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Rapprochement Algérie-Espagne : Mécontentement et coups bas du Makhzen

Par Chahreddine Berriah4 min de lecture
Rapprochement Algérie-Espagne : Mécontentement et coups bas du Makhzen
Résumé IA

Le rapprochement entre l'Algérie et l'Espagne provoque une vive réaction du Maroc, accusé d'avoir envoyé 60 000 migrants vers Ceuta pour faire pression sur Madrid.

Le différend porte aussi sur le Sahara occidental, l'Espagne examinant une loi accordant la nationalité aux Sahraouis, ce qui irrite Rabat.

L'Association marocaine des droits humains dénonce l'instrumentalisation des migrants et signale l'absence de bilan officiel malgré 200 morts rapportés par des sources espagnoles.

Le silence des autorités marocaines sur les victimes et les arrestations alimente les critiques sur la gestion de cette crise migratoire.

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Une ère nouvelle qui a coïncidé incroyablement avec une forte pression migratoire à Ceuta, révélant les raisons indubitables du mécontentement et de la panique du Makhzen.

Aussi, ce dernier, conseillé par Israël, les USA et la droite et extrême droite européenne, actionne ses plans machiavéliques pour faire diversion et tenter de saborder la nouvelle donne, ce nouveau dialogue renouvelé entre Alger et Madrid qui bouscule l’équilibre géopolitique maghrébin. Le soir même de son discours, à l’occasion de la Fête du trône, le roi vacillant envoie pas moins de 60 000 de ses sujets dont des repris de justice, des militaires, femmes, enfants pour «envahir» Ceuta. Une stratégie lâche pour faire pression sur le gouvernement espagnol.

A ce sujet, les témoignages des Marocains harraga sont accablants.

Autre motif ayant provoqué de fortes crispations et une opposition de la monarchie alaouite, c’est la position de l’Espagne concernant le Sahara occidental qui n’épouse plus les calculs et la cupidité du Makhzen. Mieux, c’est cette proposition de loi pour octroyer la nationalité aux Sahraouis, examinée par la commission de la justice du Parlement espagnol qui a poussé la colère du Maroc à son paroxysme. C’en était trop pour un Maroc vivotant dans ses paradoxes, ses injustices vis-à-vis de son peuple appauvri et assujetti de plus en plus à la dictature d’un régime qui ne tient qu’à un fil. Peine perdue pour un régime qui, à chaque fois, sort son arme favorite pour tenter de faire pression, la migration. L’instrumentalisation a été trop voyante, cette fois encore, elle a été dévoilée par la société civile et l’apposition internes et de l’opinion internationale, hormis ceux qui tournent le dos à une réalité, parce que complices de cette fourberie.

Dans un communiqué, l’Association marocaine des droits humains (sections de M’diq, de Tétouan, de Nador, de Paris, de Bruxelles) dénonce l’instrumentalisation de la tragédie des personnes migrantes et demandeuses d’asile au service de politiques migratoires.
«Ces afflux, inédits par leur ampleur, s’inscrivent dans des contextes national et régional marqués par l’aggravation de la crise économique et sociale, et la poursuite de l’instrumentalisation politicienne de la question migratoire…».

Du chaos au silence

Selon le document en question, à Fnideq d’où sont partis les dizaines de milliers de migrants, «les forces de l’ordre ne se sont pas mobilisées, ni ne sont intervenues pour empêcher des milliers de migrants d’atteindre Sebta par voie terrestre et maritime. Ils y sont parvenus sous les yeux des autorités…».
L’Espagne de Pedro Sanchez paie, aussi, ses positions courageuses et justes envers la Palestine. Un véritable affront à Netanyahu et Trump qui maintiennent Mohammed VI dans la région méditerranéenne comme serveur de soupe. Sale besogne d’un roitelet prêt à sacrifier son peuple pour accomplir sa mission et réaliser son unique programme : assurer et garantir la pérennité de son trône à sa famille prédatrice…

Après ce chaos, les autorités alaouites se murent toujours dans leur mutisme inquiétant. Aucune communication sur les victimes dont des sources espagnoles parlent du chiffre de 200 morts, des dizaines de disparus, ni sur les arrestations. Aucun bilan, aucune explication. Aucun deuil national décrété !Chahredine Berriah

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