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Dégradation de la rue Bouali Saïd (ex-Casanova) à Constantine  : Une image désolante du centre-ville

Par S. Arslan•4 min de lecture
Brifa
Dégradation de la rue Bouali Saïd (ex-Casanova) à Constantine  : Une image désolante du centre-ville
Résumé IA

La rue Bouali Saïd (ex-Casanova) à Constantine est dans un état catastrophique depuis plus d'un an, sa chaussée décapée ayant été abandonnée aux intempéries sans que les autorités n'interviennent.

Cette artère centrale, située près des principales voies commerçantes et du parcours touristique vers le Palais du bey, se dégrade davantage chaque jour sous le regard impuissant des riverains et commerçants.

L'inertie des pouvoirs publics contraste avec l'image que la troisième ville d'Algérie souhaite renvoyer aux nombreux visiteurs étrangers qui l'empruntent.

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Cette situation a pris les allures d’une calamité urbaine qui donne une piètre image du centre-ville, face au silence troublant des autorités, que rien ne semble faire bouger. 

Il y a quatre mois, nous avons soulevé l’état catastrophique dans lequel se trouve la rue Bouali Saïd, plus connue par la rue Casanova. Une situation qui dure déjà depuis plus d’un an, selon les témoignages des riverains et des commerçants, et dont la dégradation a pris les allures d’une calamité urbaine en plein centre-ville, sans susciter la moindre réaction des autorités, qui semblent ignorer cette artère. Pourtant, cette artère se trouvant juste à proximité de la rue Larbi Ben M’hidi, principale artère reliant la place du 1er Novembre au pont de Bab El Kantara et représente un passage vers les rues Didouche Mourad et 19 juin 1965, deux importantes voies commerçantes de la ville. La rue Bouali Said devait subir des travaux d’aménagement. La chaussée décapée a été abandonnée à son sort durant plusieurs mois, subissant les effets des pluies, ayant contribué à sa dégradation. Cette situation a provoqué la colère des riverains et des commerçants. Même parmi les nombreux passants qui fréquentent les lieux chaque jour, certains ne se sont pas privés de commentaires critiques. « Voyez-vous, le centre-ville de Constantine est devenu un douar, c’est vraiment incroyable, mais vrai », a lâché un vieil homme. Un avis largement partagé, surtout que l’état de la chaussée est indescriptible : crevasses, sillons tracés par les eaux de pluie, nids de poule, parties défoncées, en somme, une voie complètement dégradée. 

Ce qui n’a pas empêché les vendeurs ambulants de transformer cette rue en un « petit marché informel» de divers articles. Après tant de mois d’hibernation et de lenteur dans le lancement des travaux, la seule question qui demeure sur les lèvres des Constantinois est de savoir si cette opération va encore durer d’autres mois pour voir cette artère se dégrader encore plus. Pourtant, tout le monde dans cette ville sait pertinemment qu’il ne s’agit plus de travaux de prestige puisque c’est le béton imprimé qui sera l’option préférée comme cela a été le cas pour la majorité des trottoirs et des rues dans la ville de Constantine. Jeudi, lors de notre passage dans les lieux, nous avons constaté que la chaussée ne cesse de se dégrader encore plus. Il s’agit pourtant du centre-ville auquel on veut donner une belle image, notamment avec le retour en force des touristes étrangers qui sont nombreux à passer par ces lieux sur leur chemin vers le Palais du bey.  Malheureusement, et c’est le cas de le dire, la réalité du terrain est complètement différente, mais surtout amère à dire pour la troisième ville du pays au passé millénaire, dont les rues plongent dans la décrépitude.                                                                                               S.Arslan

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