La presse internationale en parle

La presse internationale a largement commenté l'élection de Khalida Boufedeche à la présidence de l'APN, mettant en avant son profil de médecin allergologue et députée FLN d'Alger.
Les médias français soulignent le taux de participation historiquement bas de 21,24 % et le recul spectaculaire de la représentation féminine, passée de 118 députées en 2017 à seulement 23 aujourd'hui.
Cette chute résulte d'une dérogation accordée aux partis pour ne plus respecter le quota d'un tiers de candidates, réduisant la part des femmes à 20 % des candidatures.
Le président Tebboune a minimisé l'impact de l'abstention sur la légitimité du Parlement, tandis qu'Al Jazeera retrace le parcours de Boufedeche de la santé publique aux responsabilités locales puis nationales.
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El Watan
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L’élection de Khalida Boufedeche à la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN) a suscité un écho bien au-delà des frontières algériennes. Le quotidien français Le Monde s’est attaché au profil de la nouvelle présidente de l’APN. Médecin allergologue de profession, députée d’Alger et membre du FLN, Khalida Boufedeche appartient au parti historique de l’indépendance.
Le journal rappelle que le scrutin a enregistré un taux de participation de 21,24%, le plus faible depuis l’organisation des élections législatives en Algérie. Ce chiffre constitue l’un des principaux éléments retenus par la presse française pour analyser le renouvellement du Parlement. Le Journal du Dimanche (JDD) relève, pour sa part, que la désignation de Khalida Boufedeche ne faisait guère de doute. Soutenue non seulement par le FLN, mais également par le Rassemblement national démocratique (RND), le Front El Moustakbal et plusieurs groupes parlementaires, elle disposait d’une majorité confortable. Le journal français estime que cette élection revêt une portée symbolique dans un contexte où la représentation politique des femmes connaît un net recul.C’est précisément cet aspect que développe TV5 Monde Info. Le média rappelle : «Alors qu’elles représentent 49% de la population, seules 23 femmes ont été élues députées le 2 juillet, lors des dernières élections législatives, sur un total de 407 sièges. Elles étaient 38 en 2021, et surtout 118 en 2017. Cette baisse considérable de 95 sièges féminins est due à une dérogation obtenue par plusieurs partis».
Cette baisse s’explique, rappelle-t-on, par une dérogation accordée à plusieurs formations politiques. Depuis 2021, l’Autorité nationale indépendante des élections autorise certains partis et listes à ne plus appliquer le dispositif imposant qu’au moins un tiers des candidats soient des femmes. Lors des dernières législatives, un peu plus de 20% des quelque 9500 candidats étaient des femmes, ce qui s’est traduit par une diminution de leur présence au Parlement.
Le quotidien panarabe El Charq el awsat s’est davantage intéressé aux réactions du président Abdelmadjid Tebboune après les élections. Interrogé lors d’un entretien diffusé par la télévision publique sur la très faible mobilisation électorale, le chef de l’Etat a relativisé l’importance du taux de participation. «Chacun doit comprendre que le taux de participation, qu’il soit de 20%, de 21% ou même de 70%, n’affectera en rien la crédibilité de l’institution législative.
Le Parlement demeurera l’organe constitutionnel chargé d’exercer le pouvoir législatif», a-t-il déclaré. De son côté, Al Jazeera s’est intéressée au parcours de Khalida Boufedeche mettant en avant un profil construit d’abord dans le secteur de la santé avant son ascension politique.
La chaîne rappelle qu’elle a occupé plusieurs responsabilités au sein de l’Etablissement public hospitalier de Aïn Taya puis du Centre hospitalo-universitaire de Beni Messous, à Alger. En 2023, elle a été nommée cheffe de service à la direction de la santé de la wilaya d’Alger. Son parcours politique a débuté au niveau local. Elle a été élue membre de l’Assemblée populaire communale de Bordj El Bahri entre 2012 et 2017, avant de rejoindre l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger en 2021. Les élections législatives du 2 juillet lui ont ensuite permis d’accéder à l’Assemblée populaire nationale, où elle a été portée quelques semaines plus tard à sa présidence.
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