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Défis multiples pour les locales

Par Djaffar Tamani5 min de lecture
Défis multiples pour les locales
Résumé IA

Les partis politiques algériens se mobilisent dès l'été pour préparer les élections locales de novembre, échéance cruciale pour la vie quotidienne des citoyens.

Le faible taux de participation aux législatives de juillet impose de raviver l'intérêt électoral en misant sur les préoccupations concrètes — routes, écoles, dispensaires — que les électeurs ont exprimées lors de la dernière campagne.

La dynamique de rajeunissement et de modernisation initiée à l'APN doit désormais gagner les assemblées locales, longtemps paralysées par l'inertie et l'absence de profils compétents issus du monde entrepreneurial.

Les nouveaux codes communal et de wilaya, attendus au Parlement, conféreront aux élus le rôle d'acteurs du développement local, conditionnant leur efficacité à l'engagement réel de la jeunesse en politique.

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Un climat laborieux s’installe dans les états-majors politiques, au cœur de la saison estivale. Pour les responsables des organisations politiques, il n’y a pas de vacances, ni de motif pour relâcher la mobilisation après les élections législatives de juillet.

En novembre, le mandat des élus locaux arrivera à son terme, et la perspective d’une échéance électorale à très fort impact sur la vie des citoyens s’inscrit déjà dans l’agenda immédiat des acteurs de la scène nationale. Ils annoncent sur leurs canaux de communication numériques un train de mesures visant à réorganiser et renforcer les structures locales, afin de mieux les préparer à appréhender un rendez-vous politique qui réaffirmera ou redéfinira la présence et l’ancrage des organisations respectives.

Le taux de participation lors du dernier scrutin ayant été notablement modeste, le défi premier est de susciter un plus fort engouement des électeurs pour élever le niveau de représentativité des futures instances élues et rehausser le potentiel managérial des nouvelles équipes à la tête des assemblées locales. La tâche consistant à réunir les conditions d’une plus forte participation électorale sera d’autant plus aisée qu’il s’agit d’une échéance qui mettra à l’ordre du jour les contraintes vécues par les habitants dans leur vie quotidienne.

Lors de la campagne pour les législatives, il a été constaté que les préoccupations élémentaires des citoyens avaient pris le pas sur d’autres volets pouvant constituer le programme des postulants à un mandat parlementaire.

Dans les meetings et les rencontres de proximité organisés par les candidats à la députation, comme sur les réseaux sociaux, les interventions des citoyens étaient axées sur les lacunes enregistrées dans les collectivités locales, allant de l’état des routes à la dégradation urbaine, en passant par les insuffisances signalées dans les structures de base, comme les écoles ou les salles de soins, dont l’aménagement et l’entretien reposent en partie sur les moyens des APC.

Lors de la campagne électorale jusqu’au jour de l’installation des nouveaux députés, ces derniers ont repris et appuyé les requêtes exprimées par les citoyens, tout en ayant conscience que la dynamique de changement et de rénovation est nécessairement et prioritairement amorcée par les instances représentatives locales. Un nouveau challenge, aux confluences du progrès, de la compétence et de l’efficience, se dessine en perspective du renouvellement des assemblées locales et recueille l’adhésion grandissante de l’opinion publique depuis l’élection de la présidente de l’Assemblée populaire nationale, après les élections législatives du 2 juillet.

Ce vent de modernisation et de rajeunissement a pour vocation de souffler sur les assemblées locales, en attente depuis des décennies d’une évolution qui leur permettra de se mettre au diapason de la société, et consolidera leur capacité à prendre en charge ses aspirations. Un plafond de verre empêche encore des potentialités présentes au sein de la collectivité d’accéder aux centres de décision alors qu’elles déploient leurs performances dans des entreprises en pleine expansion et à la pointe de l’innovation, particulièrement les start-up, portant les ambitions de croissance dans différents secteurs de la vie nationale.

La question aujourd’hui n’est plus seulement d’enrayer le syndrome du blocage des assemblées locales et de faire perdurer un fonctionnement oscillant entre l’inertie et la quête perpétuelle de moyens et de subventions, mais de favoriser l’avènement de staffs de direction et de gestion aguerris à l’initiative entrepreneuriale pouvant garantir la résolution des problématiques posées au niveau local.

Les nouveaux codes communal et de wilaya, qui seront soumis au vote du Parlement à la prochaine session, confèrent aux élus locaux la mission d’acteurs du développement. Pour assumer ce rôle qui s’inscrit au cœur de l’entreprise de création de richesse et d’emplois représentant l’attente première des populations locales, il faudra donner corps et consistance à l’engagement des jeunes dans la vie politique.

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