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Dès son installation à la tête de l’Assemblée : Khalida Boufedeche prône«le dialogue et la concertation»

Par Nabila Amir6 min de lecture
Dès son installation à la tête de l’Assemblée : Khalida Boufedeche prône«le dialogue et la concertation»
Résumé IA

Khalida Boufedeche a été élue présidente de l'APN avec 302 voix, devenant la première femme à occuper ce poste depuis l'indépendance, et a été reçue par le président Tebboune au lendemain de son élection.

Docteure en biologie et militante FLN de longue date, elle place son mandat sous le signe du dialogue, de la concertation et du renforcement de la performance parlementaire au service du développement national.

Son élection est saluée comme un moment charnière pour la place des femmes dans les institutions, notamment par la vice-présidente de la Commission de l'Union africaine qui y voit une avancée historique.

Parallèlement, les sept groupes parlementaires poursuivent leur structuration en désignant leurs présidents respectifs pour la dixième législature.

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Reçue par le président Tebboune au lendemain de son élection, la nouvelle présidente de l’Assemblée populaire nationale réaffirme sa volonté de travailler avec tous les députés, tandis que la Chambre basse poursuit la mise en place de ses structures.

L’Assemblée populaire nationale (APN) poursuit son installation au lendemain de l’élection de sa nouvelle présidente. Entre audience au palais d’El Mouradia, visites protocolaires, messages de félicitations et poursuite de la structuration des groupes parlementaires, Khalida Boufedeche, première femme à accéder au perchoir depuis l’indépendance, a été au centre de plusieurs rendez-vous institutionnels marquant les premiers jours de la dixième législature.
Reçue hier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la présidente de l’APN a indiqué, à l’issue de cette audience, avoir reçu les félicitations du chef de l’Etat à l’occasion de son élection ainsi que ses «hautes orientations» concernant «la prochaine étape», laquelle exige, a-t-elle souligné, «davantage d’efforts et de complémentarité entre les différentes institutions de l’Etat, au service du pays et du citoyen». Elue mardi avec 302 voix face au candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Amine Allouche (57 voix) et à celui du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Rachid Hassani (7 voix), Khalida Boufedeche devient à 44 ans la douzième personnalité à présider l’APN et la première femme à accéder à cette responsabilité depuis l’indépendance, et ce, pour un mandat de 5 ans.
Docteure en biologie de l’Université d’Alger, médecin au CHU de Beni Messous et enseignante-chercheuse en biologie cellulaire et immunologie, la nouvelle présidente dirige, depuis 2023, le service de la santé scolaire et universitaire à la direction de la santé et de la population d’Alger. Militante du Front de libération nationale (FLN) depuis plus de vingt ans, elle a également été membre de l’Assemblée populaire communale de Bordj El Bahri entre 2012 et 2017, avant d’être élue députée de la circonscription d’Alger. Forte de ce parcours, la nouvelle présidente a placé son mandat sous le signe du rassemblement. «Je serai la représentante de tous les députés», a-t-elle affirmé dans son allocution d’investiture, s’engageant à œuvrer avec l’ensemble des élus, «sans exclusive», dans un esprit de responsabilité, de coopération et de concertation afin de servir l’Algérie et de répondre aux aspirations des citoyens. Considérant la confiance placée en elle comme «un mandat national» et «une lourde responsabilité constitutionnelle», elle a appelé les députés à hisser l’action parlementaire au niveau des mutations que connaît le pays.

«Moment charnière»

Pour elle, l’Assemblée doit demeurer «un espace de débat» où la volonté populaire s’exprime à travers la législation, le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. Elle a ainsi plaidé pour «un renforcement de la performance parlementaire» et une amélioration «de la qualité de la législation», et ce, afin d’accompagner les objectifs du développement économique, social et politique.
La présidente de l’APN a également insisté sur la nécessité «d’ancrer un dialogue responsable, de respecter le pluralisme et de construire des consensus autour des grandes questions nationales», afin de renforcer la confiance dans l’institution parlementaire. Elle a, en outre, exprimé sa volonté de consolider la coopération et la coordination avec le Conseil de la nation et le gouvernement, dans le respect des prérogatives définies par la Constitution. Revenant sur la portée de son élection, Khalida Boufedeche a estimé que l’accession, pour la première fois, d’une femme à la présidence de l’APN constitue «un moment charnière» dans le parcours de l’Algérie. Selon elle, cette élection reflète les mutations qu’a connues le pays ainsi que le choix de promouvoir les compétences nationales et de renforcer la place des femmes au sein des institutions.
Elle y voit également une reconnaissance du parcours de la femme algérienne et de sa contribution à l’édification d’une «Algérie forte, moderne, juste et démocratique», fondée sur la compétence et le mérite. Par ailleurs, les marques de félicitations se sont poursuivies tout au long de la journée. La ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, a effectué une visite de courtoisie au siège de l’Assemblée pour saluer l’élection de la nouvelle présidente. De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Salma Malika Haddadi, a qualifié cette élection d’«historique», estimant qu’elle illustre la place grandissante des femmes algériennes dans les centres de décision. Elle a également souligné que cette désignation permet à l’Algérie de rejoindre les pays africains où une femme préside l’une des deux chambres du Parlement. Parallèlement, la nouvelle Assemblée poursuit sa structuration. Une réunion de coordination s’est tenue hier au siège de l’APN, afin de finaliser la constitution des groupes parlementaires. Les sept groupes ont procédé à la désignation de leurs présidents respectifs.

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