Malgré une baisse en fin de semaine : Le pétrole enregistre une hausse mensuelle de 20%

Malgré un repli en fin de semaine, le pétrole brut termine juillet en hausse d'environ 20 %, porté par les tensions au Moyen-Orient qui perturbent les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont bloqué des pétroliers à Ormuz tandis que l'Arabie saoudite cherche à former une coalition pour sécuriser Bab el-Mandeb et la mer Rouge.
Une attaque de drone sur le port égyptien de Damiette menace désormais le canal de Suez, pendant que les réserves stratégiques américaines s'épuisent, retirant un frein aux prix.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
En dépit d’un recul en fin de semaine, les prix du pétrole brut affichent une tendance à la hausse équivalant à 20% sur le mois de juillet.
La guerre au Moyen Orient perturbe le trafic maritime dans les détroits de Bab El Mandeb et d’Ormuz, deux des points de passage énergétiques les plus importants au monde, ce qui amène le marché à spéculer sur les données maritimes. Les pourparlers entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz se poursuivent, selon l’agence de presse iranienne Labour News Agency, malgré le rejet par l’Iran de la proposition d’Oman de gestion conjointe de cette voie navigable.
Hier, les prix du Brent et du West Texas Intermediate (WTI) se sont stabilisés, s’orientant vers une nouvelle hausse hebdomadaire, les opérateurs évaluant les flux d’approvisionnement à travers les principaux points de passage maritimes et l’évolution des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran.
Les contrats à terme sur le Brent étaient en hausse à plus de 90 dollars le baril, tandis que le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) était en hausse à près de 85 dollars le baril. Le Brent était en voie de progresser de 22% en juillet et le WTI de 20%, mettant ainsi fin à deux mois consécutifs de baisse pour les deux indices de référence.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont empêché deux pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz, tandis que quatre autres ont changé de cap, a rapporté l’agence de presse Fars. Deux très grands transporteurs de pétrole brut (VLCC) transportant du pétrole chargé dans le Golfe ont quitté le détroit hier, bien que le trafic dans cette voie navigable soit resté faible, selon les données de suivi des navires de Kpler. Par ailleurs, une trentaine de navires transportant des marchandises ont traversé le détroit de Bab El Mandeb jeudi.
Coopération
L’Arabie Saoudite cherche, pour sa part, à diriger une coalition pour renforcer la coopération en matière de défense dans le détroit de Bab El Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, autant de points de passage stratégiques pour l’approvisionnement énergétique.
L’attaque de drone qui a provoqué cette semaine des incendies sur deux navires transportant du gaz dans le port égyptien de Damiette, en Méditerranée, fait peser une nouvelle menace sur la navigation via le canal de Suez, l’une des dernières grandes voies d’exportation disponibles pour le pétrole saoudien dans le contexte de l’escalade du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran. Un nouveau risque qui menace la navigation maritime et qui s’ajoute à la paralysie du détroit d’Ormuz, par qui transitait environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Le trafic dans cette voie navigable a fortement diminué et s’est même interrompu sur de longues périodes. Dans ce contexte, les réserves stratégiques de pétrole américaines s’épuisent, indique Oil Price, et les livraisons devront bientôt cesser, comme l’a indiqué le département US de l’Energie. Ces réserves ont contribué à contenir les prix ces derniers mois, mais une fois les prélèvements terminés, les prix du brut augmenteront à nouveau.Zhor Hadjam
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler