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Projet de vente des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés : Le rétropédalage du président de la FIFA

Par Yazid Ouahib5 min de lecture
Projet de vente des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés : Le rétropédalage du président de la FIFA
Résumé IA

Le président de la FIFA Gianni Infantino a renoncé à son projet de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés après une opposition massive des acteurs du football mondial.

Ce rétropédalage s'inscrit dans un schéma récurrent où Infantino soutient puis abandonne des projets controversés comme la Superligue européenne, les relations FIFA-UEFA reposant sur des intérêts financiers communs plutôt que sur la gouvernance.

L'auteur dénonce la violation des statuts pour offrir un quatrième mandat à Infantino avec le soutien de la CAF, tandis que les autres confédérations s'y opposaient, illustrant l'immobilisme des instances dirigeantes.

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El Watan

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Désavoué par l’écrasante majorité des acteurs du football (dirigeants, Fédérations, Confédérations…), Gianni Infantino a décidé de mettre une croix sur son projet (mort-né) de vendre des parts de la Coupe du monde de la FIFA à des investisseurs privés (américains en premier lieu).

Il a effectué un rétropédalage qui situe bien le personnage. Il a fait machine arrière. Hier, il s’est fendu d’un communiqué à travers lequel il annonce avoir renoncé à son projet de vente de parts de la Coupe du monde de la FIFA pour préserver l’unité des rangs au sein de la grande famille du football.

Ce renoncement n’est pas le premier de sa part. N’est pas lui qui a soufflé aux grands clubs européens de lancer la Superligue des clubs d’Europe juste pour mettre dans la gêne l’UEFA ?

Lorsque celle-ci a menacé d’exclure de ses rangs les clubs qui étaient prêts à créer cette nouvelle compétition, entre autres le Réal Madrid, le FC Barcelone, la Juventus…, les clubs ont renoncé, et du jour au lendemain, la FIFA s’est rangée du côté de l’UEFA et renié sa position initiale. Depuis l’avènement de Gianni Infantino (2016), la FIFA et l’UEFA jouent au chat et à la souris… mais restent solidaires sur l’essentiel. Leurs intérêts.

La mise en sourdine de la Superligue, avec la précieuse aide, la FIFA a débouché sur un accord qui semblait impossible entre les deux institutions. L’organisation de la Coupe du monde des clubs l’été dernier (2025) aux Etats-Unis. L’UEFA a oublié la surcharge du calendrier, le rythme démentiel des compétitions inter clubs, la chaleur, les risques de blessures des joueurs.

Elle a validé le projet, accepté les généreux millions de dollars distribués aux clubs qui ont participé à la Coupe du monde des clubs 2025. Les relations et rapports entre les deux entités ont toujours reposé sur le profit et les intérêts.

Il en sera tout ainsi tant la gouvernance à la FIFA et à l’UEFA ne changera pas. Une preuve pour étayer ce propos ?

L’UEFA a-t-elle une fois évoqué le renvoi de Gianni Infantino ? Jamais. Les deux instances jouent des partitions qui ne dérangent pas les équilibres en place. Finalement, l’UEFA s’accommode bien de la présence de son encombrant partenaire. N’était-elle pas la première Confédération avec la CAF à avoir affiché son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un 4e mandat (en mars 2027) à la tête de la FIFA, alors que les statuts de cette dernière sont formels. Pas plus de 3 mandats. Lui, il fonce à toute vitesse vers le 4e mandat parce que ses affidés africains et européens ont grandement contribué à la violation des statuts de la FIFA pour lui offrir le mandat de trop.

Y a-t-il une occasion plus propice que celle qui se présente aujourd’hui pour se débarrasser de cet encombrant présent ? Malheureusement, rien ne bougera. L’ordre en place sera maintenu.
L’Europe ne lâchera pas facilement le poste de président de la FIFA.

Pourtant, si elle veut changer le cours de l’histoire, elle dispose de tous les moyens juridiques, statures, réglementaires pour pousser Gianni Infantino à la porte. Elle ne le fera pas. Finalement, dans cette histoire, c’est qui le dindon de la farce ? La Confédération africaine de football comme toujours. Alors que les 5 autres Confédérations ont manifesté leur désaccord sur le projet piloté par le président de la FIFA, celui de la CAF, Patrice Motsepe, a envoyé une mouture du projet aux présidents des Fédérations africaines pour études et enrichissement.

Totalement déconnecté de la réalité. Il a une fois décrédibilisé le football africain et ses acteurs. La fièvre va vite retomber et les responsables du football au plan continental et mondial vaqueront tranquillement à leurs juteuses affaires. Ne dit-on pas que le ballon est rond et roule sur le gazon, le tuf et les pelouses synthétiques ?
Yazid Ouahib

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