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Moyen-Orient : Trump suspend les frappes contre l’Iran en espérant un «accord rapide»

Par B. M.7 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Donald Trump a annoncé sur Truth Social avoir annulé une offensive militaire contre l'Iran, affirmant que des progrès dans les négociations incluaient la réouverture du détroit d'Ormuz et la fin de la menace nucléaire.

L'Iran dément avoir demandé l'apaisement ou accepté un accord sur le détroit, prévenant que toute action hostile provoquerait une riposte décisive de ses forces armées.

Le Centcom américain contredit les allégations iraniennes de fermeture du détroit, assurant que des milliers de navires l'ont traversé librement ces quatre derniers mois.

La tension retombe après l'escalade de la semaine dernière qui a vu une frappe de drone non revendiquée toucher le port égyptien de Damiette.

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El Watan

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Donald Trump a affirmé avoir annulé une offensive militaire contre l’Iran en laissant entendre que des progrès étaient réalisés malgré tout dans les négociations entre Washington et Téhéran. C’est ce qu’a déclaré le président américain dans un post publié samedi soir sur le réseau Truth Social.

« Les États-Unis sont prêts à passer à l’action contre la République islamique d’Iran, avec un niveau de terreur militaire, de force et de puissance sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale», a-t-il écrit au début de son message, avant de préciser que «l’Iran et d’autres pays du Moyen-Orient viennent de nous demander de suspendre toute attaque, les grandes lignes d’un accord ayant été convenues. Cela inclurait l’ouverture immédiate, complète et totale du détroit d’Ormuz, ainsi que la fin de la menace nucléaire iranienne ».

Et d’annoncer : «Compte tenu de cette demande, j’ai accepté, dans l’intérêt futur du monde, et, par la même occasion, de la survie d’un Iran prospère et florissant, d’annuler l’attaque, à condition de parvenir rapidement à conclure un accord. L’Etat d’Israël se joint à moi dans cet engagement.» Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), le prince Mohammad ben Salmane a échangé samedi par téléphone avec Trump. Au cours de cet entretien, Mohammad ben Salmane «a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour désamorcer la tension, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement ouvrant la voie à des solutions diplomatiques qui aboutissent à des résultats positifs, afin de préserver la sécurité et la stabilité de la région et d’éviter d’être entraînés dans un conflit plus vaste dont les répercussions affecteraient la sécurité et la stabilité régionales et internationale», rapporte l’agence saoudienne. Des médias américains ont soutenu que les Etats-Unis envisageaient de nouveaux bombardements massifs contre l’Iran. La chaîne CBS News a évoqué la possibilité de frappes pouvant cibler des raffineries pétrolières et des centrales électriques, avec le soutien de l’armée israélienne.

De son côté, l’Iran a démenti avoir appelé à l’apaisement des tensions entre les deux parties en conflit depuis le 28 février 2026. L’agence Mehr a indiqué hier que Téhéran n’a jamais demandé aux Etats-Unis de suspendre ses frappes, qualifiant ces allégations de «nouveau mensonge».

«Aucun accord sur le détroit d’Ormuz»

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu séparément, hier, par téléphone, avec le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, ainsi que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, les «mettant en garde contre les ‘conséquences des actions agressives et déstabilisatrices des Etats-Unis’, et soulignant que ‘l’Iran était prêt à se défendre’», rapporte l’agence Irna.

«Toute action hostile de la part des Etats-Unis ou d’Israël — ou toute participation ou coopération des pays de la région à de telles actions — se heurterait à une riposte décisive et proportionnée de la part des puissantes forces armées iraniennes», a en outre prévenu M. Araghchi dans un entretien téléphonique avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Bin Farhan, selon un message publié par le chef de la diplomatie iranienne sur Telegram. L’agence Fars a fait savoir à son tour ce dimanche que «des sources iraniennes bien informées ont démenti les allégations relayées par plusieurs médias hostiles, selon lesquelles la République islamique d’Iran aurait accepté un plan visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, soulignant que la politique de Téhéran concernant cette voie navigable stratégique reste inchangée». Une source «proche de l’équipe iranienne chargée des négociations sur le nucléaire», a assuré au même média que «la République islamique d’Iran n’est parvenue à aucun accord concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, et les informations publiées à ce sujet sont fausses».

La même agence de presse s’est fait l’écho de la réaction d’une «source militaire bien informée» qui, elle aussi, «a réfuté cette affirmation, la qualifiant de totalement infondée». «Tant que les Etats-Unis poursuivront leurs actions hostiles et leurs actes d’agression, le détroit d’Ormuz restera fermé. Le passage ne sera autorisé que par la route désignée, en coordination avec la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et après obtention d’une autorisation de transit par le détroit d’Ormuz. Toute autre route sera considérée comme dangereuse, et les navires qui tenteront de l’emprunter seront inévitablement confrontés à des incidents», a averti ce responsable militaire sous couvert d’anonymat. L’agence Fars observe que «le 2 août, un grand nombre de navires commerciaux ont été aperçus en attente au nord du détroit d’Ormuz, alors que les forces armées iraniennes maintenaient leurs restrictions de passage dans cette voie navigable stratégique».

«Des milliers de navires ont traversé le détroit»

«Les autorités militaires iraniennes ont déclaré que le détroit d’Ormuz restait fermé et que tout navire souhaitant le franchir devait obtenir une autorisation conformément aux procédures établies par la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI)», ajoute Fars. Le Commandement central américain au Moyen-Orient (Centcom) a cependant précisé dans un post publié sur X vendredi 31 juillet : «Une fois de plus, le gouvernement iranien affirme avoir fermé le détroit d’Ormuz. Ceci est faux. (…) Le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation commerciale.

L’Iran ne le contrôle pas. Des milliers de navires ont traversé cette voie maritime internationale au cours des quatre derniers mois.» Malgré cette guerre des mots, force est de constater que la température est retombée sur le terrain des affrontements entre les Etats-Unis et l’Iran après les pics de tension de la semaine dernière où l’on a vu le conflit s’étendre à l’Irak et même à l’Egypte où, mercredi, le port de Damiette a été la cible d’une frappe de drone, provoquant un incendie ravageur qui a touché deux navires dont un méthanier de stockage de gaz. Cette attaque, convient-il de le signaler, n’a toujours pas été revendiquée.
B. M.

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