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Invasion de Ceuta (enclave espagnole) : Un complot des services de renseignement marocains

Par Chahreddine Berriah4 min de lecture
Invasion de Ceuta (enclave espagnole) : Un complot des services de renseignement marocains
Résumé IA

L'invasion de l'enclave espagnole de Ceuta par plus de 60 000 Marocains en mai 2021 aurait été orchestrée par les services de renseignement marocains, selon des révélations de la presse espagnole et américaine.

La Garde civile espagnole a identifié des agents des renseignements marocains infiltrés parmi les migrants et affirme que les gendarmes marocains ont facilité le passage en transportant des groupes en camions vers la frontière.

Le New York Times a recueilli des témoignages de migrants confirmant qu'ils ont été encouragés et aidés par les forces de sécurité marocaines pour traverser illégalement vers Ceuta.

Le bilan officiel fait état de 76 morts, de nombreux blessés et disparus, sans qu'aucun deuil national ne soit décrété, tandis que le chef du gouvernement marocain partait en vacances en Espagne deux jours après les événements.

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El Watan

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Dès le départ, cette invasion de l’enclave espagnole par plus de 60 000 Marocains sentait le «coup fourré».

Trois jours après cet événement ayant fait le tour du monde, la thèse du complot du Makhzen pour déstabiliser le gouvernement de Pedro Sanchez et toute la région de la Méditerranée s’est précisée.
Le journal El Espanol a rapporté que la Garde civile espagnole a identifié des agents des services de renseignement marocains parmi les milliers de personnes ayant traversé la frontière marocaine vers Ceuta.

«La Garde civile a détecté, grâce au système de caméras déployé à la frontière de Ceuta, la présence d’agents du service de renseignement marocain infiltrés parmi les groupes de migrants qui ont accédé de manière irrégulière à la ville, lors de la dernière vague migratoire.»

En outre, les sources du même média signalent que «les services de renseignement marocains avaient manifestement pour tâche de faciliter le passage des migrants illégaux vers le côté espagnol… la présence de membres des services de renseignement marocains mêlés aux migrants ne constitue pas un fait isolé, mais un phénomène que la Garde civile affirme avoir détecté lors des épisodes antérieurs de pression migratoire sur Ceuta et Melilla».

El Espanol indique également que «les gendarmes marocains ont eux aussi contribué à ce passage en force vers la ville de Ceuta (…). Dans certaines des vidéos qui ont circulé cette semaine sur l’arrivée de plus de 50 000 immigrants à la frontière de Ceuta, on y voit comment les gendarmes marocains les transportaient dans des camions pour les rapprocher de la ville. Les témoignages sur la collaboration des forces marocaines et leur passivité sont nombreux ces derniers jours…»

Démasqué, le Makhzen s’est muré dans un silence tombal, avant de «pondre» un communiqué qui n’a convaincu personne. Un Makhzen accablé par des témoignages récoltés, entre autres, par The New York Times, le journal américain, auprès de jeunes migrants ayant fait la traversée et qui affirment qu’ils ont été encouragés, voire aidés, par les services de sécurité marocains pour passer la frontière.

Mal inspirées, les autorités alaouites avaient programmé cette invasion ridicule le soir-même où Mohammed VI prononçait son discours à l’occasion de la Fête du trône. Conséquences de ce plan machiavélique du Makhzen : 76 morts officiellement, un nombre indéterminé de blessés et des disparus.
Perplexes, des citoyens marocains déplorent le départ en vacances sur une île espagnole d’Akhannouch, le chef du gouvernement marocain, 48 heures après cette «guerre» innommable menée par son régime.

«Du mépris total pour un peuple qui vit une des pires situations sociales depuis des années.»
Aucun deuil national n’a été décrété pour les victimes de cette énième «bêtise» royale. Une autre indifférence, un autre mépris à l’égard des Marocains libres. Chahredine Berriah

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