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GNL : les exportations de l'Algérie au plus bas depuis 13 ans
Les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié ont chuté à 4,47 millions de tonnes au premier semestre 2026, leur plus faible volume semestriel depuis 2013, en raison des maintenances programmées sur les complexes d'Arzew et de Skikda.
Cette baisse de 6,5 % par rapport au premier semestre 2025 représente une diminution de 310 000 tonnes, les travaux de maintenance ayant débuté en janvier à Arzew et se poursuivant en février et avril à Skikda.
Le mois de mai a marqué une reprise avec 1,03 million de tonnes exportées, le meilleur résultat en sept mois, tandis que janvier a enregistré le deuxième plus faible niveau historique avec 0,44 million de tonnes.
Cinq pays concentrent 90 % des exportations : la Turquie (1,55 million de tonnes), la France (1,31 million), l'Italie (520 000 tonnes), le Royaume-Uni (350 000 tonnes) et l'Espagne (300 000 tonnes).

À Berlin, Tebboune fait part de l’intérêt de l’Allemagne pour le gaz algérien
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé à Berlin l'intérêt croissant de l'Allemagne pour le gaz algérien, réaffirmant la fiabilité de l'Algérie comme fournisseur énergétique européen.
L'Algérie, déjà principal fournisseur de gaz pour l'Italie et l'Espagne, est désormais sollicitée par l'Allemagne pour diversifier ses approvisionnements énergétiques face à ses enjeux de sécurité.
Les deux pays ont identifié plusieurs secteurs de coopération future : énergie, transition énergétique, infrastructures, technologies, transports, santé, pharmacie et agriculture.
Un conseil d'affaires conjoint sera créé pour renforcer le dialogue entre les milieux d'affaires algériens et allemands, tandis que des investissements allemands de 900 millions de dollars ont déjà été soumis à l'Agence algérienne de promotion de l'investissement.

Train Alger-Tamanrasset : l’Algérie obtient un 2e prêt de 878 millions $ de la BAD
La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un deuxième prêt de 878 millions de dollars pour la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa, qui fait partie du projet géant Alger-Tamanrasset de 2.000 km.
Ce financement, accordé en juillet 2026, porte à plus de 1,5 milliard d'euros les fonds mobilisés par la BAD pour ce même projet ferroviaire stratégique.
La deuxième tranche couvre principalement la construction du tronçon Ghardaïa–El Ménéa sur 230 kilomètres, ainsi que des aménagements intégrés et un appui institutionnel.
La BAD considère ce projet comme structurant pour l'économie algérienne, favorisant la diversification hors hydrocarbures et renforçant l'intégration régionale de l'Algérie en Afrique du Nord et vers la Méditerranée.

Taux de change en Algérie : l'euro recule sur le marché noir, le dollar progresse
L'euro recule légèrement sur le marché noir algérien tandis que le dollar américain progresse, selon les cotations du Square Port-Saïd d'Alger ce jeudi 16 juillet 2026.
La monnaie européenne s'échange à 274 dinars à l'achat et 276 dinars à la vente, confirmant un repli graduel observé depuis plusieurs jours sur le marché parallèle.
Le dollar américain affiche une tendance inverse avec 238,50 dinars à l'achat et 241 dinars à la vente, tandis que le franc suisse et le dinar tunisien restent stables.
L'écart entre le marché noir et les taux officiels de la Banque d'Algérie demeure considérable : l'euro s'échange à 152,29 dinars officiellement, soit 81 % de moins qu'au marché parallèle.

Retraite en France : ces pensions seront versées en retard en août 2026
Les pensions complémentaires Agirc-Arrco d'août 2026 seront versées le 3 août au lieu du 1er, en raison d'un week-end en début de mois, affectant plus de 14 millions de retraités français.
L'Agirc-Arrco verse les pensions le premier jour ouvré du mois, et non systématiquement le 1er jour calendaire du mois.
Puisque le 1er août 2026 tombe un samedi et le 2 août un dimanche, aucun virement bancaire ne sera effectué durant le week-end.
Le délai de réception varie selon les établissements bancaires, certains créditant les comptes le 3 août tandis que d'autres nécessitent 24 à 48 heures supplémentaires.

Algérie : la BAD accorde un prêt de 878 millions de dollars pour une ligne ferroviaire
La Banque africaine de développement a approuvé un financement de 878,09 millions de dollars pour l'Algérie afin de poursuivre la construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa dans le sud du pays.
Cette deuxième phase concerne principalement le tronçon Ghardaïa–El Meniaa de 230 kilomètres, intégré au corridor Alger–Tamanrasset reliant progressivement le nord au sud algérien.
Le projet vise à améliorer la compétitivité du transport ferroviaire, à renforcer l'aménagement du territoire et à soutenir les activités agricoles, minières et logistiques des régions concernées.
Au-delà de la construction, le financement comprend des formations pour les jeunes et les femmes dans les métiers du ferroviaire, de la logistique, du tourisme et de l'artisanat.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en" dir="ltr">Algeria: African Development Bank Approves US$878 Million for the Second Phase of the Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa Railway Line - African Development Bank Group <a href="https://t.co/BQlhWBCrdE">https://t.co/BQlhWBCrdE</a></p>— The Algiers Herald (@AlgiersHerald) <a href="https://twitter.com/AlgiersHerald/status/2077086999723549138?ref_src=twsrc%5Etfw">July 14, 2026</a></blockquote>
Sahara Blend : le pétrole algérien parmi les plus chers de l'OPEP
Le Sahara Blend, pétrole de référence algérien, a enregistré la plus forte progression en valeur parmi les pétroles arabes au premier semestre 2026, passant de 72,13 dollars à 96,04 dollars le baril, soit une hausse de 33,15 %.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment la guerre impliquant l'Iran et les craintes concernant le détroit d'Ormuz, ont alimenté la hausse des cours pétroliers mondiaux.
Le brut algérien occupe la deuxième place des pétroles arabes les plus chers, derrière l'Arab Light saoudien à 96,88 dollars, grâce à sa faible teneur en soufre et sa densité élevée.
Les prix ont cependant reculé en juin 2026, le Sahara Blend redescendant à 87,27 dollars le baril, reflétant un ralentissement après plusieurs mois de hausse.

L’Algérie met en chantier une nouvelle station de dessalement
L'Algérie a lancé mardi 14 juillet à Skikda une nouvelle station de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 140.000 m³ par jour.
Cette usine alimentera la zone industrielle de Skikda, qui abrite le deuxième plus grand port gazier du pays, ainsi que la société Algérienne des Eaux.
Les travaux seront achevés en 24 mois et s'inscrivent dans la stratégie nationale de renforcement de la sécurité hydrique face à la sécheresse.
L'Algérie vise une production totale de 5,6 millions de m³ d'eau dessalée d'ici 2030, avec neuf usines mises en service ou en chantier.

Algérie : Pedro Sanchez viendra avec tous les géants énergétiques de l'Espagne
Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez se rendra en Algérie le 20 juillet 2026 accompagné des dirigeants des géants énergétiques Naturgy, Repsol, Moeve et Enagás.
Cette délégation reflète l'importance centrale de l'énergie dans les relations algéro-espagnoles, notamment après la crise diplomatique de 2022 liée au Sahara occidental.
Naturgy, actionnaire de Sonatrach, demeure un principal acheteur de gaz algérien, tandis que Repsol opère en exploration pétrolière et Enagás gère le gazoduc Medgaz reliant directement les deux pays.
Moeve, spécialisée dans les carburants durables et l'hydrogène vert, pourrait ouvrir les discussions à de nouveaux secteurs énergétiques au-delà des hydrocarbures traditionnels.

Crise de la pastèque en Algérie : trois leçons à tirer
La crise de la pastèque en Algérie, provoquée par des rumeurs infondées sur la qualité sanitaire, a révélé les failles structurelles d'une filière méconnue et largement informelle.
La filière pastèque, bien que discrète, est prépondérante dans de nombreuses régions et affecte des milliers d'agriculteurs, commerçants et transporteurs qui dépendent de cette culture accessible à toutes les bourses.
L'absence d'un organisme national de rappel consommateur et de traçabilité des produits a retardé la certification sanitaire et amplifié la crise, révélant le besoin urgent de structuration et d'étiquetage obligatoire.
La filière doit s'organiser pour éviter la surproduction et la concurrence avec les cultures stratégiques, car la pastèque consomme jusqu'à 7 000 m³ d'eau par hectare, menaçant l'adduction en eau potable.

Pétrole : la production de l'Algérie atteint son plus haut niveau depuis plus de trois ans
La production de pétrole algérienne a atteint 987 000 barils par jour en juin 2026, son meilleur niveau depuis plus de trois ans, selon le rapport mensuel de l'Opep publié le 13 juillet.
L'Algérie a augmenté sa production de 5 000 barils quotidiens par rapport à mai, se rapprochant du seuil symbolique d'un million de barils par jour fixé par l'Opep+.
Cette progression s'inscrit dans le plan de l'Opep+ visant à augmenter progressivement la production après des années de réductions volontaires pour soutenir les prix du brut.
Si le calendrier est respecté, la production algérienne pourrait dépasser le million de barils par jour dès août, renforçant les recettes en devises et les finances publiques du pays.

Pétrole algérien : la France reste le premier acheteur devant l'Espagne
La France demeure le premier importateur de pétrole algérien au premier semestre 2026 avec 62 000 barils par jour, devant l'Espagne qui en importe 56 000.
Les cinq premiers pays importateurs (France, Espagne, Corée du Sud, Royaume-Uni, Pays-Bas) concentrent 64 % des exportations algériennes, révélant une domination européenne marquée.
Les importations françaises ont baissé de 18 % sur un an, tandis que l'Espagne a enregistré un recul de 36,4 %, mais la Corée du Sud a augmenté ses achats de 31,4 %.
Les exportations totales algériennes ont chuté de 13,2 % à 388 000 barils par jour, l'Algérie réorientant sa production vers le raffinage local et l'export de produits transformés.

Pétrole : les prix s'envolent après une nouvelle escalade militaire en Iran
Les prix du pétrole s'envolent après une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, le Brent progressant de plus de 5 % le 14 juillet pour atteindre 87,41 dollars.
Le Brent a gagné plus de 15 dollars en une semaine, passant de 72,36 dollars le 6 juillet à 87,41 dollars le 14 juillet, soit une hausse supérieure à 20 %.
Les opérateurs craignent une perturbation durable des approvisionnements en pétrole et du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, particulièrement stratégique pour le commerce mondial.
Donald Trump envisage de réclamer 20 % de la valeur des cargaisons pour protéger les navires traversant le détroit, ce qui pourrait réduire davantage le trafic et maintenir une forte volatilité des prix.

Carte Visa en Algérie : les démarches à suivre pour toucher l'allocation touristique de 750 euros
Le président Tebboune impose désormais le versement de l'allocation touristique de 750 euros exclusivement par carte bancaire internationale, provoquant un afflux de demandes dans les agences bancaires algériennes.
Les principales banques algériennes (BNA, CPA, BEA, BDL, BADR, Al Baraka, Al Salam, AGB) proposent des cartes Visa ou Mastercard avec des offres variables en termes de plafonds et de frais.
L'obtention d'une carte exige généralement l'ouverture de deux comptes (dinars et devises) et la présentation d'une pièce d'identité, d'un certificat de résidence, d'un formulaire bancaire et du paiement des frais d'émission.
Les délais normaux s'échelonnent entre deux semaines et un mois, mais certaines banques disposant de stocks suffisants peuvent activer la carte en 48 heures, tandis que d'autres pourraient atteindre deux mois en raison de l'afflux de demandes.

Algérie : un énorme potentiel de gaz de schiste détecté dans le sud-ouest
L'Institut d'études géologiques américain estime que le sud-ouest algérien recèle près de 2000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste techniquement récupérable dans les bassins d'Ahnet et du Grand Erg.
Cette ressource, répartie entre huit unités géologiques, représente un potentiel majeur mais reste soumise à des défis techniques et économiques avant exploitation commerciale.
L'étude identifie également 275 millions de barils de liquides de gaz naturel associés, susceptibles d'améliorer la rentabilité des futurs projets.
Chevron et ExxonMobil manifestent déjà de l'intérêt pour le secteur énergétique algérien, attiré par la proximité avec l'Europe et les infrastructures d'exportation existantes.

Allocation touristique : l’Algérie s’attaque au cœur du trafic de devises
L'Algérie supprime le versement en espèces de l'allocation touristique pour n'utiliser désormais que la carte bancaire, une mesure entrée en vigueur le 19 juillet destinée à combattre le trafic de devises.
Portée de 100 euros à 750 euros pour les adultes en juillet 2023, l'allocation a attiré des réseaux de trafiquants qui revendaient les devises au marché parallèle, profitant d'un écart de 80% entre les taux officiels et parallèles.
Le ministre de l'Intérieur avait signalé plus de 100 000 cas de fraude en seulement 45 jours, avec des faux touristes transportés en Tunisie par des agences complices pour récupérer l'allocation et la revendre illégalement.
La carte bancaire impose une traçabilité complète des dépenses, limite les retraits d'espèces et oblige les demandeurs à ouvrir un compte en devises avec des frais minimums, rendant le trafic moins rentable pour les fraudeurs.

Allocation touristique de 750 € : la Banque d’Algérie dévoile de nouvelles conditions
La Banque d'Algérie a dévoilé dimanche les nouvelles conditions pour obtenir l'allocation touristique de 750 euros, désormais versée par carte bancaire au lieu d'espèces.
Les demandeurs doivent introduire leur demande auprès d'une banque agréée suffisamment à l'avance et ouvrir un compte en devises pour recevoir une carte de paiement nominative valide trois ans minimum.
Le règlement de la contre-valeur en dinars doit s'effectuer par virement bancaire au plus tard sept jours avant le voyage, accompagné d'un dossier incluant titre de transport, passeport et justificatif de revenus.
Les fonds ne peuvent être utilisés que pour des dépenses à l'étranger liées au motif du voyage, tout détournement exposant les contrevenants à des poursuites pénales.

Gaz algérien : un nouveau levier de négociation pour Sonatrach avec l'Europe
Le gaz algérien retrouve une place centrale dans les négociations énergétiques européennes, renforçant le pouvoir de négociation de Sonatrach face à ses clients du continent.
Les stocks de gaz de l'Union européenne ne représentaient qu'environ 30 % de leur capacité à la fin de la saison 2025-2026, obligeant les opérateurs à accélérer le remplissage avant septembre et novembre.
Le gaz algérien, acheminé par les gazoducs Medgaz et TransMed, offre des livraisons régulières moins dépendantes des contraintes du marché mondial du GNL.
Sonatrach commercialise l'essentiel de ses exportations via des contrats de long terme, ce qui lui a permis de renégocier les prix lors de la crise énergétique de 2022 avec Naturgy, ENI et Engie.

Gaz naturel : l'Algérie reste le premier fournisseur de l'Espagne
L'Algérie demeure le premier fournisseur de gaz naturel de l'Espagne au premier semestre 2026, avec 64,23 TWh livrés, représentant 33,9 % des importations totales.
Les importations espagnoles de gaz naturel et de GNL ont atteint 189,51 TWh entre janvier et juin 2026, un volume quasi stable par rapport à la même période en 2025.
Les États-Unis occupent la deuxième place avec 55,77 TWh de GNL, tandis que la Russie progresse à la troisième avec 37,36 TWh, en hausse de 43 % par rapport au premier semestre 2025.
L'Espagne diversifie ses sources en s'approvisionnant également auprès du Nigeria, du Portugal, de la France, de l'Angola et de la République du Congo, parmi d'autres pays.

Énergie : pourquoi l’Algérie doit changer son modèle de consommation
L'Algérie doit transformer son modèle de consommation énergétique car la demande intérieure croissante réduit les volumes disponibles à l'exportation d'hydrocarbures, principale source de devises du pays.
L'ancien ministre de l'Énergie Abdelmadjid Attar alerte sur une situation préoccupante : baisse des réserves, recul de la production et retards dans les énergies renouvelables malgré un potentiel solaire et éolien considérable.
En 2024, l'Algérie a produit 169 millions de tonnes équivalent pétrole mais consommé 75 millions, avec une demande intérieure progressant rapidement tandis que la production stagne.
Le secteur résidentiel absorbe 47 % de la consommation finale d'énergie, contre seulement 24 % pour l'industrie, un déséquilibre inverse à celui des pays industrialisés selon Attar.