Économie

Le cash va-t-il disparaître en Algérie ? Le nouveau plan de la Banque d’Algérie

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Le cash va-t-il disparaître en Algérie ? Le nouveau plan de la Banque d’Algérie
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La Banque d’Algérie a officialisé la création du Comité national des paiements chargé d’élaborer une stratégie pour développer les paiements électroniques et réduire la dépendance au cash.

L’instance, présidée par le gouverneur de la Banque centrale, réunit ministères, banques, Algérie Poste et organismes de sécurité pour coordonner le déploiement d’outils numériques accessibles et sécurisés.

Le comité produira des statistiques régulières sur l’adoption des moyens de paiement scripturaux afin de mesurer la progression de cette transition progressive vers une économie davantage numérisée.

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La Banque d’Algérie a officialisé un nouveau cadre destiné à accélérer le développement des paiements électroniques dans le pays. Avec la mise en place du Comité national des paiements, les autorités veulent moderniser les circuits financiers et encourager l’utilisation de solutions alternatives au cash.

Publié au Journal officiel, ce règlement précise l’organisation et les missions de cette instance créée en avril 2024. Son objectif est d’élaborer une stratégie nationale pour développer les moyens de paiement scripturaux, comme les cartes bancaires, les virements et les transactions électroniques.

Une nouvelle étape pour réduire la dépendance au cash en Algérie

En Algérie, le cash reste largement utilisé dans les transactions quotidiennes. Les paiements en espèces occupent encore une place importante dans les habitudes des particuliers et des entreprises. Face à cette situation, la Banque d’Algérie souhaite favoriser une évolution progressive des pratiques financières. Le Comité national des paiements aura pour mission d’accompagner cette transition en facilitant le déploiement des outils numériques et en suivant leur adoption à travers le pays.

La stratégie ne prévoit pas une disparition immédiate de l’argent liquide. Elle vise plutôt à développer un environnement où les paiements électroniques deviennent plus accessibles, plus sécurisés et davantage utilisés par les citoyens.

Un comité chargé de moderniser les systèmes de paiement

Le nouveau règlement donne au comité un rôle de coordination entre les différents acteurs du secteur financier et administratif. L’instance est placée sous la présidence du gouverneur de la Banque d’Algérie ou de l’un de ses vice-gouverneurs.

Elle rassemble des représentants de plusieurs ministères, notamment ceux chargés des Finances, de la Justice, du Commerce, de la Poste, de la Numérisation ainsi que de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.

Le dispositif intègre également des représentants du secteur bancaire, d’Algérie Poste, de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF) et des structures spécialisées dans la monétique.

Des représentants des organismes de sécurité participent aussi aux travaux afin de traiter les questions liées à la protection des transactions et à la fiabilité des infrastructures numériques.

Des données pour mesurer la progression des paiements électroniques

Le règlement prévoit également la création d’un secrétariat permanent chargé d’assurer le suivi technique des travaux du comité. Cette structure devra préparer les études nécessaires, organiser les échanges entre les membres et centraliser les informations concernant l’évolution des paiements électroniques en Algérie.

Le comité devra transmettre régulièrement aux pouvoirs publics des statistiques sur la diffusion et l’utilisation des moyens de paiement scripturaux. Ces données permettront d’évaluer la progression des solutions numériques face au recours traditionnel au cash.

Une transformation progressive des habitudes de paiement

La nouvelle réglementation marque une volonté claire de moderniser le système financier algérien. Le développement des paiements électroniques peut répondre à plusieurs objectifs, comme améliorer la traçabilité des transactions, faciliter les échanges commerciaux et renforcer l’intégration des flux financiers dans les circuits officiels.

Le cash ne devrait donc pas disparaître rapidement en Algérie. La réforme engagée par la Banque d’Algérie vise plutôt à installer progressivement de nouvelles habitudes de paiement et à créer les conditions d’une économie davantage tournée vers les solutions numériques.

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