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El Niño, qui se renforce, «attise une planète déjà en feu»,s’alarme le chef de l’ONU

Par Nabil H.•4 min de lecture
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El Niño, qui se renforce, «attise une planète déjà en feu»,s’alarme le chef de l’ONU
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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a averti que le phénomène El Niño, qui se renforce exceptionnellement cette année, «attise une planète déjà en feu» et plonge le monde en «territoire inconnu».

L'Organisation météorologique mondiale prévoit que d'ici octobre, quasiment toutes les terres émergées seront plus chaudes que la normale, avec un risque de pulvériser tous les records saisonniers et d'affaiblir la mousson en Inde.

Face à une planète qui se réchauffe plus vite que la capacité de réaction humaine, Guterres exige des actions immédiates sur quatre fronts : sortir des énergies fossiles, protéger les populations avec des alertes précoces, mieux encadrer la chaleur au travail et adapter les villes et infrastructures.

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Le phénomène climatique El Niño qui continue à se renforcer «attise une planète déjà en feu», entraînant le monde en «territoire inconnu», s’est alarmé vendredi le secrétaire général de l’ONU dans un discours martelant les dangers de la crise climatique. «Il y a deux mois, j’avais prévenu qu’El Niño arrivait à nos portes. Il est maintenant à l’intérieur de la maison et augmente la chaleur», a déclaré Antonio Guterres à la presse.

«Nous avons déjà enduré un été d’extrêmes : des dômes de chaleur battant tous les records, des incendies apocalyptiques ravageant l’Espagne, la France et au-delà, des milliers de vies perdues sous une chaleur accablante», a-t-il ajouté. «Selon les dernières données scientifiques, ce n’est qu’un échauffement.» El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pressions et de précipitations à l’échelle mondiale. Cette année, la plupart des modèles prédisent un épisode El Nino d’ampleur exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré. Et ce, dans un contexte de réchauffement de la planète provoqué par les humains.

Les eaux du Pacifique n’ont jamais été aussi chaudes si tôt au début d’un phénomène El Nino, avec des prévisions de température à la surface de la mer d’environ 3°C au-dessus de la normale, a noté Antonio Guterres. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que «d’ici octobre, quasiment toutes les parties terrestres de la planète seront plus chaudes que la normale», a-t-il insisté. Il y a un «risque de pulvériser tous les records saisonniers et d’entraîner des conséquences encore plus graves à l’échelle mondiale», a-t-il ajouté, soulignant, au-delà de la chaleur, l’impact d’El Niño sur les précipitations, avec la crainte d’un affaiblissement de la mousson en Inde. «Nous sommes en terrain inconnu» avec «une crise climatique en surrégime», a insisté le secrétaire général. Dans ces conditions, «la chaleur fauche des vies à une échelle croissante, jour après jour, dans toutes les régions du monde», a-t-il ajouté, déplorant que les morts liées à la chaleur extrême soient toujours insuffisamment répertoriées.

Alors que «la planète se réchauffe plus vite que notre capacité de réaction», le secrétaire général a insisté pour des actions immédiates «sur quatre fronts». Sortir des énergies fossiles pour que le monde «arrête d’attiser la crise», protéger la population avant que la chaleur ne devienne encore plus meurtrière avec notamment des systèmes d’alerte précoce et un accompagnement des communautés, une meilleure prise en compte de la chaleur extrême sur les lieux de travail et adapter les villes, les écoles, les hôpitaux.

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