Accidents impliquant des bus : Un autre drame est survenu à Timimoun

La série noire des accidents de bus se poursuit en Algérie avec deux drames en moins de 24 heures : 27 morts à Boumerdès et 4 morts à Timimoun, portant le bilan à 44 décès et 638 blessés en 48 heures selon la Protection civile.
Le nouveau code de la route publié le 17 mai prévoit une stratégie nationale de sécurité et l'installation de tachygraphes sur poids lourds et bus pour contrôler temps de conduite et excès de vitesse.
Experts et universitaires recommandent aussi des contrôles médicaux semestriels pour les conducteurs et l'obligation d'un second chauffeur sur les longs trajets afin de lutter contre la fatigue.
Parallèlement, la Protection civile signale 6 noyades mortelles et 87 incendies de végétation dont 15 feux de forêt sur la même période.
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La série noire des accidents impliquant des bus semble malheureusement se poursuivre, plongeant de nouvelles familles algériennes dans le deuil. Moins de 24 heures seulement après le tragique accident d’un bus survenu à Boumerdès, ayant fait comme dernier bilan 27 morts et 42 blessés, un autre drame s’est déroulé, hier matin, à Timimoun, au sud-ouest du pays.
Il était précisément 5h54 lorsque les équipes de la Protection civile ont été appelées à intervenir en toute urgence suite à une collision entre un autocar assurant la liaison Batna-Adrar et un camion, sur la route nationale n° 51.
Les images parvenues du lieu de l’accident montraient la carcasse déformée d’un bus à moitié détruit gisant en plein désert. Malheureusement, comme cela arrive trop souvent dans ce genre d’incidents tragiques, le bilan humain s’est alourdi au fil des heures. Juste après l’intervention de la Protection civile, un bilan provisoire de 2 morts et 20 blessés a été annoncé. Trois heures après, un nouveau bilan tombe : 4 morts et 43 blessés, dont l’état de gravité varie.
Ce nouvel accident relance les inquiétudes face à l’insécurité routière, en particulier pour les bus, qu’ils soient engagés sur de longs ou courts trajets.
La réponse et l’intervention des pouvoirs publics pour mettre un terme à l’hécatombe se fait attendre. Les attentes portent notamment sur des mesures urgentes capables de redresser la situation. Pour rappel, le nouveau code de la route, publié le 17 mai de l’année en cours dans le Journal officiel, a traité en détail toutes les facettes et problèmes relatifs à la circulation et sécurité routières.
Installation de tachygraphes
Concernant les mesures préventives, le nouveau code indique dans le chapitre 4 que «l’Etat élabore une stratégie nationale de sécurité routière visant à prévenir les risques liés à l’utilisation de la route et à réduire les accidents de la circulation». Outre la mise en place des programmes de sensibilisation à la sécurité routière, l’Etat encourage également «l’élaboration d’études prospectives et de recherches pertinentes dans le domaine de la sécurité routière».
Par ailleurs, des chercheurs et universitaires algériens ont recommandé l’introduction de véhicules intelligents, c’est-à-dire des véhicules capables de percevoir l’environnement pour produire des actions automatiques qui aident à la conduite.
Ils ont également insisté sur l’utilisation de la technique de la géomatique dans la sécurité routière. Ce procédé permet de tracer les temps de conduite et de repos, d’enregistrer les excès de vitesse et de faciliter les enquêtes après sinistre. Il permet également une gestion cohérente de l’accidentologie routière et facilite la prise de décision. Autres mesures proposées, l’installation des tachygraphes sur les poids lourd et les bus de transport de voyageurs. Cet outil sert notamment à assurer un suivi rigoureux des temps de conduite et de repos, de détecter les dépassements et d’encourager le respect des règles de sécurité.
D’autres ont suggéré l’imposition de contrôles médicaux aux conducteurs chaque six mois. Ces contrôles permettent de garantir l’aptitude physique et mentale des conducteurs face à des situations dangereuses sur la route.
En effet, cette recommandation a été partiellement prise en charge dans le nouveau code de la route, qui stipule que les conducteurs «sont soumis, pendant l’exercice de l’activité, à des examens périodiques et à des examens inopinés pour confirmer la non-consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes».
En outre, s’agissant des longs trajets, l’impératif de désigner un deuxième conducteur a été soulevé à plusieurs reprises. En effet, la présence d’un deuxième conducteur atténue la fatigue et facilite l’organisation des pauses de repos, ce qui réduit le risque d’accidents liés à la somnolence ou à la baisse de vigilance sur la route.
Mohamed Kouache, en sa qualité de chercheur et expert international en sécurité routière, avait souligné l’importance d’une modification des comportements, notamment via l’éducation et la multiplication des actions de prévention et de sensibilisation. Il a également insisté sur la formation continue des conducteurs et d’aller vers une spécialisation des métiers du transport. Omar Arban
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Accidents de la route : 44 morts et 638 blessés en 48 heures
Ces dernières 48 heures, 44 personnes sont décédées et 638 autres ont été blessées dans des accidents de la route survenus dans plusieurs wilayas, a indiqué, hier, un bilan de la Protection civile. Les bilans les plus lourds ont été enregistrés dans les wilayas de Boumerdès et de Timimoun. Le premier est survenu suite au renversement d’un bus de transport de voyageurs sur la RN 24, au lieu-dit El Kerma, daïra de Boumerdès, engendrant 27 décès et 42 blessés. Le deuxième accident a entraîné la mort de 4 personnes et des blessures à 43 autres, suite à une collision entre un bus de transport de voyageurs et un camion, sur la RN 51, daïra de Timimoun, précise la même source. Par ailleurs, et dans le cadre du dispositif de surveillance des plages, la Protection civile a effectué 3029 interventions ayant permis de sauver 2139 personnes de noyade, de prodiguer des soins de première urgence à 716 autres et d’évacuer 162 autres vers les structures sanitaires locales, ajoute le communiqué, déplorant, toutefois, le décès par noyade de 6 personnes dans les wilayas de Tipasa, El Tarf, Mostaganem, Oran et Chlef. Durant la même période, l’intervention des secours de la Protection civile a également permis de circonscrire 4 incendies dans les wilayas de Batna, Alger, In Guezzam et Sidi Bel Abbès. Ce dernier a causé des brûlures légères à 2 personnes. En outre, les unités de la Protection civile sont intervenues pour l’extinction de 87 incendies de couvert végétal, dont 15 feux de forêt, dans plusieurs wilayas du pays, selon la même source. R. N.
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