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Menace dun «choc économique mondial»

Par Mohamed Mehdi5 min de lecture
Menace dun «choc économique mondial»
Résumé IA

Les États-Unis et Israël envisagent d'attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes, provoquant des menaces de représailles massives de Téhéran qui avertit d'un « choc économique mondial ».

L'Iran a déjà lancé des drones sur le Koweït et touché des navires au large d'Oman, tout en fermant le détroit d'Ormuz à la navigation.

Washington s'inquiète de l'épuisement de ses stocks de missiles THAAD et Patriot, divisés par deux depuis le début des tensions régionales.

Téhéran a identifié sept sites énergétiques critiques en Arabie saoudite, aux Émirats, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn et en Israël comme cibles potentielles de représailles.

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Le Quotidien d'Oran

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Les médias américains ont rapporté, hier, une imminente attaque américaine, à laquelle pourraient se joindre les Israéliens, visant des infrastructures civiles iraniennes, notamment énergétiques. De son côté, l'Iran met en garde contre ces attaques et menace dun « retour de flamme » qui pourrait embraser toute la région. Les médias iraniens ont rapporté que les forces armées « ont mis au point un plan de représailles ». « Les États-Unis accélèrent le processus pour attiser les flammes d'une guerre régionale à grande échelle », a déclaré samedi le général de division Ali Abdollahi, chef du commandement militaire iranien. S'adressant aux pays voisins, il a appelé « les pays musulmans » à « reconsidérer leur coopération et leur alliance avec les Américains ». « Autrement, tout pays qui se fait bouclier défensif de l'Amérique criminelle et agresseuse sera consumé par les flammes de la guerre », a-t-il menacé. Cet avertissement fait suite aux informations insistantes diffusées par d'importants médias américains selon lesquelles les États-Unis et Israël pourraient lancer prochainement une vaste campagne d'attaques contre les infrastructures civiles iraniennes, notamment les centrales électriques et les usines pétrochimiques.

Samedi, lIran a mené des attaques de drones contre le Koweït. Selon Al Jazeera, l'armée koweïtienne a annoncé que sa défense aérienne avait détruit plusieurs drones iraniens dans l'espace aérien du pays, causant des dégâts à des installations gouvernementales et à des véhicules civils. En outre, au moins deux navires ont été touchés au large des côtes d'Oman, l'un d'eux ayant subi des dommages à sa salle des machines, selon les autorités maritimes occidentales. L'Iran a également indiqué que quatre autres navires avaient été refoulés, car le détroit dOrmuz reste fermé à la navigation.

Les Etats-Unis manquent de missiles

De nombreux médias américains, à limage de Fox News, sinquiètent de la baisse du stock de missiles THAAD, qui a chuté à moins de 278 missiles, en cas de riposte iranienne. Citant des estimations du Centre d'études stratégiques et internationales, Fow News affirme que « le stock américain de missiles intercepteurs THAAD est passé de 452 missiles avant la guerre à moins de 278 » et celui « des missiles intercepteurs Patriot est passé d'environ 2300 avant la guerre à moins de 827 », rapporte Al Jazeera.

En outre, des responsables américains, cités par le Wall Street Journal, ont noté que « les attaques iraniennes gagnent en sophistication », en particulier le « missile Khaibar Shakan » qui constitue, selon eux, « une menace accrue pour les forces américaines ». Par ailleurs, Al Jazeera rapporte que des responsables américains, cités par Axios, « ont été stupéfaits par la volonté de lIran dintensifier le conflit ». « Après leur attaque surprise contre une base américaine en Jordanie mercredi, les Iraniens ont lancé de nouvelles attaques contre les forces américaines dans la région », ajoute la même source.

Les iraniens menacent dun «choc économique mondial»

Lagence iranienne Fars, citant des analystes, affirme que si les infrastructures énergétiques du pays sont menacées « la riposte de Téhéran pourrait déclencher un choc économique mondial ». Lagence dresse une liste de cibles énergétiques potentielles dans plusieurs pays de la région, notamment en Arabie Saoudite, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn, et aux Emirats arabes unis, mais également en Israël. «Quelles sont les installations énergétiques les plus critiques au monde qui se trouvent à portée des missiles iraniens ? », interroge Fars, avant de dresser au moins 7 cibles. Parmi ces cibles : deux en Arabie Saoudite (le champ pétrolier de Ghawar, le plus grand au monde et les installations d'Abqaiq et de Khurais) ; deux aux Emirats arabes unis (le champ pétrolier de Zakum et la raffinerie de Ruwais) ; le champ gazier Nord et complexe GNL de Ras Laffan au Qatar ; le champ pétrolier de Burgan au Koweït ; ainsi que la raffinerie de Sitra et les installations de Ma'ameer à Bahreïn. Concernant les territoires palestiniens occupés, lagence Fars cite les champs gaziers de Leviathan et Tamar qui fournissent respectivement « environ 53% et 44% du gaz naturel consommé en Israël ». Elle rappelle que « pendant la guerre du Ramadhan, Israël a suspendu l'exploitation des gisements de Leviathan et de Karish pendant 30 à 40 jours. « Selon Rystad Energy, la guerre du Ramadhan a perturbé la production pétrolière d'environ 11,8 millions de barils par jour dans six pays du Golfe persique, soit la plus importante perturbation de l'approvisionnement pétrolier de l'histoire moderne. En seulement trois mois, un milliard de barils de pétrole ont été retirés du marché mondial, soit l'équivalent de 2,5 fois les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis », note encore Fars.

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