Algérie : les échanges avec la Chine progressent et dépassent les 9 milliards de dollars

Les échanges commerciaux entre l'Algérie et la Chine ont dépassé 9 milliards de dollars au premier semestre 2026, en hausse de 28,3 %, tandis que les exportations algériennes ont bondi de 111,6 % à 980 millions de dollars.
La Chine s'impose comme premier partenaire pays de l'Algérie avec 7 milliards de dollars d'investissements cumulés, et les deux nations veulent élargir leur coopération à l'industrie, l'investissement et les chaînes d'approvisionnement.
Depuis mai 2026, la politique chinoise de droits de douane nuls pour 53 pays africains ouvre l'accès au marché aux dattes, huile d'olive, agrumes, laine, tapis et ressources énergétiques algériennes.
La Foire de Canton reste le principal levier pour les entreprises nationales afin d'identifier partenaires et équipements, la simplification des procédures sanitaires et douanières conditionnant la transformation des avantages tarifaires en contrats durables.
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Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine ont dépassé 9 milliards de dollars au premier semestre 2026, soit une hausse de 28,3 % sur un an. Les exportations algériennes vers le marché chinois ont, pour leur part, atteint 980 millions de dollars, en progression de 111,6 %.
Ces chiffres ont été présentés par l’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli, lors d’une conférence consacrée à la promotion de la 140e Foire de Canton. Ils confirment le renforcement des relations économiques entre les deux pays, après un volume d’échanges supérieur à 15 milliards de dollars en 2025.
Une relation commerciale en forte progression
La Chine occupe une place croissante parmi les partenaires économiques de l’Algérie. Selon l’ambassadeur, elle est en passe de devenir son premier partenaire commercial en tant que pays.
Les relations bilatérales couvrent aujourd’hui plusieurs secteurs, dont les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la santé, le commerce et les échanges humains. Les investissements chinois cumulés en Algérie ont atteint environ 7 milliards de dollars, selon les données communiquées par la représentation diplomatique chinoise.
Pékin souhaite désormais élargir la coopération au-delà des échanges de marchandises. Les deux pays envisagent de renforcer leurs liens dans l’industrie, l’investissement et les chaînes d’approvisionnement. Cette orientation rejoint la stratégie algérienne de diversification économique, fondée sur l’industrialisation, la modernisation agricole et le développement des capacités de production nationales.
Les exportations algériennes gagnent du terrain
La progression de 111,6 % des exportations nationales vers la Chine marque une évolution notable. Elle intervient dans un contexte d’ouverture accrue du marché chinois aux produits africains.
Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique une politique de droits de douane nuls aux produits provenant de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Cette mesure vise à réduire les coûts d’accès au marché chinois et à faciliter les exportations africaines.
L’Algérie pourrait tirer parti de ce dispositif pour promouvoir ses dattes, son huile d’olive, ses agrumes, sa laine, ses tapis, ainsi que certaines ressources énergétiques et minières. Des discussions sont également engagées pour simplifier l’enregistrement des entreprises agroalimentaires algériennes auprès des douanes chinoises.
La Foire de Canton comme relais commercial
La Foire de Canton constitue l’un des principaux instruments de promotion des échanges avec la Chine. Elle permet aux entreprises algériennes d’identifier des fournisseurs, d’accéder à des équipements industriels et de rechercher de nouveaux partenaires.
Pour les producteurs nationaux, cet événement représente aussi une occasion de présenter leurs marchandises et d’étudier les conditions d’entrée sur le marché chinois. Le développement de procédures sanitaires, logistiques et douanières adaptées devrait déterminer la capacité des entreprises nationales à convertir les avantages tarifaires en contrats durables.
La progression enregistrée au premier semestre 2026 traduit ainsi une intensification des échanges, mais aussi une volonté commune de donner davantage de place à l’investissement productif et aux exportations algériennes.