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Campagne anti-algérienne en France : de Villepin et Ségolène Royal répliquent

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
Campagne anti-algérienne en France : de Villepin et Ségolène Royal répliquent
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En France, le parlement a adopté une résolution de dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration, initiative portée par l’extrême droite, ce qui a suscité de nouvelles voix appelant au dialogue avec l’Algérie.
Dominique de Villepin a qualifié ce geste de « brutalité inouïe » et a appelé à reprendre le dialogue pour éviter des drames humains, régler la situation de Boualem Sansal et Christophe Gleizes et préserver la coopération économique et géopolitique, notamment au Sahel.
Ségolène Royal a dénoncé les arguments anti-algériens, rappelant que le travail des Algériens en France profite aux entreprises françaises et affirmant que l’Algérie française aurait donné l’égalité des droits à tous les Algériens.

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Des voix d’apaisement, les mêmes, s’élèvent en France à la suite de l’adoption par le parlement d’une proposition de résolution de l’extrême-droite visant à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration.

Dominique de Villepin et Ségolène Royal sont de nouveau montés au créneau pour fustiger l’attitude du courant extrémiste envers l’Algérie et les Algériens.

« Un geste de brutalité inouïe »

L’adoption de la résolution visant à dénoncer l’accord de 1968, jeudi 30 octobre, est pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac un “geste d’une brutalité inouïe” qui contrarie les premiers signes d’apaisement constatés ces derniers jours.

“Les fils que nous pouvions espérer tirer à la suite de la présence de notre ambassadeur lors des commémorations du manifestations de 1961, à la suite de l’échange de messages entre Laurent Nunez et son homologue le ministre de l’Intérieur algérien, tout ça effectivement est rompu par ce geste qui est d’une brutalité inouïe”, a déploré Dominique de Villepin dimanche sur BFMTV.

L’ancien chef de la diplomatie française a jugé impératif de reprendre le dialogue avec l’Algérie, pour plusieurs raisons.

Dominique de Villepin et Ségolène Royal fustigent le courant anti-algérien 

D’abord pour mettre fin aux “drames humains considérables” causés par “l’idéologie”. “On ne peut pas nier l’importance des relations humaines qui existent de part et d’autre et il faut mesurer dans quelle situation nous sommes aujourd’hui sur le plan juridique à la suite de tout cela : des familles qui ne peuvent plus se voir, des grands parents qui ne peuvent plus voir leurs petits enfants, des étudiants qui ne peuvent pas rejoindre leur université”, a-t-il égrené.

Il y a ensuite l’impératif de régler la situation de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, “qui doivent pouvoir revenir”, et aussi celui de ne pas hypothéquer l’ensemble des relations entre les deux pays sur les plans économique et géopolitique.

“La situation du Sahel ne cesse de se détériorer, le Mali est en grande difficulté avec des conséquences sur la situation terroriste dans cette région qui est très importante pour nos deux Etats. Nous devons développer notre coopération”, a plaidé De Villepin.

De son côté, Ségolène Royal a démonté les arguments anti-algériens de l’extrême-droite. Ceux qui soutiennent que l’accord de 1968 coûterait deux milliards d’euros par an à la France, “ont la malhonnêteté de cacher combien le travail des Algériens en France rapporte aux entreprises françaises”, a écrit sur X la candidate socialiste aux élections présidentielles de 2007.

S’agissant des partisans de l’Algérie française, Royal souligne qu’ “ils n’ont aucune honte devant leurs contradictions”. “L’Algérie française”, rappelle-t-elle, “aurait rendu tous les Algériens français à égalité de droit”.

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