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Une scientifique algérienne donne son nom à un astéroïde

Par Aylan Afir•4 min de lecture
Brifa
Une scientifique algérienne donne son nom à un astéroïde
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L'Union astronomique internationale a baptisé l'astéroïde (20452) Kerraouch, découvert en 1999 dans la ceinture principale, en l'honneur de la planétologue algérienne Imene Kerraouch.

Formée en géologie à l'USTHB d'Alger, elle a enseigné à l'Institut de géologie avant de poursuivre un doctorat en sciences planétaires à l'Université de Münster en collaboration avec le centre spatial Johnson de la NASA.

Ses recherches sur les météorites primitives, les brèches météoritiques et les échantillons de l'astéroïde Ryugu rapportés par la mission Hayabusa2 éclairent la formation du Système solaire il y a 4,5 milliards d'années.

Elle poursuit aujourd'hui ses travaux au Lunar and Planetary Institute et au NASA Johnson Space Center dans le cadre du programme postdoctoral Gordon McKay, illustrant la place des chercheurs algériens dans la science internationale.

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La planétologue algérienne Imene Kerraouch a reçu un hommage de l’Union astronomique internationale, qui a officiellement attribué son nom à un astéroïde découvert en 1999. L’objet céleste, désormais désigné (20452) Kerraouch, évolue dans la ceinture principale située entre Mars et Jupiter.

Cette distinction salue le parcours et les travaux de la chercheuse dans le domaine des météorites et des sciences planétaires. Elle inscrit aussi le nom d’une scientifique formée en Algérie dans la nomenclature astronomique internationale.

De l’USTHB aux sciences planétaires

Imene Kerraouch a commencé son parcours universitaire à l’Université des sciences et de la technologie (USTHB), à Alger. Formée en géologie, elle s’est spécialisée en pétrologie structurale puis en géodynamique de la lithosphère.

Après son master, elle a enseigné à l’Institut de géologie de l’USTHB. Elle a également participé à des recherches consacrées aux météorites découvertes dans le Sahara algérien. L’étude de ces fragments extraterrestres a progressivement orienté sa carrière vers la planétologie.

En 2018, La scientifique algérienne a rejoint l’Université de Münster, en Allemagne, pour préparer un doctorat en sciences planétaires, en collaboration avec le NASA Johnson Space Center. Sa thèse a porté sur les brèches météoritiques, des roches composées de fragments assemblés lors de collisions anciennes.

Des météorites pour comprendre la formation des planètes

Les recherches d’Imene Kerraouch portent sur des matériaux formés durant les premières étapes du Système solaire, il y a environ 4,5 milliards d’années. Elle analyse notamment des chondrites primitives et des xénolithes à l’aide de techniques de microscopie électronique, de minéralogie et de géochimie isotopique.

Ces travaux permettent d’étudier les collisions entre astéroïdes, la circulation ancienne de l’eau dans les petits corps célestes et les mécanismes ayant participé à la formation des planètes rocheuses, dont la Terre.

La scientifique a aussi contribué à l’analyse d’échantillons de l’astéroïde Ryugu, rapportés sur Terre par la mission japonaise Hayabusa2. Ces grains prélevés directement à la surface de l’astéroïde fournissent des données rares sur la composition des matériaux primitifs.

Une reconnaissance pour la recherche algérienne

La scientifique algérienne Imene Kerraouch poursuit ses travaux au Lunar and Planetary Institute et au NASA Johnson Space Center, à Houston, dans le cadre du programme postdoctoral Gordon McKay.

L’attribution de son nom à l’astéroïde (20452) Kerraouch met en lumière sa contribution à l’étude des origines du Système solaire. Elle souligne également la place que peuvent occuper les chercheurs issus des universités algériennes au sein des grands programmes scientifiques internationaux.

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