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Crise Algérie – France : Ahmed Attaf évoque un « processus de contacts »
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a indiqué le 18 novembre l’existence d’un « processus de contacts » avec la France, précisant que cela n’a rien à voir avec la grâce accordée à Boualem Sansal. Ce signe de rapprochement suit le changement de gouvernement en France début octobre, avec le départ de Bruno Retailleau et l’arrivée de Laurent Nunez, qui adopte un discours plus apaisé et a été invité par l’Algérie; Emmanuel Macron a aussi écrit au président Tebboune le 1er novembre. Attaf a insisté sur le fait que la reprise du contact a précédé la décision de grâce et que les relations bilatérales restent « plus grandes que cela » et ne doivent pas être bloquées par des actions de certains milieux en France.

Maroc – Sahara occidental : l’Algérie prête à soutenir une médiation sous conditions
L’Algérie s’est déclarée prête, sous conditions, à soutenir une médiation entre le Maroc et le Front Polisario pour trouver une solution au Sahara occidental, annonce faite le 18 novembre à Alger par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf. Cette médiation doit s’inscrire dans le cadre des Nations Unies et adhérer aux principes d’une solution juste, durable et définitive tels que définis par les résolutions du Conseil de sécurité, y compris la dernière, n° 2797, à laquelle l’Algérie s’est abstenue. Attaf a ajouté que cette position découle de la sécurité et de la stabilité de ses voisins et s’inscrit dans une approche régionale globale qui inclut le Sahel.

Maroc – Sahara occidental : l’Algérie prête à soutenir une médiation sous conditions
L’Algérie se dit prête à soutenir une médiation entre le Maroc et le Front Polisario pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf lors d’une conférence de presse à Alger le 18 novembre.
Elle conditionne toutefois ce soutien à ce que l’initiative s’inscrive dans le cadre des Nations Unies et adhère aux principes d’une solution juste, durable et définitive, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution n° 2797, sur laquelle l’Algérie s’est abstenue lors du vote.
Attaf a ajouté que la sécurité et la stabilité de l’Algérie et de ses voisins motivent cette position, soulignant une perspective régionale et globale qui inclut notamment le Sahel.

Alerte. Maroc – Sahara occidental : l’Algérie prête à la médiation
L’Algérie se dit prête à soutenir toute initiative de médiation entre le Maroc et le Front Polisario pour trouver une issue au conflit du Sahara occidental. Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf précise que cet appui dépend du cadre des Nations unies et de l’adhésion aux principes d’une solution juste, durable et définitive tels qu’énoncés par les résolutions du Conseil de sécurité, y compris la résolution n° 2797. Plus de détails à venir.

Algérie : ce que révèlent les documents britanniques déclassifiés
Des documents déclassifiés du gouvernement britannique publiés par Asharq Al-Awsat montrent que l’élection présidentielle algérienne du 16 novembre 1995 a surpris les capitales occidentales: malgré un contexte de terrorisme, la participation a atteint 75 % et Liamine Zeroual l’a emporté.
Selon le diplomate britannique Peter Marshall, ce scrutin a surtout exprimé un rejet de la violence et de l’islamisme, Nahnah obtenant 25,38 % des voix, tandis que les opposants avaient appelé au boycott; la France et le Royaume-Uni hésitaient sur leur réaction et certains intérêts économiques, comme BP, pesant sur leur posture.

Affaire Sansal : Ben Jelloun et la “chance” d’être un sujet de Mohamed VI
L’article affirme que l’affaire Boualem Sansal est instrumentalisée au Maroc pour régler des comptes avec l’Algérie et renforcer les ambitions du royaume sur le Sahara, Tahar Ben Jelloun en profitant de manière maladroite en insinuant que Sansal avait « la chance d’être Marocain » et serait devenu un sujet de Mohammed VI. Il reproche à Ben Jelloun un manque de courage politique et une hypocrisie: il a surtout tenté de protéger l’image du royaume plutôt que de défendre la liberté d’expression, sans réagir aussi vivement lorsque des journalistes et un historien marocains ont été emprisonnés. L’article qualifie de fumisterie cette prétendue « chance d’être Marocain », dénonçant un royaume où les libertés restent limitées et les inégalités sociales persistent, malgré une propagande centrée sur le prestige sportif et diplomatique.

Conseil de sécurité : l’Algérie vote la résolution américaine sur Gaza
Le Conseil de sécurité a adopté le plan de paix américain pour Gaza de Donald Trump, visant à mettre fin à la guerre et à déployer une force internationale; treize membres, dont l’Algérie, ont voté pour, tandis que la Chine et la Russie se sont abstenues, et l’ambassadeur américain à l’ONU a qualifié le texte d’historique et constructif. Le Hamas a dénoncé la résolution comme imposant une tutelle internationale sur Gaza, mais l’Autorité palestinienne l’a accueillie favorablement et s’est dite prête à l’appliquer et en assumer la responsabilité. L’Algérie a précisé que la résolution cherche à mettre en œuvre le plan global de Trump et a appelé à la protection des habitants, à la reconstruction de Gaza et au respect du cessez-le-feu et du droit à l’autodétermination.

Algérie : voici les numéros des onze nouvelles wilayas
L’Algérie passe officiellement à 69 wilayas après l’approbation de onze nouvelles circonscriptions administratives par le président Tebboune lors du Conseil des ministres du 16 novembre, les procédures administratives devant être entamées avec les deux chambres du Parlement.
Les onze nouvelles wilayas sont: Aflou (59), El Abiodh Sidi Cheikh (60), El Aricha (61), El Kantara (62), Barika (63), Bou Saâda (64), Bir El Ater (65), Ksar El Boukhari (66), Ksar Chellala (67), Aïn Oussara (68) et Messaad (69).
Il s’agit du quatrième découpage administratif depuis 1974, portant le total à 69 wilayas après les réorganisations de 1974, 1984, 2022 et 2025.

Algérie – France : Laurent Nuñez, l’homme qu’il faut pour renouer le dialogue ?
La nomination de Laurent Nuñez comme ministre de l’Intérieur en octobre 2024 marque un basculement des relations France–Algérie, passant d’un ton belliqueux à une approche plus apaisée entre deux États souverains. L’article pointe notamment la libération de Boualem Sansal un mois après le départ de Bruno Retailleau et voit cette évolution comme un signe de renouveau du dialogue. Présenté comme un "opérationnel" capable d’écouter tout en restant ferme, Nuñez est jugé plus apte à renouer avec l’Algérie, remettant en cause le choix initial de Macron et prônant une culturalisation de la relation plutôt que la seule pression politique.

SMIG, incendies, train Béchar-Tindouf : les décisions de Tebboune en Conseil des ministres
Le Conseil des ministres a validé la promotion de 11 wilayas déléguées du sud et des Hauts-plateaux au rang de wilayas à part entière, et Tebboune a donné des instructions sur le SMIG et l’allocation chômage, avec des échéances pour l’inauguration de la ligne Béchar-Tindouf et l’exploitation du gisement Gara Djebilet. Il a ordonné une enquête sur les 55 feux de forêt signalés le week-end et appelé à renforcer la surveillance des espaces publics et l’hygiène des transports dans toutes les wilayas. Sur le plan économique et industriel, il a fixé l’inauguration de la ligne en janvier 2026, lancé l’exploitation du minerai Gara-Djebilet au premier trimestre 2026, prévu la création d’usines de traitement à Tindouf, Béchar et Naâma avec le premier chargement vers Tosyali Oran en 2026, et approuvé un CHU de 500 lits à Constantine ainsi que des équipements pour la numérisation.

Algérie, Ben Barka, monde arabe : les trahisons du Maroc refont surface
Des témoignages récents relancent les accusations de trahison envers le palais royal marocain, l’ancien ministre algérien de l’Intérieur Dahou Ould Kablia parlant d’une rupture historique et rappelant des épisodes comme le bombardement de Tanger en 1844 et la reconnaissance par le Maroc de la légitimité de l’Algérie française, ainsi que les liens longtemps entretenus avec Israël sous Hassan II. Parallèlement, un livre-enquête sur l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka affirme que l’opération a été ordonnée par le palais et que le chef du renseignement marocain s’est rendu à Paris pour noyer Ben Barka et photographier le corps, illustrant des flux d’information qui auraient bénéficié à Israël lors du sommet arabe de 1965. L’ouvrage évoque aussi d’autres épisodes, notamment une coopération au détriment de l’Algérie pendant des guerres et une implication marocaine dans un contexte où Hassan II auraiteu des liens stratégiques avec Israël, même lors de la guerre du Kippour en 1973.

Algérie : des circonscriptions administratives élevées au rang de wilayas
Le gouvernement algérien prévoit d’élever des circonscriptions administratives des Hauts Plateaux et du Sud au rang de wilayas à part entière; la décision et les noms des nouvelles wilayas seront annoncés après la réunion du Conseil des ministres prévue dimanche 16 novembre, selon la présidence. Actuellement, l’Algérie compte 58 wilayas après l’élévation en 2022 de dix wilayas déléguées (Timimoune, Bordj Badji Mokhtar, Ouled Djellal, In Salah, In Guezzam, Touggourt, Djanet, El-Meghaier, Beni Abbès et El-Menia). Le Conseil examinera aussi des projets tels que la mine Gara-Djebilet, la ligne ferroviaire minière Tindouf-Béchar, l’achèvement du Centre hospitalo-universitaire de Constantine (500 lits) et l’achat d’équipements pour l’Entreprise d’appui au développement de la numérisation.

Laurent Nuñez parle de sa visite et de ses liens avec l’Algérie
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, affirme être apprécié en Algérie et préconise une « main tendue » avec Alger, se démarquant ainsi de Bruno Retailleau sur l’Algérie. Il insiste sur la nécessité de rouvrir les canaux sécuritaires et de faire reprendre par l’Algérie les ressortissants en situation irrégulière, tout en déplorant l’arrêt des échanges opérationnels entre les services sous Beauvau (DGSI, Police nationale et Gendarmerie nationale). Il évoque une visite en Algérie en décembre et souligne l’importance d’un dialogue renouvelé autour de l’accord de 1968, saluant par ailleurs la grâce de Boualem Sansal comme geste d’apaisement.

Algérie – France : une rencontre Tebboune – Macron en terrain neutre ?
Les signes d’un réchauffement entre l’Algérie et la France se multiplient avec la perspective d’une rencontre Tebboune–Macron lors du G20 à Johannesburg (22-23 novembre), une discussion qui devrait, selon L’Opinion, se tenir sur terrain neutre. Le dernier contact remonte au G7 de Bari en juin 2024, après la crise déclenchée par la reconnaissance française de la marocanité du Sahara occidental, et l’on ignore encore qui participera côté algérien. Si les optimistes estiment que les obstacles se sont levés — Bruno Retailleau n’est plus ministre de l’Intérieur et Boualem Sansal a été libéré —, le contexte reste fragile et des tensions subsistent malgré la possible initiative du nouveau ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, de se rendre à Alger.

Services secrets algériens, Boussouf, Abane, Bouteflika : témoignage inédit d’Ould Kablia
Dahou Ould Kablia, ancien ministre de l’Intérieur, affirme que Abdelhafid Boussouf était « le moteur de la Révolution » et rappelle que le MALG était une structure d’exécution, non une entité politique, ce qui a conduit à sa marginalisation par Boumédiène et Ben Bella après l’indépendance. Il décrit le « trio des trois B » — Boussouf, Krim Belkacem et Lakhdar Bentobbal — qui supervisaient des services vitaux (renseignement, armes, transmissions) et aurait été impliqué dans l’assassinat d’Abane Ramdane, une affaire dont il souligne la complexité des raisons. Enfin, il soutient que Boussouf, opposant, s’est retiré après l’indépendance et ne partageait pas la tournure politique prise par le pouvoir.
Crise France – Algérie : « Le résultat de Bruno Retailleau est désolant »
Après près de 16 mois de crise, Alger et Paris montrent des signes de détente — notamment avec la grâce présidentielle accordée à Boualem Sansal — mais les tensions demeurent, exacerbées par l’influence de l’extrême droite en France.
Selon Yazid Sabeg, Macron dispose encore des cartes pour relancer la relation, à condition de choisir clairement une voie présidentielle et d’éviter le bras de fer qui a isolé Bruno Retailleau.
Pour une relance durable, il faut des gestes concrets et réciproques: clarifier les cas sensibles, normaliser la mobilité, renforcer les canaux consulaires et traiter les contentieux anciens dans un cadre diplomatique plus strict et transparent.

Vidéo. Impressionnants feux de forêt à Tipaza
Des incendies spectaculaires ont ravagé des forêts de la wilaya de Tipaza. Les habitants de quatre localités ont passé une nuit d’enfer et les autorités ont évacué ceux dont les maisons étaient menacées. Les flammes, attisées par des vents violents, ont rendu l’intervention des sapeurs-pompiers difficile.

France – Algérie : « La marge de manœuvre de Macron est forcément réduite »
La libération de l’écrivain Boualem Sansal ouvre un début de dégel entre Paris et Alger, et Macron a tendu la main à Tebboune pour échanger sur l’ensemble des sujets, avec une éventuelle rencontre au sommet du G20 (22-23 novembre).
La France exige la reprise de la coopération sécuritaire après son expulsion de 12 agents, la libération du journaliste Christophe Gleizes, et souhaite revoir l’accord de 1968 tout en avançant sur des dossiers économiques comme la réouverture de l’usine Renault et les céréales françaises.
Du côté algérien, les contentieux subsistent (détention consulaire, visas réduits, lobbying hostile), et des analystes estiment que Macron dispose d’une marge de manœuvre limitée par l’opposition d’extrême droite et des lobbies pro-Israël, rendant une résolution en profondeur incertaine dans le contexte électoral français.

Libération de Boualem Sansal : le président allemand écrit à Tebboune
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a salué le geste humanitaire d’Abdelmadjid Tebboune en accordant une grâce à l’écrivain Boualem Sansal pour lui permettre de recevoir des soins en Allemagne, un message publié par la présidence jeudi. Âgé de 81 ans, Sansal, Franco‑Algérien, avait été arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger et condamné à cinq ans de prison, peine confirmée en appel sans qu’il fasse appel. Il a été libéré mercredi et a quitté l’Algérie pour l’Allemagne afin de recevoir des soins; ce geste est présenté comme témoignant des bonnes relations entre l’Allemagne et l’Algérie, malgré les positions de Sansal contre l’Algérie, les Algériens et les musulmans en général.

Crise France – Algérie : Laurent Nuñez enfonce Bruno Retailleau
- Après la grâce de Boualem Sansal par le président Tebboune, les signes de réchauffement dans les relations franco-algériennes se multiplient, et Laurent Nuñez se dit prêt à relancer la coopération sécuritaire et à se rendre en Algérie.
- Cette reprise implique le retour à Alger des 12 agents du ministère de l’Intérieur expulsés en avril et la réouverture des échanges entre les services de sécurité, que Nuñez souhaite réengager en définissant des thématiques stratégiques.
- Nuñez, successor de Retailleau, a critiqué la méthode du « bras de fer » et affirmé que la France a encore beaucoup à demander sur le volet sécuritaire, tout en poursuivant les efforts diplomatiques pour la libération de Christophe Gleizes.