Tebboune souligne le «bond» réalisé dans le secteur agricole : «Nous allons atteindre l’autosuffisance en blé dur cette année»

Le président Tebboune a annoncé lors de son entrevue médiatique du 27 juillet l'autosuffisance attendue en blé dur cette année, fruit d'efforts concentrés et de conditions climatiques favorables.
Le secteur du raffinage a atteint l'autosuffisance en carburants dès 2022 et l'industrie électroménagère progresse vers l'autonomie, avec des capacités d'exportation croissantes.
Les opérateurs économiques se sont engagés via le CREA à exporter pour 30 milliards de dollars hors hydrocarbures d'ici 2029-2030, égalant les recettes pétrolières.
Tebboune a appelé les banques à faciliter le financement des projets et salué la sortie de l'Algérie de la liste grise du GAFI comme acquis majeur.
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A l’instar de l’agriculture, le secteur du raffinage et d’autres filières industrielles, à l’image de l’électroménager et des équipements électriques, enregistrent des performances notables. La progression est marquée. C’est le constat dressé par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion de son entrevue périodique avec les représentants de médias nationaux, diffusée ce 27 juillet soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales.
Dans le secteur agricole, une autosuffisance est même attendue en blé dur cette année. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, évoque même un résultat qui relève du «miracle» pour cette filière sur laquelle les efforts sont concentrés ces dernières années à la faveur des programmes de développement lancés et des mesures d’appui dédiés aux acteurs de cette filière. D’ailleurs, pour Abdelmadjid Tebboune l’atteinte de l’autosuffisance traduit les efforts de l’Algérie visant à parvenir à la souveraineté alimentaire. De même que ce résultat consacre «la fierté nationale». D’autant plus que cela permettra au pays de réduire la facture des importations de blé dur de plus de 1,5 milliard de dinars. Expliquant ces performances, le président de la République a souligné que plusieurs facteurs favorables ont contribué à l’augmentation de la production nationale. Il a cité entre autres le changement de l’approche technique et le bon niveau des précipitations. Lors de sa sortie médiatique, le chef de l’Etat a noté globalement que le secteur s’oriente vers l’autosuffisance dans la plupart des filières agricoles, à l’exception de celle des viandes qui souffre, dira-t-il, «encore de la spéculation».
En effet, Tebboune a fait valoir le «bond» enregistré par le secteur agricole dans son ensemble, dont les produits trouvent désormais des débouchés à l’étranger.
Exporter 30 milliards de dollars hors hydrocarbures
L’oignon, l’ail, la pomme de terre, des filières qui dans le passé était l’objet de crises cycliques engendrant le recours à l’importation enregistrent aujourd’hui, selon Tebboune, des résultats satisfaisants. «Nous importions des oignons, de l’ail et des pommes de terre il y a dix ans», a-t-il rappelé dans ce cadre. Et de poursuivre : «Les résultats accomplis sont le fruit d’un environnement économique favorable ayant réuni les conditions de la réussite, notamment à travers le raccordement au réseau électrique.» Le président de la République a par ailleurs rappelé que le secteur du raffinage pétrolier avait atteint, dès 2022, l’autosuffisance en matière de production de carburants (essence et kérosène), tout en entamant l’exportation, ajoutant que les exportations de ce secteur connaîtront une forte hausse après l’entrée en service de la raffinerie de Hassi Messaoud. De son côté, le secteur industriel s’achemine vers la réalisation de l’autosuffisance dans plusieurs filières. C’est le cas de l’électroménager et des équipements électriques, avec d’importantes capacités d’exportation. Tebboune a précisé dans ce cadre que les opérateurs économiques se sont engagés, à travers le Conseil du renouveau économique algérien, à exporter, à l’horizon 2029-2030, pour près de 30 milliards de dollars hors hydrocarbures, un montant équivalent aux recettes pétrolières.
Les banques appelées à s’adapter aux mutations en cours
Le secteur bancaire est appelé à s’adapter aux mutations eu cours pour accompagner la dynamique du pays en matière d’investissements. Il s’agit pour les banques de jouer pleinement le rôle en facilitant les procédures aux porteurs de projets. Le chef de l’Etat a insisté sur cette question lors de son entrevue périodique avec la presse. Cette orientation entre dans le cadre des efforts déployés pour améliorer le climat des affaires. Un dossier au centre des préoccupations du gouvernement et sur lequel , de nombreuses décisions ont été mises en œuvre par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, notamment le lancement du guichet unique dont le Président a mis en avant le rôle. Et ce, en permettant aux porteurs de projets d’investissement de gagner du temps et d’éviter les procédures bureaucratiques. Dans le même contexte, le président de la République a estimé que le retrait de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière constituait un «acquis important» notamment pour l’attrait de nouveaux investissements, le renforcement de la confiance des investisseurs et la garantie de la transparence des transactions.
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