Espionnage : un Français condamné en Azerbaïdjan, l’Algérie parmi les pays ciblés

Un homme d'affaires français, Martin Rayan, a été condamné définitivement à dix ans de prison en Azerbaïdjan pour espionnage par la cour d'appel de Bakou le 29 juillet.
Arrêté en décembre 2023, il aurait été recruté par des agents de la DGSE à l'ambassade de France pour surveiller les relations de Bakou avec l'Algérie, la Turquie, l'Iran, le Pakistan et la Somalie.
Il devait également photographier des armements livrés par le Pakistan et collecter des informations sur des entreprises russes et chinoises, selon l'accusation.
La France rejette les allégations azerbaïdjanaises, les tensions entre les deux pays persistant depuis le soutien français à l'Arménie lors du conflit de septembre 2023.
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La France cherche-t-elle à espionner les relations qu’entretient l’Algérie avec d’autres pays ? C’est ce qui ressort en tout cas des révélations faites sur une affaire d’espionnage entre la France et l’Azerbaïdjan. Les faits révélés sont antérieurs à la crise entre Paris et Alger, déclenchée en juillet 2024.
L’Algérie ciblée par un espion français en Azerbaïdjan ?
Un homme d’affaires français, Martin Rayan, vient d’être condamné définitivement à 10 ans de prison en Azerbaïdjan pour espionnage. Le verdict a été rendu mercredi 29 juillet par la Cour d’appel de Bakou. Ce qui signifie que la sentence sera bel et bien exécutée.
“La France dénonce la condamnation (…) et réitère son rejet des allégations présentées par l’Azerbaïdjan pour justifier ses agissements hostiles à son égard”, a réagi le Quai d’Orsay.
Les relations entre les deux pays sont tendues depuis la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en septembre 2023, au cours de laquelle Bakou avait reproché à Paris son soutien à l’Arménie.
Chargé d’espionner les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Algérie
Selon le journal français Le Parisien, Martin Rayan a été arrêté en décembre 2023, alors qu’il vivait depuis 4 ans en Azerbaïdjan. Selon l’accusation, il a été recruté par des membres de la DGSE française (Direction générale de la sécurité extérieure) qui travaillaient à l’ambassade de France à Bakou été et qui ont, depuis, été expulsés.
Ces agents auraient chargé l’homme d’affaires d’obtenir des informations sur les relations entre l’Azerbaïdjan et de nombreux pays, dont l’Algérie.
Il aurait eu aussi pour autres missions d’espionner les relations de Bakou avec la Turquie, l’Iran, le Pakistan et la Somalie, de prendre des photographies d’armements livrés à Bakou par le Pakistan et de collecter des informations sur des entreprises liées à la Russie et à la Chine.
Son procès a débuté en janvier 2025. Le 16 mars dernier, il a été reconnu coupable d’espionnage avec un complice azerbaïdjanais, qui a été condamné à 12 ans de prison pour “haute trahison”.
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