La Rentrée scolaire fixée au 6 septembre : Les appels au report se multiplient
Le ministère de l'Éducation nationale maintient la rentrée scolaire au 6 septembre 2026 malgré les appels croissants à la reporter en raison des canicules dans le Sud.
Syndicats et parlementaires, dont le groupe MSP et le député Mourad Khaoua, dénoncent des températures dépassant 45°C et l'insuffisance de la climatisation, menaçant la santé et l'apprentissage des élèves.
Le ministre affirme que cette date s'inscrit dans le calendrier de la rentrée sociale fixé par les hautes autorités, limitant sa marge de manœuvre pour un report.
Ce débat récurrent, déjà présent l'an dernier, oppose l'uniformité du calendrier national aux réalités climatiques des régions méridionales.
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Les autorités maintiendront-elles le calendrier de la rentrée scolaire ou céderont-elles aux appels de plus en plus insistants en faveur d’un report ?
A un peu plus d’un mois de la rentrée 2026-2027, prévue le 6 septembre, le débat ressurgit avec force. Syndicats, parlementaires et professionnels de l’éducation estiment que le maintien de la rentrée au 6 septembre est difficilement compatible avec les fortes chaleurs qui persistent dans les régions du Sud. Mais pour l’heure, le ministère de l’Education nationale ne donne aucun signe d’inflexion. Son premier responsable a réaffirmé samedi son engagement à préparer minutieusement la rentrée du dimanche 6 septembre 2026, conformément au calendrier de la rentrée sociale arrêté par «les hautes autorités du pays».
Il a appelé l’ensemble des services centraux et déconcentrés à achever, dans les délais impartis, les préparatifs organisationnels, pédagogiques et logistiques afin d’assurer un démarrage normal des cours sur tout le territoire national. Cette position ne dissipe toutefois pas les interrogations. Les partisans d’un report affirment qu’une rentrée début septembre, alors que les températures dépassent régulièrement les 45°C dans plusieurs wilayas du Sud, expose élèves et personnels à des conditions particulièrement éprouvantes et peu propices aux apprentissages. Hier, le Syndicat national des travailleurs de l’éducation a ainsi interpellé le ministre de l’Education nationale pour l’inviter à prendre en compte les spécificités climatiques des régions méridionales.
Le Syndicat souligne que les fortes chaleurs, combinées «aux insuffisances relevées dans certains établissements en matière de climatisation», risquent de rendre les salles de classe difficilement supportables au moment de la reprise. Les parlementaires se sont également saisis du dossier. Plusieurs députés ont interpellé le ministre de l’Education nationale afin de réclamer un réexamen de la date de la rentrée scolaire. Le groupe parlementaire du MSP a ainsi adressé une demande au ministre, l’appelant à reporter la rentrée scolaire prévue le 6 septembre, estimant que les fortes chaleurs qui persistent dans plusieurs wilayas du Sud justifient un réexamen du calendrier scolaire. Parallèlement, le député Mourad Khaoua, élu de la circonscription d’El M’Ghaïer, a lui aussi saisi le ministre de l’Education nationale d’une demande distincte.
«Bien-être physique et psychologique des élèves»
Dans sa requête, il invoque les conditions climatiques particulièrement difficiles que connaissent les wilayas du Sud au début du mois de septembre, avec des températures pouvant atteindre des niveaux extrêmes. Le parlementaire met en garde «contre les conséquences de cette situation sur la santé et la sécurité des élèves, des enseignants et de l’ensemble des personnels du secteur». Aussi, il a souligné l’impact des fortes chaleurs «sur le bien-être physique et psychologique des élèves, leur capacité de concentration et d’assimilation des cours, ainsi que les risques liés au stress thermique».
Notons que cette revendication n’est pas nouvelle. L’an dernier déjà, plusieurs parlementaires et représentants du secteur de l’éducation avaient réclamé un calendrier différencié pour les régions méridionales, estimant que l’application uniforme de la date de la rentrée ne tenait pas suffisamment compte des réalités climatiques du Sud. Le débat ressurgit cette année avec la même question : faut-il maintenir la rentrée scolaire au 6 septembre ou la reporter afin de tenir compte des conditions climatiques qui prévalent dans les régions du Sud ?
La question est d’autant plus délicate que le ministre de l’Education nationale a rappelé que la date du 6 septembre s’inscrit dans le cadre du calendrier de la rentrée sociale fixé par les hautes autorités du pays, ce qui dépasse le seul champ de compétence de son département.Nabila Amir
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