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Pendant que les forces d’occupation israéliennes continuent de bombarder l’enclave palestinienne : Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Ghaza

Par Salima Tlemçani23 min de lecture
Pendant que les forces d’occupation israéliennes continuent de bombarder l’enclave palestinienne : Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Ghaza
Résumé IA

Le Hamas a confirmé jeudi au Caire un accord sur le confinement progressif de ses armes, conclu avec son «Conseil de la paix» à Gaza et les pays médiateurs (Égypte, Qatar, Turquie), sous condition du retrait israélien et d'une administration palestinienne sous contrôle international.

Donald Trump a salué une «percée historique» sur Truth Social, mais le Hamas a conditionné tout progrès au retrait israélien préalable, tandis que Benyamin Netanyahu a rejeté l'accord comme insuffisant face à son exigence de démilitarisation totale.

L'accord en 15 points prévoit un désarmement étalé sur 200 à 350 jours, géré par un Comité national d'administration de Gaza et une Force internationale de stabilisation, sans transfert d'armes à Israël ni à des tiers.

Un haut responsable américain a averti que Trump serait «très déçu» si Israël bloquait la mise en œuvre, critiquant au passage l'opposition israélienne à l'inclusion du Qatar et de la Turquie dans le Conseil de la paix.

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Un accord sur le confinement et le stockage progressifs des armes du mouvement Hamas a été conclu jeudi au Caire, après une réunion des représentants du mouvement de résistance, du«Conseil de la paix» à Ghaza et des pays médiateurs, l’Egypte, le Qatar et la Turquie. L’accord reste conditionné au retrait d’Israël de l’enclave, à une administration palestinienne à Ghaza et à un contrôle international de sa mise en œuvre. Une «percée historique» pour le président Donald Trump et «ne répondant pas aux exigences israéliennes d’une démilitarisation complète», pour Israël, l’exécution de cette accord reste incertaine.

Dans un poste sur son compte «Truth Social», et pendant que des raids israéliens contre Ghaza s’accentuaient, le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi dernier, que son «Conseil pour la paix» à Ghaza, est parvenu à un accord «historique» sur le «désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Ghaza», mais le Hamas, dans son communiqué s’est montré très prudent en déclarant qu’aucun progrès n’aura lieu sur la question des armes «tant qu’Israël ne se sera pas retiré et n’aura pas respecté les termes de l’accord». 

Les plus optimistes y voient une avancée considérable, mais les plus avertis restent très prudents, surtout après le communiqué diffusé par bureau du 1er ministre israélien, Benyamin Netanyahu, dès l’annonce, jeudi dernier, de la signature de l’accord, affirmant que cet accord « ne répondait pas aux exigences israéliennes d’une démilitarisation complète de Ghaza». Ce qui met son exécution à rude épreuve, comme cela a été le cas lors de la première étape de l’accord de cessez-le feu, signé sous l’égide des Etats-Unis, au mois d’octobre dernier, durant laquelle Israël, a poursuivi ses raids aériens, tuant plus de 1500 Palestiniens, blessé des milliers d’autres et occupé plus de 70% du territoire de Ghaza, alors qu’il était sensé libérer les 30% dont il a pris le contrôle, après les attaques du 7 octobre 2023. L’accord de jeudi dernier, a été signé au Caire, après une réunion de 48 heures, ayant regroupé les représentants du Hamas, du «Conseil de la paix» ainsi que de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, pays médiateurs. Dans son message sur Truth Social, Trump a écrit : «Cet accord représente une étape cruciale vers une gouvernance de Ghaza enfin assurée par un nouveau gouvernement palestinien qui travaillera en étroite collaboration avec le Conseil de la paix pour aider le peuple palestinien.» 

Il a souligné en outre : «Parallèlement, Israël bénéficiera de la sécurité qu’il mérite, Ghaza n’étant plus utilisée comme base pour des attaques terroristes.» Ajoutant : «Il s’agit d’une étape majeure dans la mise en œuvre du plan en 20 points de Trump. L’accord sera appliqué par phases soigneusement structurées. Une fois le désarmement achevé, les forces israéliennes se retireront et la Force internationale de stabilisation collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne afin d’assurer la sécurité de Ghaza pour ses habitants et ses voisins.» Trump a, par ailleurs, rappelé qu’il y a «un an, nous étions en proie à une guerre violente et à une crise humanitaire, et des otages étaient maintenus en captivité dans des conditions brutales. Nous avons accompli des progrès historiques, mais il reste encore beaucoup à faire». Il a remercié l’Egypte, le Qatar et la Turquie, en tant que pays médiateurs «pour leurs efforts importants» mais aussi, «et tout particulièrement» son «équipe exceptionnelle, dont le travail acharné a rendu possible cette avancée historique». Avant d’achever son message, il a écrit : «La menace qui a émergé de Ghaza le 7 octobre ne sera PAS autorisée à se reconstituer ! Grâce à cet accord, Ghaza sera enfin entre les mains d’un nouveau gouvernement palestinien au service de son peuple.» 

«Trump sera très déçu si Israël empêche la mise en œuvre de l’accord»

Dans une déclaration à des médias américains, il a toute fois tempéré ses propos, en indiquant que «la mise en œuvre de cet accord et sa vérification constitueront le test le plus important», rejoignant ainsi, la position exprimée par son «Conseil de paix» de Ghaza.

 «Notre attention se porte désormais sur la phase de mise en œuvre de la feuille de route», a-t-il déclaré. Articulé autour de 15 points, l’accord prévoit le lancement du processus d’inventaire et de stockage des armes lourdes, des sites de production militaire et des dépôts d’armes et des tunnels. La confiscation et le stockage de l’arsenal militaire de la résistance seront effectués progressivement, d’après l’accord, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de paix et seul le Comité national de l’administration de Ghaza est autorisée à posséder, stocker ou contrôler des armes dans l’enclave. L’accord, dont l’exécution reste conditionnée à l’entrée en fonction du Comité nationale d’administration de Ghaza, au déploiement de la Force internationale de stabilisation et à l’exécution du protocole de Charem El-Cheikh, indique en outre qu’aucune arme ne doit être transférée ou livrée à Israël ou à des parties non palestiniennes. Selon le compte rendu d’un point de presse, organisé à Washington, par la Maison Blanche, peu après que Trump a annoncé l’approbation du Hamas du plan de désarmement proposé par son Conseil de la paix, un « haut responsable américain » a déclaré que Trump « sera très déçu » si Israël empêche la mise en œuvre de son plan pour la reconstruction de Ghaza ». Cet avertissement, après que Trump a annoncé que le Hamas avait approuvé le plan de désarmement proposé par son Conseil pour la paix. « Nous ne demandons à Israël rien qui ne figure pas dans le plan en 20 points qu’ils ont initialement accepté, et nous sommes donc convaincus qu’ils le respecteront. Dans le cas contraire, le président Trump serait extrêmement déçu. » a déclaré aux journalistes, le responsable américain. « Nous avons simplement besoin qu’ils respectent l’accord initial qui a permis le retour des otages et la fin de la guerre. Ghaza a été leur principal point de friction pendant des années », a-t-il souligné, avant d’avertir : « compte tenu de tous les problèmes auxquels ils sont confrontés actuellement, ce n’est pas une situation qu’ils souhaitent voir s’envenimer » et de préciser : « Nous pensons qu’ils continueront d’être un bon partenaire dans ce dossier et qu’ils se conformeront à nos exigences ». Pour le « haut responsable américain », Israël « ne croyait pas que nous parviendrions à conclure un accord pour libérer les otages. Ils ne croyaient pas que nous rapatrierions les corps. Ils doutent fortement que le Hamas désarme… Mais le Hamas a conclu un accord… et le Hamas a tenu parole en libérant les corps et les otages. Notre intention est donc de veiller à ce qu’Israël respecte également ses engagements et de nous assurer de jouer un rôle de médiateur impartial.» Selon le compte rendu de cette conférence de presse par les médias, le «haut responsable américain » a également critiqué Israël pour son opposition à l’inclusion du Qatar et de la Turquie au sein du Conseil de la paix». «Nous avons essuyé de nombreuses critiques, notamment en Israël, lorsque nous avons invité la Turquie et le Qatar à rejoindre le Conseil exécutif du Conseil de la paix à Ghaza. Pourtant, ces pays, aux côtés de l’Égypte, se sont révélé des partenaires essentiels pour le maintien du cessez-le-feu. La politique israélienne est parfois déraisonnable, et les aspirations palestiniennes sont importantes. Mais nous nous efforçons de mettre ces considérations de côté et de poursuivre nos efforts.» 

«Le Conseil de la paix commencera à exiger d’Israël qu’il respecte ses engagements»

Selon le média hébreu, «le délai envisagé pour le processus complet de désarmement varie d’environ 200 à 350 jours, d’après un responsable du Conseil de la paix» qui s’est exprimé «lors de la réunion d’information». Une fois ce calendrier établi, le Conseil de la paix «commencera à exiger d’Israël qu’il respecte ses engagements découlant du cessez-le-feu à Ghaza d’octobre 2025», a déclaré le deuxième responsable du Conseil de la paix . 

Le média a souligné qu’Israël «était censé cesser ses frappes sur Ghaza et respecter une série de critères relatifs à l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Ghaza, critères qu’il a largement ignorés ». Une réalité ignorée par le Conseil de la paix, qui pointait son doigt accusateur vers le Hamas. «Maintenant que le Hamas a accepté la feuille de route, Israël devrait se retirer jusqu’à la «ligne jaune initiale établie lors du cessez-le-feu d’octobre 2025», a déclaré à Times Of Israel, «un responsable» du Conseil de la paix. 

La ligne jaune, faut-il le rappeler, a permis à Israël d’avoir le contrôle militaire de 53% de Ghaza, à novembre 2025, mais depuis, il l’a étendue à 60% et est entrain de l’étendre encore à plus de 70% du territoire de l’enclave, en violation de l’accord de cessez-le feu. Selon le premier responsable» du Conseil de la paix, qui s’est confié à Times Of Israël, «Israël ne sera pas tenu de se retirer au-delà de la Ligne jaune initiale tant que le Hamas n’aura pas commencé à remettre ses armes et son armée ne sera autorisée à répondre qu’à ce qui est considéré comme des menaces imminentes». 

Un «deuxième responsable», a indiqué la même source, a précisé que le «Hamas et toutes les autres factions armées palestiniennes seront également tenus de cesser toute activité militaire une fois la période initiale de 14 jours écoulée et le calendrier de l’ensemble de la feuille de route établie». Le responsable du Conseil de la paix, a précisé qu’un Comité de vérification de la mise en œuvre sera créé pour confirmer de manière indépendante que les deux parties respectent leurs engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu d’octobre 2025 (…) Une fois vérifié que les parties respectent les termes de cet accord, la proposition de désarmement du Conseil de la paix prévoit que le CNAG (Comité national pour l’administration de Ghaza), le panel de technocrates palestiniens, chargé d’administrer Ghaza, entrera progressivement dans l’enclave. Le Comité s’efforcera de maintenir la continuité des services pour la population de Ghaza, même s’il embauche de nouveaux fonctionnaires ou licencie ou réaffecte ceux qui travaillaient pour le Hamas. Le média hébreu a précisé que «bien que les deux responsables du Conseil de la paix» qui se sont confiés à lui «aient pris note du délai initial de 14 jours -de même que le haut responsable américain – ils ont semblé laisser la porte ouverte à la possibilité que le processus puisse s’éterniser, comme cela a été le cas jusqu’à présent ». Les deux «responsables» du Conseil de la paix ne veulent pas «focaliser sur les dates et le nombre de jours», car, ont-ils expliqué, «les échéanciers dépendent vraiment de la manière dont chaque phase est mise en œuvre». Le responsable américain a, pour sa part, déclaré : «Je ne miserais pas trop sur le calendrier. J’espère que les deux parties coopéreront… et si ce n’est pas le cas, nous prendrons les mesures qui s’imposent, comme nous l’avons fait ces derniers mois.» Lors d’un point de presse «un responsable» du Conseil de la paix a indiqué, d’après Times of Israel, que la Force internationale de stabilisation et une nouvelle force de police palestinienne pour Ghaza entreront progressivement dans l’enclave, avec le NCAG, et ajouté en citant, un «responsable américain», que le Conseil de la paix a obtenu l’engagement de 5 000 soldats de divers pays , mais seuls quelques représentants du Maroc, du Kosovo, de l’Albanie et du Kazakhstan se sont effectivement rendus en Israël en vue d’un éventuel déploiement . 

«La grande majorité des 5000 recrues n’ont pas quitté Ghaza …»

Le «responsable» du Conseil de la paix a cependant ajouté que «les quatre pays contributeurs allaient également discuter avec d’autres nations de leur éventuelle adhésion à la FSI » et indiqué que «les forces de sécurité israéliennes auront pour mission de soutenir la formation de la nouvelle police de Ghaza, d’appuyer le désarmement et de se positionner entre les forces israéliennes et les Palestiniens, à mesure que l’armée israélienne se retire progressivement de la bande de Ghaza». 

D’après le «responsable américain» la formation des forces de police «avait déjà commencé, même si la grande majorité des 5 000 recrues sélectionnées n’ont pas encore quitté Ghaza en raison des atermoiements israéliens». 

Pour le «responsable» du Conseil de la paix «certains policiers actuels du Hamas pourront servir dans la nouvelle force de Ghaza, tandis que d’autres se verront attribuer d’autres tâches sans lien avec la sécurité». Il a expliqué :«Nous ne voulons pas que les gens perdent leurs moyens de subsistance. Cependant, nous tenons à préciser que, dès sa mise en place, le NCAG aura la liberté d’opérer et de travailler efficacement.» D’après lui, le NCAG et la nouvelle force de police seront chargés de gérer tous les incidents de sécurité intérieure, de maintenir l’ordre public et de faire respecter la loi. «Les armes de la police du Hamas ont été les premières à être rendues, puis les armes lourdes et les armes personnelles», a ajouté le responsable en soulignant que «la proposition de désarmement présentée par le Conseil de la paix et approuvée par le Hamas prévoit que ce dernier, remette en premier lieu les armes détenues par ses forces de police au NCAG. Cette étape sera suivie du démantèlement des armes lourdes, des dépôts d’armes et des tunnels existants à Ghaza. 

«Les armes personnelles laissées à Ghaza seront remises en dernier, conformément à la loi en vigueur de l’Autorité palestinienne, qui autorise les particuliers à porter une arme à feu sous des conditions strictes s’ils sont dûment enregistrés», a-t-il expliqué. Il a aussi précisé que «les milices soutenues par l’armée israélienne et les clans armés à Ghaza seront également tenus de remettre leurs armes dans le cadre de ce processus», qui d’après le responsable, «sera fondé sur le principe : une autorité, une loi et une arme… afin d’éviter une situation où le NCAG contrôle le processus pendant la journée et où des militants sortent la nuit pour le perturber». Peu d’informations ont été fournies lors de la réunion d’information téléphonique concernant la reconstruction de Ghaza, si ce n’est qu’elle sera supervisée par le Conseil de la paix et le NCAG «conformément aux normes internationales», a déclaré le responsable du Conseil de la paix. Peu d’information ont été données à propos de la reconstruction de Ghaza, dont le premier «projet pilote» de logements devrait débuter, selon «un responsable» du Conseil de la paix, «sur les ruines de la ville de Rafah, au sud de l’enclave, au début de 2027». Le « haut responsable américain », a révélé, lors de son point de presse, que le Conseil de la paix, a obtenu une promesse de dons, d’un montant de16 milliards USD, principalement de la part des pays du Golfe, qu’il s’est abstenu de percevoir jusqu’à ce que le Hamas accepte sa proposition de désarmement. Il a également indiqué, a ajouté le média hébreu, que le promoteur immobilier israélo-chypriote et membre du conseil exécutif du Conseil de la paix, Yakir Gabay, a négocié avec des entrepreneurs non identifiés et est parvenu à faire baisser les coûts des projets de reconstruction. 

Mohammed Dahlan, un des rivaux de Mahmoud Abbas, que Washington écoute

Le responsable a affirmé que l’Iran a «échoué» dans sa tentative de convaincre le Hamas de «ne pas accepter» la proposition de désarmement. «L’Iran aurait préféré que le Hamas refuse cet accord, mais… l’Iran a abandonné le Hamas il y a quelque temps. Il n’a pas les moyens de le soutenir, et je pense que les membres du Hamas comprennent qu’ils doivent agir au mieux de leurs intérêts et de ceux de leur peuple», a-t-il dit, en soulignant que «l’offre d’amnistie» prévue par l’accord de cessez-le feu, pour les combattants du Hamas qui acceptent de déposer les armes, a constitué «un argument de poids». A propos du rôle de l’AP (Autorité palestinienne) dans la gestion de Ghaza après la guerre, le «haut responsable» américain a déclaré : «Ils doivent se concentrer sur les réformes. Ils doivent prouver qu’ils sont capables de gérer la Cisjordanie, et ensuite seulement nous pourrons envisager leur intervention à Ghaza». Le responsable est allé plus loin en s’en prenant à l’AP, sans évoquer les lourdes entraves qui lui ont été imposé par Israël, notamment les sanctions qui ont empêché toute réforme et failli la faire effondrer. «L’Autorité palestinienne n’a pas été efficace en Cisjordanie, et le Hamas a fait bien pire à Ghaza, nous allons donc tenter une nouvelle approche», a-t-il déclaré. 

Au passage, il a confirmé que Mohammed Dahlan, ancien chef de la sécurité de Ghaza, un des principaux rivaux du président de l’AP, Mahmoud Abbas, faisait partie des personnes consultées par Washington au sujet de la gestion de Ghaza après la guerre, en disant : «Mohammed Dahlan est l’une des personnes avec lesquelles nous sommes en contact. Il nous apporte de précieuses informations sur Ghaza et la situation sur place». Par ces propos, le «haut responsable» américain venait de confirmer les révélations d’un des proches collaborateurs de Dahlan (en exile à Abou Dhabi et proche conseiller du président des Emirats, Mohammed Ben Zayed) sur les contacts directs entre ce dernier et, Jared Kushner, l’homme d’affaires et gendre du président Trump, qui auraient, selon le responsable américain, permis « une avancée significative » dans les négociations sur le désarmement du Hamas avec le Conseil de la paix contrôlé par Washington. Dans une interview accordée au journal jordanien Al Ghad, Samir Masharawi, membre éminent d’une faction dissidente dirigée par Dahlan et issue du parti Fatah, du président de Mahmoud Abbas, a affirmé : «Dahlan… est intervenu dans ces négociations… par le biais de contacts directs avec la partie américaine, notamment avec Jared Kushner, avec Nickolay Mladenov, (NDLR : l’envoyé du Conseil de la paix pour Ghaza) et avec toute l’équipe américaine». En outre, pour le premier responsable du Conseil de la paix, le NCAG «n’est censé être qu’une autorité de transition» à Ghaza et que «si la proposition de désarmement est maintenue, cela ravivera la perspective d’un horizon politique pour le peuple palestinien, qui se concrétisera lorsque l’Autorité palestinienne sera réformée et en mesure de prendre le pouvoir». De nombreux médias arabes et israéliens ont affirmé que les médiateurs tentent actuellement de maintenir la pression sur le Hamas pour le pousser à accepter dans les prochains jours une proposition visant à «mettre la balle dans le camp d’Israël», et obliger ainsi Israël à se retirer de Ghaza avant les élections de l’automne, vu qu’il refuse obstinément tout retrait de l’enclave. Les médias israéliens ont indiqué, citant que le gouvernement de Netanyahu a récemment fait part de ces objections à Tony Blair, envoyé spécial du Conseil de la paix, sans préciser les problèmes qu’il rencontrait avec la proposition de désarmement. «Il n’y aura pas de retrait des troupes israéliennes de la Ligne jaune dans la bande de Ghaza avant que le Hamas ne soit désarmé et que la bande ne soit entièrement démilitarisée», a déclaré le responsable israélien, qui s’est confié aux médias hébreux. Selon ces derniers, la proposition prévoit que «le Hamas remette progressivement ses armes, sur une période de huit mois, au Comité national pour l’administration de Ghaza, un panel de technocrates palestiniens supervisé par le Conseil de la paix et chargé d’administrer Ghaza à la place du Hamas». Le Qatar, l’Égypte et la Turquie, en tant que médiateurs, ont fait pression sur le Hamas pour qu’il accepte la proposition pour ne pas apparaitre comme la partie qui empêche l’exécution de l’accord de paix et de renvoyer la balle dans le camp de Netanyahu, qui refuse de se retirer de Ghaza. Les propositions revues avant d’être soumises une dernière fois au Hamas, pour résoudre les points de désaccord en suspens et les propositions présentées par le mouvement ont été bien accueillies par les représentants du Conseil de la paix. 

Une série de réunions a débuté mercredi dernier, dans la ville d’El Alamein, en Egypte, entre les représentants du Hamas, une délégation de responsables égyptiens, dirigée par le chef du Service général du renseignement, Hassan Rashad, et des médiateurs du Qatar et de Turquie, afin de discuter du passage à la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord. Ces rounds ont eu lieu, dans le cadre d’une série d’autres qui ont commencé au Caire, le 6 juin dernier, afin de passer à la deuxième phase du plan Trump pour la fin de la guerre à Ghaza, avec la participation de factions palestiniennes et de médiateurs d’Égypte, du Qatar et de Turquie et doivent se poursuivre durant les jours à venir. 

La deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu porte sur le retrait des forces d’occupation israéliennes, jusqu’à la « igne rouge » afin que la superficie des zones contrôlées par Israël soit équivalente à environ 20 % du territoire de l’enclave, mais aussi sur l’interdiction de toute annexion ou occupation permanente de Ghaza. Elle porte aussi sur la démilitarisation des combattants de la résistance, la destruction des tunnels et l’établissement d’une gouvernance d’après guerre représentée le Conseil exécutif composé de personnalités internationales, en plus de former un gouvernement technocratique palestinien et de lancer un plan de reconstruction. Mais, force est de constater que depuis jeudi dernier, Israël, a poursuivi ses attaques meurtrières, tuant plusieurs palestiniens, certains sous leurs tentes de déplacés, et rasant des immeubles déjà en ruine. Il est donc peu probable qu’Israël, mette un terme à la guerre génocidaire qu’il mène, surtout à la veille des élections d’octobre prochain, que le Premier ministre veut faire échouer pour se maintenir au pouvoir, de peur de se retrouver en prison, pour les affaires de corruption, qu’il traîne depuis le début de la guerre en 2023. 

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