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Les iraniens face aux sanctions US : Le blocus et le défi de la sécurité alimentaire
Les États-Unis ont imposé un blocus naval à l'Iran depuis avril et durci les sanctions financières pour asphyxier économiquement la République islamique.
Le président Pezeshkian a averti les Iraniens qu'ils devront accepter davantage de sacrifices dans ce qu'il qualifie de situation de guerre.
Le ministre de l'Agriculture assure que la sécurité alimentaire reste stable grâce à des réserves stratégiques croissantes, une autosuffisance atteinte en viande de poulet et plus d'un million de tonnes de produits essentiels disponibles.
Une pénurie de 15 millions de litres de carburant par jour provoque de longues files d'attente, conséquence du blocus, des sanctions et de frappes sur les raffineries.
L'inflation annuelle atteint 66 % en juillet 2026, les prix alimentaires bondissent de 128 % et le panier de base absorbe 74 % du salaire minimum, tandis que les loyers augmentent de 31 à 50 %.

Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s’alourdit à 73 454 martyrs
L'agression israélienne contre Gaza a causé 73 454 morts et 174 486 blessés depuis le 7 octobre 2023, dont 1 318 martyrs et 4 375 blessés depuis le cessez-le-feu du 10 octobre.
Plus de 80 % des réseaux d'eau et d'assainissement sont détruits, la production quotidienne chutant de 300 000 à 123 000 m³ et la disponibilité par habitant tombant à 21‑22 litres.
En Cisjordanie occupée, sept Palestiniens dont un journaliste ont été arrêtés dans cinq gouvernorats, portant le nombre de détenus à plus de 9 500, dont 99 femmes et 360 enfants.

Détroit d’Ormuz : Un accord avec Oman sans les Américains
Le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé un accord avec Oman sur un corridor maritime à travers le détroit d'Ormuz, conditionné au respect par Washington du mémorandum d'entente signé à Islamabad en juin dernier.
Donald Trump a déclaré le 8 juillet ne plus reconnaître cet accord, après des attaques iraniennes contre des navires ayant tenté de franchir le détroit sans autorisation, plongeant les négociations dans l'impasse.
Le Centcom a indiqué avoir dévié 82 navires commerciaux, mis hors service 3 et abordé 2 dans le cadre du blocus naval, tandis que Washington a lancé une guerre économique d'une ampleur inédite contre Téhéran.
La première mesure concrète a frappé la banque publique égyptienne Misr, dont la branche émiratie a été exclue du système financier américain pour ses échanges avec l'Iran.

Quelques mois après le kidnapping de Nicolás Maduro : Les États-Unis prennent le contrôle du pétrole vénézuélien
Donald Trump annonce un accord pétrolier «historique» donnant aux États-Unis le contrôle de 65 milliards de barils de réserves vénézuéliennes, présenté comme le double des réserves américaines.
La présidente intérimaire Delcy Rodríguez confirme le développement de 17 champs stratégiques promettant plus de 100 milliards de dollars d'investissements et 209 milliards de recettes fiscales, tandis que Marco Rubio salue une victoire «America First».
Des experts avertissent que l'instabilité politique pourrait faire annuler ces engagements, que les infrastructures dégradées nécessitent des investissements massifs, et que les compagnies américaines restent méfiantes après les expropriations passées.
Certains analystes estiment que cet accord ne fait que recadrer des négociations en cours comme un succès politique, la capacité de production limitée du Venezuela n'ayant que peu d'effet immédiat sur les cours.

Tentative de coup d’état au Niger : Les sites ciblés de nouveau sous contrôle
Une tentative de coup d'État a secoué Niamey dans la nuit de vendredi à samedi, ciblant le palais présidentiel, l'aéroport international et la base aérienne 101.
Des mutins de la base 101 ont initié l'attaque, mais les forces de sécurité ont rapidement neutralisé plusieurs assaillants et repris le contrôle des sites stratégiques.
L'aéroport Diori-Hamani avait déjà été visé deux fois en 2026 par des groupes jihadistes, l'État islamique au Sahel en janvier et le GSIM en juin.
L'Algérie a apporté son soutien inconditionnel aux autorités nigériennes, qualifiant cet acte de «hautement regrettable» et liant la stabilité du Niger à sa propre sécurité frontalière.

Tentative de putsch au Niger : l’Algérie condamne et réitère son soutien à Niamey
L’Algérie a condamné la tentative de putsch survenue samedi à Niamey et réaffirmé sa pleine solidarité aux autorités nigériennes.
Des affrontements ont opposé mutins et forces armées près de l’aéroport et du palais présidentiel avant que le gouvernement n’annonce reprendre progressivement le contrôle.
Les relations entre Alger et Niamey s’étaient nettement améliorées ces derniers mois avec la reprise diplomatique et une coopération énergétique renforcée.

Alerte. Tentative de putsch au Niger : l’Algérie réagit
L'Algérie a condamné la tentative de putsch au Niger survenue samedi 29 août et exprimé sa solidarité aux autorités nigériennes.
Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé son ferme soutien à Niamey pour surmonter cette épreuve.
Alger suit de près l'évolution de la situation dans ce pays voisin.

La guerre contre l’Iran six mois après : Quand la «fureur épique» de Trump bute sur la résilience des Iraniens
Six mois après le lancement de l'opération «Epic Fury» par Trump et Israël, le conflit contre l'Iran s'enlise dans une impasse sans qu'aucun des quatre objectifs américains n'ait été atteint.
La mort de Khamenei dès le premier jour et le bombardement d'une école tuant 168 fillettes n'ont pas empêché la résilience iranienne, qui a riposté en harcelant les monarchies du Golfe et fermant le détroit d'Ormuz.
L'accord d'Islamabad du 17 juin a volé en éclats le 8 juillet, laissant place à treize jours de frappes américaines avant que Trump ne menace désormais d'une guerre économique «la plus dévastatrice jamais menée».
L'Iran raille ces menaces, misant sur son partenariat avec la Chine pour neutraliser l'embargo, tandis que le trafic dans le détroit d'Ormuz reste bien en deçà de son niveau d'avant-guerre.

Il immortalise Gaza dévastée : Jehad Alshrafi, photojournaliste palestinien, censuré à Deauville
Le photojournaliste palestinien Jehad Alshrafi a vu l'une de ses photos de Gaza retirée du festival Deauville Sport Images, sous la pression d'activistes pro-israéliens.
L'image censurée montre un match de football sur un stade intact, contrastant avec un immeuble détruit par les bombardements israéliens en arrière-plan.
Collaborateur de l'Associated Press et finaliste 2025 du Prix Luis Valtuena, Alshrafi documente les conséquences humanitaires de la guerre à Gaza.
Des députés français dont Sylvain Larcher, Olivier Faure et Thomas Portes ont publiquement dénoncé cette censure comme une atteinte à la liberté de la presse.
<blockquote class="twitter-tweet"><a href="https://x.com/EmmanFernandes/status/2092636932421386279?ref_src=twsrc%5Etfw">https://x.com/EmmanFernandes/status/2092636932421386279?ref_src=twsrc%5Etfw</a></blockquote> <blockquote class="twitter-tweet"><a href="https://x.com/Portes_Thomas/status/2092497649580618156?ref_src=twsrc%5Etfw">https://x.com/Portes_Thomas/status/2092497649580618156?ref_src=twsrc%5Etfw</a></blockquote>
Jabaroot : la piste algérienne s’efface, d’ex-espions marocains derrière la fuite de 70 000 noms d’agents
Le groupe Jabaroot a publié sur Telegram les noms de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains, une fuite sans précédent qui vise notamment le directeur général Abdellatif Hammouchi.
Contrairement aux accusations marocaines désignant l'Algérie, Le Monde révèle que cette cyberattaque est l'œuvre de cinq anciens agents de la DGST, quatre officiers et un commissaire exilés en Europe.
Ces ex-espions réclament le limogeage de Hammouchi et dénoncent l'usage abusif des données personnelles dans les interceptions et enquêtes auxquelles ils ont participé.
Ils menacent de divulguer les ordres de mission d'agents impliqués dans l'évasion de 70 000 migrants vers Ceuta fin juillet si leur demande n'est pas satisfaite.

La « libération » de Ceuta évoquée devant Mohammed VI : le double jeu du Maroc
Le ministre marocain des Habous Ahmed Toufiq a évoqué la « libération » de Ceuta devant le roi Mohammed VI en citant un ouvrage soufi sur la mobilisation contre les villes occupées.
Cette référence intervient après l'afflux de 72 000 migrants vers l'enclave et les propos du ministre de la Justice réclamant son « retour au sein de la partie ».
L'Espagne perçoit ces déclarations comme une rupture de l'engagement marocain de 2022 à ne plus revendiquer Ceuta et Melilla contre la reconnaissance du Sahara occidental.
Le Maroc utiliserait ce levier territorial pour masquer l'échec migratoire intérieur et faire pression sur Madrid après la visite de Pedro Sánchez en Algérie.

Conflit États-Unis – Iran : Les partenaires commerciaux de Téhéran menacés de sanctions économiques
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a averti que les pays coopérant avec l'Iran partageront son isolement et risquent d'être exclus du système dollar, tout en plaçant plus de 60 cibles iraniennes sur liste noire.
Donald Trump a qualifié cette offensive d'«asphyxie économique» et de «Jour J économique», lançant une campagne de sanctions progressives baptisée «Economic Outcast» visant à couper toutes les ressources du régime iranien.
Le véritable test sera la Chine, qui absorbe 90 % des exportations pétrolières iraniennes, d'autant que Xi Jinping est attendu à la Maison-Blanche le 24 septembre.
Pékin a riposté en promettant de défendre fermement ses intérêts, jugeant que la «pression maximale» ne fait qu'attiser les tensions et déstabiliser l'ordre économique mondial.

Accords d’Abraham, Maroc et Émirats : une diplomatie transactionnelle en sursis
Les Accords d'Abraham reposent sur une logique transactionnelle liant la normalisation avec Israël à des avantages américains répondant aux intérêts propres de chaque partenaire arabe.
Le Maroc a obtenu la reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara occidental, tandis que les Émirats arabes unis ont bénéficié d'un accès élargi aux équipements militaires et aux technologies américaines les plus avancées.
Ces acquis restent fragiles car ils reposent sur des décisions de l'Exécutif américain et non sur des engagements législatifs, d'autant que l'influence du lobby pro-israélien AIPAC décline.
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 et la fin du second mandat Trump en janvier 2029 constitueront des tests décisifs pour la pérennité de ces gains diplomatiques.

Après la frappe israélienne sur Abou el Duhur : La Syrie, nouveau terrain d’affrontement entre Israël et la Turquie
Un raid israélien a visé le 18 août la base d'Abou el Duhur à Idlib, Israël affirmant vouloir empêcher un déploiement militaire turc que Damas et Ankara démentent formellement.
Washington a qualifié cette frappe d'«escalade inutile», ses services n'ayant trouvé aucune trace de la présence turque annoncée par Netanyahu.
La Syrie post-Assad devient le principal théâtre d'affrontement entre une Turquie qui consolide son influence militaire et un Israël déterminé à bloquer toute capacité hostile à ses frontières.
Netanyahu, en campagne pour les législatives d'octobre, et Erdogan multiplient les invectives personnelles, la Turquie brandissant sa puissance militaire et son nouveau pacte de défense avec Riyad et Islamabad.

Tunisie : manifestations de colère après le naufrage d’une embarcation de migrants
Quinze migrants tunisiens ont quitté Zarzis pour Lampedusa mercredi dernier, mais seul un rescapé a survécu après le naufrage de leur embarcation au large des côtes tunisiennes.
Le survivant, secouru par un navire libyen après deux jours en mer, rapporte une voie d'eau survenue cinq heures après le départ, tandis que douze corps ont été repêchés et deux personnes restent portées disparues.
La tragédie a déclenché des affrontements samedi à Ben Guerdane, ville d'origine des victimes, où les manifestants exigent un deuil national et une enquête sur les circonstances du drame.
L'opposition et les défenseurs des droits humains imputent ce naufrage aux politiques économiques nationales et aux accords migratoires européens, notamment le pacte de 250 millions d'euros signé avec l'Italie en 2023.
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Fraude aux visas au consulat d’Espagne à Alger : jusqu’à 25 000 € le dossier, BLS rattrapé par l’enquête
La juge espagnole María Tardón enquête sur un vaste réseau de fraude aux visas au consulat d'Espagne à Alger, où des titres Schengen étaient monnayés jusqu'à 25 000 euros par dossier, entraînant l'arrestation de l'ex-chancelier Vicente Moreno et de l'employé local Mohamed B.
L'instruction cible désormais la société indienne BLS, sous-traitante de la gestion des rendez-vous depuis 2016 pour 175 millions d'euros, dont les employés auraient sciemment bloqué les créneaux des professionnels et étudiants au profit de dossiers frauduleux.
Les bénéfices étaient blanchis par l'achat systématique de véhicules en Espagne, et les mis en examen encourent cinq chefs d'accusation dont blanchiment, aide à l'immigration irrégulière, faux en écriture publique, trafic d'influence et association de malfaiteurs.
Le réseau reposait sur une double complicité entre fonctionnaires espagnols et personnel algérien clé, l'épouse de l'ex-chancelier étant également mise en examen, tandis que les demandeurs légitimes étaient évincés au profit de clients payants.

Alors que Trump menace l’Iran d’une Guerre économique «sans précédent» : Les mises en garde de Téhéran
Donald Trump menace l'Iran d'une guerre économique «sans précédent» et appelle ses alliés à isoler totalement le pays, y compris en sanctionnant tout État qui lui porterait assistance.
En riposte, le général Mohsen Rezaei, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, avertit que tout pays voisin participant à cet embargo sera considéré comme ennemi et potentiellement ciblé par Téhéran.
L'Iran menace de bloquer intégralement le détroit d'Ormuz et le golfe Persique au trafic pétrolier si les pays de la région s'alignent sur Washington, tout en affirmant avoir exporté 70 millions de barils malgré le blocus naval américain.
Téhéran durcit sa posture diplomatique, refusant désormais de négocier «comme un enfant bien élevé» et exigeant que les États-Unis respectent d'abord leurs engagements avant toute réouverture du détroit.

Guerre commerciale Etats-Unis – Canada : Nouvelles sur taxes et mesures de rétorsion
Le Premier ministre canadien Mark Carney a dénoncé samedi une guerre commerciale lancée par les États-Unis après l'échec des négociations et l'entrée en vigueur de nouvelles surtaxes américaines.
Le Canada riposte par des mesures de rétorsion équivalentes «au dollar près» visant l'acier, les produits laitiers, le papier, les machines agricoles et l'électronique, pour environ 20 milliards de dollars d'importations, applicables dès le 8 septembre.
Donald Trump a réagi sur Truth Social en accusant le Canada de vouloir les avantages d'un État américain sans en être un, et Washington prépare déjà sa contre-réponse.
Depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, le Canada reste en première ligne d'une escalade où le président américain répète vouloir en faire le «51e État».

Tensions Israël-Turquie en Syrie : Amar Belani présente trois scénarios à risque
L'ancien diplomate algérien Amar Belani analyse les frappes israéliennes sur la base syrienne d'Abou al-Douhour et présente trois scénarios de conflit potentiel avec la Turquie.
Belani considère ces attaques comme la preuve d'un expansionnisme israélien encouragé par l'affaiblissement de l'Iran et la chute du régime Assad, la Turquie étant désormais perçue par Israël comme une « nouvelle menace » comparable à l'Iran.
Trois issues sont possibles : une désescalade via un mécanisme américain de déconfliction, une poursuite des violations israéliennes avec riposte seulement diplomatique turque, ou un incident direct touchant des forces turques risquant d'impliquer l'OTAN.
Des alliances régionales se redessinent, avec d'un côté un axe Israël-Inde-pays arabes et de l'autre un rapprochement Turquie-Pakistan-Arabie saoudite, l'impunité israélienne restant selon Belani le facteur clé de déstabilisation.

En Cisjordanie, la violence du quotidien accompagne la poussée des colonies : Comment Israël torpille la perspective d’un État Palestinien
En Cisjordanie, la violence quotidienne s'intensifie avec des Palestiniens blessés par des colons et forces israéliennes, des arrestations multiples et des barrages paralysant la circulation entre villes et villages.
Le mécanisme colonial rôdé combine restrictions d'accès aux terres, menaces de colons et pression militaire qui poussent progressivement les familles palestiniennes à quitter leurs territoires, comme à Qaryut encerclé par sept colonies.
Israël a relancé le projet E1 prévoyant 1234 logements entre Jérusalem-Est et Maale Adumim, risquant de couper la Cisjordanie en deux et d'expulser 3000 Palestiniens, selon l'ONG Bimkom.
Ce projet, soutenu par le gouvernement Netanyahu-Smotrich depuis le retour de Trump, vise explicitement à «enterrer l'idée d'un État palestinien» et a suscité de vives condamnations internationales, dont celle de la Ligue islamique mondiale.