Articles

Gaz naturel : l’Algérie renforce sa position en Europe centrale
L’Algérie a signé avec ČEZ un accord prolongeant d’un an l’approvisionnement en gaz destiné à la République tchèque, à compter du 1er octobre 2025. Le gaz sera livré via le gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie. Cette extension consolide la présence algérienne en Europe centrale et répond à une demande européenne croissante, l’Algérie restant le principal fournisseur de gaz de l’Italie et de l’Espagne et cherchant à renforcer ses accords dans la région, notamment avec la Slovénie.

Oligarques déchus : Naftal récupère 14 stations-service
En Algérie, l’État poursuit la récupération des biens détournés: Naftal annonce avoir repris 14 stations-service confisquées situées dans l’ouest du pays, issues d’une société condamnée pour corruption, les employés ayant été intégrés aux ressources humaines de l’entreprise. Cette démarche illustre l’engagement de l’État à récupérer le patrimoine national et à soutenir le développement économique tout en préservant l’emploi. D’autres biens confisqués ont été relancés récemment, notamment une usine de trituration de graines oléagineuses à Jijel et une usine de rond à béton à M’sila, et le président Tebboune a déclaré que l’État a récupéré 30 milliards de dollars de fonds détournés.

Changement à la tête du groupe public Madar
Madar Holding a annoncé, lors d’une session extraordinaire le mardi 14 octobre, la fin du mandat d’Amara Charaf Eddine en tant que PDG et la nomination d’un directeur général intérimaire. Lotfi Bouarara, jusqu’ici à la tête de Global Agri Food, filiale du groupe, prendra les rênes à partir du 15 octobre. Le communiqué explique ce remaniement par la volonté de renouveler les méthodes de gestion et d’améliorer la performance, tout en rappelant les participations et activités du groupe, notamment 49% dans UTC et Staem, 34% dans Renault Algérie Production, 20% dans ZF Algérie et 18% dans Tayal, ainsi que huit filiales actives dans l’agroalimentaire, le transport maritime et le football (CRB).

Importations : l’Algérie soumet de nouveaux produits au PPI
L’Algérie poursuit le renforcement du contrôle sur les importations pour lutter contre la fraude, encourager la production nationale et préserver ses réserves de change, en soumettant les importateurs au Programme prévisionnel d’importation (PPI) pour le 2e semestre 2025. Depuis début juillet, les sociétés qui importent des biens d’exploitation et d’équipement doivent présenter ce PPI validé par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, indispensable pour la domiciliation bancaire et le dédouanement des marchandises. Désormais, le PPI est aussi exigé pour les produits agricoles et pharmaceutiques destinés à la revente en l’état, selon une note de l’ABEF du 15 octobre, et les banques sont instruite de le réclamer lors des opérations de domiciliation correspondantes.

Tabacs en Algérie : les prix devraient encore augmenter en 2026
Le projet de loi de finances 2026 en Algérie prévoit de nouvelles hausses des taxes sur les produits tabagiques, dans le but d’augmenter les recettes et d’atteindre l’objectif OMS de 70% de prélèvement. Le TIC sera modifié avec une part fixe et un taux proportionnel de 15% pour les cigarettes et le tabac à narguilé (2.250 dinars/kg fixe), et 781 DA/Kg + 15% pour les tabacs à fumer et les tabacs à priser; les cigares et la cigarette électronique demeurent exemptés, et les tarifs seront harmonisés pour éviter les pratiques de déclaration fautive. Une taxe additionnelle de 10 dinars par paquet est également prévue, répartie entre deux fonds (urgences et soins médicaux, et lutte contre le cancer), avec des recettes estimées à environ 14 milliards de dinars hors TVA et 16,6 milliards avec TVA, sur la base des 1,4 milliard de paquets vendus en 2024.

Evolution du PIB de l’Algérie : ce que prévoit le PLF 2026
Le PLF 2026 prévoit que le PIB en valeur courante passe de 41 878,3 milliards DA en 2026 à 45 018,4 milliards DA en 2027 et 48 395,7 milliards DA en 2028, soit une hausse cumulée de 15,5% sur 2026‑2028, avec une croissance réelle de 4,1% en 2026, 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028 (4,4% en 2025 selon le PLF 2026). Hors hydrocarbures, le PIB devrait atteindre 36 286,5 milliards DA en 2026, puis 39 578,3 milliards DA en 2027 et 43 117,8 milliards DA en 2028, avec une croissance non pétrolière d’environ 4,9% en 2027 et 5% en 2028, et l’agriculture progresser de 6,2% avec une production céréalière atteignant 62 millions de quintaux en 2028 (contre 44 millions en 2026). Le président Tebboune a réitéré son objectif d’un PIB autour de 400 milliards de dollars d’ici 2027, soutenu par des projets structurants comme Gara Djebilet, le phosphate Bled el Hadba, la ferme Balada et Timimoun avec le groupe BF.

Energies renouvelables : malgré la crise, la France lorgne le marché algérien
Malgré la crise politique, les opérateurs économiques français gardent un œil sur les opportunités en Algérie dans les énergies renouvelables, Business France lançant le French Energy Day Algérie le 20 novembre à Paris pour stimuler les affaires dans ce secteur. L’Algérie vise 472 à 15 000 MW d’énergie renouvelable d’ici 2035, avec 6 000 MW à installer entre 2023 et 2027 dont 3 600 MW déjà contractés avec des consortiums internationaux, et un programme d’hydrogène vert visant jusqu’à 40 TWh/an à exporter vers l’Europe d’ici 2040. Le solaire est porté par le programme Solar 1000 W, avec un premier appel d’offres en 2021 pour 1 000 MW répartis sur onze sites dans plusieurs wilayas.

L’Algérie relance ses importations de blé dur
L’Office algérien des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres pour l’achat de 50 000 tonnes de blé dur, avec une date limite de soumission fixée au mercredi 15 octobre et des offres valables jusqu’au jeudi 16 octobre; les expéditions sont prévues en quatre périodes allant du 1er au 31 décembre, et l’origine du blé peut être facultative.
Reuters rappelle qu’Alger achète souvent plus que les volumes initiaux, et cette opération s’inscrit dans le contexte où l’Algérie avait indiqué cet été qu’elle était autosuffisante en blé dur après la récolte 2025, ce qui pourrait signifier pas d’importations en 2026.
Le contexte comprend une production estimée autour de 3 millions de quintaux et des projets comme Timimoun, tandis que le gouvernement cherche à augmenter les capacités de stockage à 9 millions de tonnes; le président Tebboune a aussi demandé un bilan précis des quantités récoltées en 2025.

Algérie : l’octroi du foncier industriel confié aux walis dès 2026 ?
Le PLF 2026 propose de décentraliser l’octroi du foncier industriel en autorisant les walis à attribuer certains terrains, situés dans les micro-zones d’activité, selon des modalités à préciser par voie réglementaire. Le but est de renforcer la décentralisation de la décision.
Par ailleurs, il établit que le foncier destiné à la promotion immobilière échappe à l’AAPI et prévoit de modifier l’article 82 de la loi de finances 2022 pour que la concession soit convertie en cession à la réalisation du projet et à l’obtention du certificat de conformité, après accord de l’organisme chargé de l’aménagement du foncier urbain. Le gouvernement rappelle que cette activité n’entre pas dans le cadre des incitations à l’investissement et rappelle les mesures introduites en 2024 pour encadrer le foncier de la promotion immobilière à caractère commercial, non couvert par le cadre de 2017 sur le foncier économique.

L’Algérie se prépare à taxer les véhicules roulant au GPL
- Le PLF 2026 prévoit de lever l’exonération de la vignette automobile pour les véhicules GPL (GPL/C), qui seront donc soumis à la vignette annuelle dès janvier 2026; seules les véhicules électriques/hybrides et ceux au GNC resteront exonérés.
- Cette mesure vise à concilier réduction de l’empreinte carbone et rationalisation de la consommation de gaz, car la forte utilisation du GPL pèse sur les volumes disponibles pour l’export et sur la production locale.
- L’article rappelle que la consommation de GPL a atteint 1,7 million de tonnes en 2023 et que l’État pousse aussi l’électrification (réseaux de recharge) et les projets énergétiques solaires, tout en préservant la priorité du marché intérieur.

Sonatrach conclut un contrat de 5,4 milliards $ avec un groupe saoudien
Sonatrach a signé un contrat d’exploration et d’exploitation d’un montant de 5,4 milliards de dollars avec le groupe saoudien Midad Energy North Africa, portant sur le champ Illizi Sud dans le bassin d’Illizi (à 100 km au sud d’In Amenas) sous une formule de partage de production. Le contrat dure 30 ans, avec une option de prolongation de 10 ans et prévoit une période d’exploration de sept ans. La signature, rapportée par la Télévision algérienne le 13 octobre, intervient comme le deuxième plus gros contrat de Sonatrach en moins de quatre mois, après l’accord de 1,3 milliard de dollars avec Eni en juillet; le CEO de Midad avait évoqué son intérêt pour investir en Algérie lors d’une visite en janvier et d’une réunion pré-signature avec le PDG de Sonatrach.

Algérie : des investisseurs ciblés par des tentatives d’escroquerie
L’Agence algérienne pour la promotion des investissements (AAPI) a dévoilé des tentatives d’escroquerie visant des investisseurs, démentant avoir envoyé des courriers leur demandant de régler des frais d’enregistrement. Des documents attribués à l’agence réclamant des droits d’enregistrement circulent, mais l’AAPI affirme qu’ils sont faux et sans lien avec elle, précisant que toute correspondance officielle passe par ses canaux agréés et porte ses signatures et sceaux. L’agence se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre quiconque participe à l’usurpation d’identité, à la falsification ou à la délivrance de documents en son nom.

Devises : l’euro se rapproche de la barre des 270 dinars algériens
L’euro a atteint 268 dinars sur le marché noir le 12 octobre, se rapprochant de la barre des 270 dinars qu’il ne devrait pas franchir au vu du rythme actuel (267,50 DZD le 5 octobre; 265 DZD le 10 juillet).
Le dollar a connu une hausse marquée sur le Square Port Said d’Alger, à 232,5 DZD le 12 octobre contre 229,5 DZD le 5 octobre, restant loin du record de 248 DZD le 9 décembre; sur le marché officiel, l’euro est à 151,8 DZD et le dollar à 130,28 DZD.
Malgré les mesures gouvernementales, la hausse demeure soutenue par une forte demande et une offre réduite, et les analystes estiment que le euro pourrait continuer à battre des records sur le dinar noir.

Destinations, leasing, salons VIP… Air Algérie renforce ses liens avec Turkish Airlines
Air Algérie et Turkish Airlines ont signé un mémorandum d’entente (MOU) ouvrant de nouvelles perspectives, avec un renforcement du partage de code et une coopération élargie dans le fret, le leasing d’avions, le catering, la maintenance, les opérations au sol et l’accès aux salons VIP. Selon les dirigeants, cet accord constitue une étape clé pour renforcer les liens économiques et culturels entre la Turquie et l’Algérie, dans le cadre d’une collaboration initiée en 2016 et élargie en 2024 à de nouvelles destinations.

Fiat produit sa première Grande Panda en Algérie
Fiat a franchi une étape historique en Algérie en produisant sa première Grande Panda entièrement localisée en CKD à l’usine de Tafraoui près d’Oran, avec un taux d’intégration initial de 20% et grâce à de nouveaux procédés de soudage et de peinture. Cette Panda, cinq places, remplace la Fiat 500 dans le catalogue algérien et son prix n’est pas encore fixé, illustrant le plan de Stellantis d’accroître l’industrialisation locale. Fiat a produit 18.000 véhicules en 2024 en Algérie et vise 60.000 unités en 2025 et 90.000 en 2026.

PLF 2026 : les cinq plus gros budgets de l’Algérie
Le PLF 2026 révèle les cinq plus gros budgets: Défense nationale (3 305 Md DZD en AE, 3 205 Md DZD en CP), Finances (3 392 Md AE, 3 384 Md CP), Éducation nationale (1 792 Md AE, 1 851 Md CP), Intérieur et Transports (1 481 Md AE, 1 535 Md CP) et Santé (1 038 Md AE, 1 048 Md CP). Au total, les demandes s’élèvent à 21 124 Md DZD en AE et 21 219 Md DZD en CP, avec des crédits proposés pour 2026 de 16 861 Md AE et 17 636 Md CP et des taux de couverture de 80% et 83% respectivement. Par rapport au plafond 2025, les demandes progressent de 23,9% en AE et 18,2% en CP; des postes comme la Présidence (107 Md AE) et le Premier ministère (149 Md AE) complètent aussi le paysage budgétaire.

Fiat Algérie alerte contre une arnaque de faux agents de la marque
Fiat Algérie avertit contre des arnaques menées par des individus se faisant passer pour des représentants commerciaux de la marque, qui contactent des clients par téléphone pour leur soutirer leur numéro RIB et promettent une livraison rapide. La filiale précise que ces appels ne proviennent pas de son réseau officiel et visent des informations personnelles ou des paiements frauduleux; elle rappelle qu’elle ne demande jamais de données bancaires via formulaire, téléphone, email ou SMS. Elle invite à ignorer ces offres non sollicitées et à signaler toute demande suspecte au service client au 0770 165 165 ou via le site officiel; seuls les concessionnaires agréés sont habilités à traiter et finaliser les commandes.

Régularisation fiscale en Algérie : ce que prévoit le PLF 2026
Le PLF 2026 réutilise une architecture macroéconomique proche de 2025, visant la croissance, la diversification des ressources hors hydrocarbures et le maintien des transferts sociaux pour protéger le pouvoir d’achat, avec une croissance attendue de 4,1% (4,6% hors hydrocarbures) et des hypothèses pétrolières de 60 dollars le baril (référence) et 70 dollars sur le marché.
Le budget prévisionnel affiche des recettes de 8.009 milliards de dinars et des dépenses de 17.636 milliards, avec un solde négatif de −9.627,6 milliards (−23,0% du PIB) et un déficit du Trésor de 5.186,6 milliards (12,4% du PIB); les postes clés restent la masse salariale (33,6%), les transferts sociaux (28,9%, dont 420 milliards pour l’allocation chômage) et les investissements publics (23,1%).
Parmi les mesures phares: une régularisation fiscale volontaire avec une taxe forfaitaire libératoire de 10% valable jusqu’au 31 décembre 2026 et la suppression de la contractualisation de l’IFU au profit d’un calcul automatique par l’administration, tandis que deux mesures liées à la Banque d’Algérie prévoient un plafond des avances porté de 10% à 20% des ressources budgétaires et une durée d’avance étendue à un an, avec la notion de « ressources budgétaires » remplaçant celle de « recettes ordinaires ».

Entreprises : l’Algérie envisage de baisser l’IRG pour les actionnaires
Le PLF 2026, présenté lors du Conseil des ministres du 5 octobre, maintient les subventions et prolonge jusqu’au 31 décembre 2026 les exonérations fiscales sur certains produits essentiels, avec un soutien total de 657 milliards de dinars.
Il prévoit une baisse de l’IRG sur les dividendes des particuliers résidents de 15% à 10% et l’introduction d’un taux forfaitaire de 40% sur la plus-value de cession de biens immobiliers.
Enfin, il renforce la lutte contre l’évasion fiscale par des amendes plus lourdes et des obligations telles que le dépôt des contrats avec des sociétés non résidentes et la télédéclaration des salaires, introduit une autorisation préalable pour certaines cessions d’actions dans des secteurs stratégiques et donne aux walis le pouvoir d’exploiter le foncier économique du domaine privé de l’État, tout en prévoyant des hausses liées à la vignette GPL, aux taxes frontalières, au contrôle technique et à l’INAPI.

Algérie : les principaux chiffres du projet de loi de finances 2026
Le PLF 2026, validé le 5 octobre par le Conseil des ministres, prévoit une croissance économique soutenue à 4,1% en 2026, 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028, fondée sur les secteurs hors hydrocarbures et sur un prix pétrolier fiscal de 60 dollars et de marché de 70 dollars le baril.
Les exportations d’hydrocarbures devraient reculer (−2% en 2026, −0,5% en 2027, −2,7% en 2028), ce qui porte les recettes budgétaires à 8 009 milliards de dinars en 2026 avant de remonter à 8 187,2 et 8 412,7 milliards en 2027 et 2028; le déficit du Trésor est estimé à −12,4% du PIB en 2026 et −11,2% en 2028, avec des dépenses en hausse et une consommation budgétaire moyenne de 70%.
L’investissement prévu s’établit à 4 073 milliards de dinars, avec la Défense en tête (3 305 milliards d’AE et 3 205 milliards de CP), puis le ministère des Finances (3 392 et 3 384), l’Éducation (1 792 et 1 851), l’Intérieur et les Transports (1 481 et 1 535) et la Santé (1 038 et 1 048); les transferts sociaux totalisent 5 959 milliards de dinars (subventions et prestations, dont pensions, allocations chômage et aides à la consommation), et la masse salariale représente environ un tiers du budget, soit 5 926 milliards en 2026 (EPA inclus 1 241,57 milliards).