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Selon le secrétaire américain au trésor Scott Bessent : Un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz serait imminent

Par M. B.7 min de lecture
Selon le secrétaire américain au trésor Scott Bessent : Un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz serait imminent
Résumé IA

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé qu'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz et garantir la liberté de navigation pourrait être conclu mardi ou mercredi.

Un cargo libérien, le Minoan Pioneer, a été visé par un projectile dans la nuit, faisant un disparu et déclenchant un incendie à bord.

Téhéran revendique sa souveraineté sur le détroit et qualifie l'intervention américaine de piraterie, tandis que Reuters révèle que les États-Unis ont épuisé leurs stocks de missiles de longue portée.

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El Watan

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Après plusieurs jours de tensions et une escalade militaire qui a replongé la région du golfe Arabo-Persique dans la guerre, les espoirs d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran renaissent. Trump a multiplié cette semaine les déclarations créditant la thèse d’une reprise des pourparlers.

Et hier, c’est le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui a annoncé une reprise imminente des négociations. Intervenant dans l’émission Squawk Box (haut-parleur) sur CNBC, il a assuré qu’un accord pourrait être conclu «mardi ou mercredi» pour rouvrir le détroit d’Ormuz en garantissant la «liberté de circulation» des navires commerciaux dans le point de passage stratégique fermé par l’Iran depuis le début du conflit. «Nous sommes en pourparlers avec les Iraniens», a-t-il lancé, selon un résumé de l’interview publié sur le site de la chaîne CNBC. «Il est possible que nous parvenions aujourd’hui ou demain (4 ou 5 août, ndlr) à un accord visant à rouvrir le détroit et à évoluer vers une situation plus normale dans ce conflit», a-t-il souligné.

Et de préciser en réponse à une question où il lui était demandé si, d’après lui, l’Iran allait percevoir un péage : «Il s’agirait d’une liberté de circulation.» Alors que les prix du brut ont enregistré une chute après ces propos, M. Bessent a renchéri en affirmant que «les prix devraient encore baisser lorsque les centaines de navires bloqués dans le golfe Persique pourront en sortir». «Il ne s’agit pas seulement de l’énergie. Il s’agit aussi d’engrais, de produits raffinés et de divers gaz industriels», a détaillé le secrétaire américain au Trésor. «Nous pourrions assister à un important mouvement de reprise des échanges à mesure que ces prix baisseront», a-t-il ajouté.

Un cargo battant pavillon libérien ciblé

Le problème est que les annonces sur une reprise des négociations et celles sur l’imminence d’un accord définitif avec l’Iran n’ont fait que s’accumuler depuis plusieurs semaines sans que rien ne soit concrétisé. Et l’on se souvient comment, brusquement, alors que les pourparlers semblaient aller bon train après la signature du Protocole d’accord le 17 juin et la tenue des premières discussions directes entre les délégations iranienne et américaine en Suisse les 21 et 22 juin, Trump avait déclaré les négociations «terminées» le 8 juillet avant de lancer de nouvelles attaques contre l’Iran durant 13 jours d’affilée. «L’Iran a commencé à attaquer des pétroliers qui transitaient par le détroit d’Ormuz, le long des côtes d’Oman, sous la protection militaire des Etats-Unis. Téhéran souhaite que les navires traversent ses eaux territoriales lorsqu’ils empruntent le détroit. En représailles, Washington a lancé plus d’une douzaine de vagues de frappes aériennes et réimposé son blocus naval à l’Iran», rappelle CNBC.

Hier, un nouvel incident a été signalé au niveau du détroit d’Omuz : selon l’AFP qui cite une alerte de l’agence maritime britannique UKMTO, un «projectile inconnu» a visé un cargo dans la nuit de lundi à hier. L’incident est survenu «à quelque 20 milles nautiques (37 km) au nord-est de la ville omanaise d’Al Khasab», selon l’agence anglaise. Par ailleurs, la société de sécurité britannique Vanguard Tech, citée par l’AFP, a rapporté hier qu’«une personne est portée disparue sur le cargo frappé dans la nuit dans le détroit d’Ormuz, et un incendie est en cours à son bord». Vanguard Tech précise que le navire touché est le Minoan Pioneer, un bateau battant pavillon libérien. «Le projectile a apparemment touché la salle des machines, et un feu s’est déclenché près de la zone d’habitation. L’équipage lutte contre le feu et a besoin d’assistance», s’est alarmée la société de sécurité britannique.

Côté iranien, on continue à brandir l’argument de la souveraineté sur le détroit d’Ormuz pour expliquer les attaques contre les navires qui tentent de forcer le dispositif mis par la République islamique pour la navigation autour du détroit.

Lors de son point de presse de lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a insisté sur le fait que c’est l’ingérence américaine dans la gestion du détroit qui a provoqué les perturbations qui ont lourdement affecté le trafic maritime dans la région. Pour lui, l’administration d’Ormuz est exclusivement l’affaire des Etats riverains, à savoir Oman et l’Iran.

Les états-Unis à court de missiles à longue portée

Le porte-parole iranien a qualifié l’intervention militaire américaine dans la région de «piraterie». «Lorsque nous qualifions ces actions de piraterie, nous ne nous attendons pas à ce que les responsables américains se sentent gênés, car ils ont ouvertement admis qu’ils agissaient comme des pirates et en ont même tiré une certaine fierté», a martelé Esmaeil Baghaei, avant de faire remarquer : «Ces mesures reflètent clairement l’hostilité des Etats-Unis envers la nation iranienne et démontrent que Washington reste déterminé à suivre la voie de la confrontation avec l’Iran, malgré ses affirmations répétées selon lesquelles la diplomatie a également son importance.»

A retenir par ailleurs cette information donnée hier par Reuters et selon laquelle «l’armée américaine a épuisé une grande partie de son stock de missiles à longue portée de haute précision au cours de ses cinq mois de guerre contre l’Iran». L’agence britannique dit tenir cette information de «trois personnes ayant connaissance de ces données». Si cela venait à se confirmer, cette pénurie de missiles de longue portée a de quoi soulever «des inquiétudes quant à l’état de préparation de l’armée en vue de futurs conflits», note Reuters. D’après la même agence de presse, les missiles manquants «sont principalement des armes sol-sol de l’armée, connues sous les noms d’Army Tactical Missile Systems (ATACMS) et de Precision Strike Missiles (PrSM)». Et «les Etats-Unis ont utilisé pratiquement toutes ces armes», ont avoué deux de ces sources qui se sont confiées à Reuters.M. B.

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