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Algérie : un émigré condamné à 5 ans de prison pour avoir introduit illégalement 1084 téléphones depuis la France

Par Ali Aomar4 min de lecture
Algérie : un émigré condamné à 5 ans de prison pour avoir introduit illégalement 1084 téléphones depuis la France
Résumé IA

Le tribunal de Sidi M'Hamed à Alger a condamné un Algérien résidant en France à cinq ans de prison ferme pour avoir introduit illégalement 1084 téléphones portables dissimulés dans son véhicule lors de son arrivée au port d'Alger le 3 juillet 2026.

Deux complices identifiés par les initiales A.L.A. et A.A. ont été condamnés par contumace à dix ans de prison ferme avec mandat d'arrêt, l'enquête ayant établi l'existence d'un réseau transfrontalier organisé.

Les trois prévenus sont tenus solidairement au paiement d'une amende de 172 millions de dinars et d'un dédommagement de 12 millions de dinars à l'administration des douanes, sommes immédiatement exigibles.

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Le tribunal de Sidi M'Hamed, à Alger, a rendu son verdict, ce mardi 28 juillet 2026, dans une affaire de contrebande de téléphones portables. Un ressortissant algérien résidant en France a été reconnu coupable d'avoir introduit sur le territoire national 1084 appareils, dissimulés dans son véhicule. Les faits remontent au 3 juillet 2026 et ont donné lieu à une procédure de comparution immédiate.

La juridiction a prononcé une peine de cinq années d'emprisonnement ferme à l'encontre du prévenu principal, identifié par les initiales B.S.R. Le tribunal a ordonné son maintien en détention dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. Les juges ont fondé leur décision sur les éléments recueillis lors de l'interpellation et sur les constatations effectuées par les services des douanes.

Deux autres individus, impliqués dans la même affaire, ont été condamnés par contumace à une peine plus lourde. Le tribunal a prononcé à leur encontre une peine de dix ans de prison ferme, assortie d'un mandat d'arrêt. Il s'agit des prévenus identifiés par les initiales A.L.A. et A.A., tous deux en fuite et activement recherchés par les forces de l'ordre.

Les sanctions financières infligées aux contrevenants

L'instance judiciaire ne s'est pas limitée aux peines privatives de liberté. Les trois prévenus ont été condamnés solidairement au paiement d'une amende immédiatement exécutoire de 172 millions de dinars algériens. À cette amende s'ajoute une obligation de dédommagement de l'administration des douanes, à hauteur de 12 millions de dinars, à titre de réparation du préjudice causé.

L'ensemble des sommes dues doit être acquitté par les condamnés, y compris les deux fugitifs. Le tribunal a précisé que ces sanctions financières sont exigibles sans délai, conformément aux dispositions du code douanier.

Les faits reprochés aux prévenus

L'affaire remonte au 3 juillet 2026, date à laquelle le principal mis en cause, B.S.R., a été contrôlé à son arrivée au port d'Alger. L'individu, expatrié résidant en France, se trouvait à bord d'un véhicule touristique en provenance d'un port français. Les agents des douanes ont procédé à une fouille approfondie du véhicule après avoir suspecté une anomalie lors du contrôle de routine.

L'inspection a permis de découvrir 1084 téléphones portables soigneusement dissimulés à l'intérieur du véhicule. La valeur totale de la marchandise saisie a été estimée à 1,7 milliard de centimes algériens. L'enquête a établi que l'opération impliquait un réseau opérant des deux côtés de la Méditerranée, et non un agissement isolé.

La qualification juridique retenue par le parquet

Le parquet a poursuivi les trois mis en cause pour des faits de contrebande commis par trois personnes ou plus au moyen d'un véhicule. Cette qualification, prévue par le code pénal algérien, alourdit les sanctions encourues par les prévenus. Les investigations ont démontré que le transport des marchandises avait été organisé avec le concours des deux complices actuellement en fuite.

L'accusation a également retenu le chef de violation de la législation douanière. Le ministère public a souligné le caractère transfrontalier de l'opération et l'importance des quantités saisies pour justifier le recours à la procédure de comparution immédiate. Cette procédure, réservée aux infractions graves, a permis de juger l'affaire dans des délais restreints.

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