Il a, dans ce contexte, souligné que la qualité des produits algériens, notamment les matériaux de construction, les produits sidérurgiques et les produits agricoles et agroalimentaires, leur permet d’accéder aux marchés européens. Selon lui, la demande algérienne a été favorablement accueillie par plusieurs pays européens, à leur tête l’Italie. Reste à savoir quelle sera la réponse de l’UE qui semble jusqu’ici ne pas accorder la priorité voulue à ce dossier. A moins que le rapprochement des points de vue soit un exercice plus compliqué qu’il n’y paraît.
Partenariat algéro-allemand : Niveau «d’excellence»
Les relations de partenariat algéro-allemandes ont atteint un niveau d’excellence grâce au transfert de technologies, selon le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui reviendra sur la coopération entre les deux pays dans l’énergie, l’industrie pharmaceutique et la construction automobile, entre autres. Pour Tebboune, cette coopération prouve, une fois de plus, que l’Algérie est «un partenaire fiable», et ce, «contrairement à certaines voix qui évoquent l’isolement de l’Algérie à l’échelle internationale», assurant que l’Algérie est «en train de tracer un avenir radieux». Ainsi, dans l’industrie pharmaceutique, le chef de l’Etat a annoncé l’accord de l’Allemagne d’octroyer à l’Algérie quatre molécules pharmaceutiques de pointe, qui permettront au pays de fabriquer des médicaments efficaces, notamment dans le domaine de la lutte contre le cancer. «Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans la grande confiance qui marque les relations entre les deux pays», a-t-il précisé. Dans le secteur de l’énergie, le président de la République a rappelé que l’Algérie aspire à devenir le «principal fournisseur» de l’Allemagne en hydrogène vert, à travers un gazoduc passant par l’Autriche. Il a évoqué dans ce sillage l’étude de la possibilité de consacrer de vastes superficies à la création de centrales solaires et d’acheminer l’électricité produite vers l’Europe via l’Italie. Et d’ajouter que le transfert de technologie auquel aspire l’Algérie à travers son partenariat avec l’Allemagne requiert un environnement propice que le pays s’emploie à créer à travers l’ensemble des efforts déployés dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la formation de milliers d’ingénieurs. Concernant les relations avec l’Espagne, le président de la République a fait savoir que plusieurs accords bilatéraux portant sur divers secteurs économiques, y compris celui de l’énergie, seront signés en octobre. Il a, en outre, évoqué un projet de partenariat algéro-espagnol pour la production d’équipements et de composants destinés aux stations de dessalement de l’eau de mer, à même de relever le taux d’intégration nationale dans cette industrie. S. Imadalou
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