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Blanchiment : l’Algérie durcit les règles avec les banques étrangères
La Banque d’Algérie a renforcé le cadre anti-blanchiment et financement du terrorisme en publiant le règlement n° 25-14 du 24 septembre 2025, qui modifie le règlement n° 24-07-2024 et étend ses exigences aux banques et aux services financiers, y compris les relations avec les banques étrangères. Le dispositif s’applique aussi aux bureaux de change et aux prestataires de services de paiement, et impose un cadre strict pour les relations entre banques algériennes et institutions étrangères, selon une approche proportionnée au risque. Les banques algériennes, y compris Algérie Poste, doivent désormais: (1) identifier et vérifier l’institution répondante, (2) évaluer l’efficacité de ses dispositifs AML/CFT/CPA, (3) obtenir l’approbation de la direction avant toute nouvelle relation de correspondance, (4) définir par écrit les responsabilités et les modalités d’échange d’informations, et (5) mettre à jour les conventions de comptes de correspondance existants; l’Algérie interdit en outre d’établir ou de maintenir des relations avec des banques étrangères fictives.

Le PDG d’Air Algérie dévoile la date de réception du premier A330-900Neo
Le PDG Hamza Benhamouda a annoncé que le premier Airbus A330-900Neo issu de la commande 2023 de 16 avions sera livré le 12 novembre, avec trois autres de ce type d’ici fin 2025 et les quatre restants partiellement livrés en 2026; les livraisons des Boeing 737 MAX-9 démarreront en 2027. Air Algérie étend son réseau: deux vols/semaine entre Alger et N’Djamena via Douala et l’ajout d’Addis-Abeba à partir de mai. Le A330-900Neo permettra des liaisons long-courriers comme Alger-Guangzhou sans escale, et la compagnie ajoute deux avions à sa flotte ainsi que 16 ATR-72 pour sa filiale domestique.

Air Algérie à N’Djamena : le PDG explique les raisons d’un choix stratégique
Air Algérie a inauguré le 21 octobre la ligne Alger – N’Djamena via Douala, le vol ayant décollé en début de soirée et marquant la première présence de la compagnie à N’Djamena, sur demande du président Tebboune. La compagnie assure deux vols par semaine et prévoit d’étendre son implantation en Afrique, Addis-Abeba étant envisagée via N’Djamena à partir de mai, avec les droits de la cinquième liberté entre N’Djamena et Douala. Cette expansion renforce le hub d’Alger et s’inscrit dans une croissance du trafic: 3,9 millions de passagers au premier semestre 2025 (+8,3% sur 2024) et +34% entre 2019 et 2024.

Immobilier, fraude fiscale, corruption : les chemins du blanchiment en Algérie
La Banque d’Algérie a publié son rapport d’évaluation sectorielle des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, identifiant l’immobilier comme un canal clé pour les produits de crimes et rappelant que l’économie informelle représente 30-35% du PIB. La corruption est présentée comme une menace majeure, avec les produits illicites générés en Algérie et blanchis localement ou vers des juridictions à risque, centrés autour d’Alger et impliquant des agents publics, des administrateurs et des entrepreneurs privés, le système bancaire restant indirectement exposé via l’immobilier. La fraude fiscale demeure la menace sous-jacente la plus lourde (35,1% des saisies entre 2019 et 2023), avec des flux passant par l’immobilier, le marché du luxe et les transferts internationaux informels; Algérie Poste serait l’établissement présentant le niveau de risque le plus élevé en raison de son réseau étendu.

Blanchiment : la Banque d’Algérie pointe l’exposition d’Algérie Poste
La Banque d’Algérie a publié une synthèse actualisée de son rapport d’évaluation sectorielle des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme pour le secteur bancaire et Algérie Poste, réalisée avec l’appui technique du FMI et intégrant de nouveaux indicateurs adaptés au contexte algérien.
Les résultats confirment les scores de l’évaluation précédente: le risque résiduel est moyen-élevé pour le secteur bancaire et plus élevé pour Algérie Poste, qui est particulièrement exposé via les retraits sur GAB, les paiements de chèques CCP et les versements accélérés; les banques et les grandes banques présentent un risque moyen-élevé et les établissements financiers un risque faible.
L’étude souligne des lacunes en gouvernance et en contrôle interne malgré des mesures structurelles; l’ENR révèle un risque de blanchiment élevé pour Algérie Poste et moyen-élevé pour le secteur bancaire, et l’Algérie figure sur la liste grise du Gafi depuis octobre 2024 avec des mesures prises pour en sortir.

Immobilier en Espagne : les Algériens décrochent, les Marocains dans le top 3
Au premier semestre 2025, les achats de logements par des étrangers en Espagne ont augmenté de 2 % sur un an pour atteindre 71 155 transactions (19,3 % du total), avec un prix moyen de 2 417 €/m2, en hausse de 7,6 %. Les Britanniques, les Marocains et les Allemands restent les principaux acheteurs; les Algériens ne figurent pas dans le trio de tête, en partie à cause de la crise diplomatique et commerciale avec l’Espagne qui s’est intensifiée puis normalisée en 2025. Les achats concernent majoritairement des résidents en Espagne (61 %) et se concentrent dans les régions de Valence, Andalouse, Catalogne et Madrid; les prix varient selon la nationalité, les Américains affichant les tarifs les plus élevés (3 465 €/m2) et les Marocains les plus bas (747 €/m2).

L’Algérie fixe la date de la fin des transactions en espèces
L’Algérie prévoit d’éradiquer le cash dans les transactions commerciales d’ici trois ans, avec une transition vers le zéro cash à l’horizon 2028, selon le gouverneur de la Banque d’Algérie. La démarche repose sur une modernisation et une digitalisation accélérées du système bancaire, avec la création d’un Comité national des paiements et la mise en œuvre de textes réglementaires facilitant les prestataires de services de paiement et les activités de banque digitale. L’économie informelle, estimée à 50-60 milliards de dollars, alimente l’usage du cash dans la distribution, le commerce et l’agriculture, et les autorités espèrent aussi sortir rapidement de la liste grise du GAFI, progrès salués par l’ICRG.

L’Algérie lance le processus d’extension du tramway de Constantine
En Algérie, l’Entreprise du Métro (EMA) a lancé un appel d’offres pour l’étude d’identification, de faisabilité et l’avant-projet détaillé de l’extension ouest du tramway de Constantine, dont la longueur exacte n’est pas précisée. L’appel s’adresse uniquement à des bureaux d’études algériens (groupements possibles) et impose des références de projets ferroviaires/tramways, un seuil de chiffre d’affaires et la possibilité de sous-traitance sous condition d’un engagement formel. Le projet prévoit une extension de 4,6 km sur sept stations, reliant la station Université 2 Abdelhamid Mehri à la nouvelle ville Ali Mendjeli, portant la longueur totale du tramway à 18 km et 21 stations après les extensions de 2019 et 2021.

L’UE dévoile son Pacte pour la Méditerranée : quel rôle pour l’Algérie ?
L’UE lance le Pacte pour la Méditerranée pour renforcer ses liens avec les pays du Sud, dont l’Algérie, et promouvoir la stabilité régionale face aux défis énergétiques, migratoires et sécuritaires. Le texte vise un rééquilibrage géopolitique et la modernisation des accords euro-méditerranéens, avec des mécanismes plus souples et une logique de coproduction régionale qui permettrait à l’Algérie de défendre ses priorités économiques, y compris des investissements dans les énergies renouvelables (hydrogène vert, solaire) et les infrastructures durables. Cependant, le contexte du conflit israélo-palestinien, les tensions avec la France et une diplomatie non-alignée pourraient freiner un engagement total de l’Algérie, qui pourrait opter pour une participation sélective et une diversification de ses partenariats.

Algérie : l’importation de 10.000 bus franchit une étape décisive
La décision d’importer 10.000 bus neufs, prise par le président Tebboune, a été lancée officiellement le 16 octobre depuis Chlef, avec la remise des autorisations à trois opérateurs: EDIV (ex-SNVI, sous le MDN) et les privés Tirsam et Pen Pu Algérie. Le Premier ministre a souligné que l’opération vise d’abord à bénéficier aux industriels locaux pour assurer la chaîne d’approvisionnement et le service après-vente, et des mémorandums d’entente ont été signés avec une quinzaine de sous-traitants. Dans le cadre du budget 2026, il est proposé d’exonérer ces véhicules, importés en tant que transport de dix personnes ou plus, de tous droits et taxes jusqu’à 10.000 unités.

À Chlef, Sifi Ghrieb s’étonne de la lenteur d’un projet chez Nover
À Oued Sly, dans la wilaya de Chlef, le Premier ministre Sifi Ghrieb a visité l’unité Nover (Nouvelle société de verre de Chlef), détenue par ACS à 94% et Saidal à 4%. Cette usine emploie 338 personnes et produit du verre de table, des bouteilles et des flacons pour l’agroalimentaire et le pharmaceutique, couvrant 17% des besoins du marché estimé à 190 000 tonnes par an, avec des clients tels que Cevital, Toudja et La Belle.
Le Premier ministre a évoqué le retard d’une étude sur une chambre blanche lancée en 2018, indispensable pour la stérilisation du verre destiné aux industries sensibles comme le pharmaceutique, et a assuré que le gouvernement accompagnerait l’entreprise pour surmonter les difficultés, financières ou autres.
Sa tournée s’est poursuivie vers une conserverie à Ténès et l’unité d’assemblage Daewoo à Oum Drou.

Gaz naturel : l’Algérie renforce sa position en Europe centrale
L’Algérie a signé avec ČEZ un accord prolongeant d’un an l’approvisionnement en gaz destiné à la République tchèque, à compter du 1er octobre 2025. Le gaz sera livré via le gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie. Cette extension consolide la présence algérienne en Europe centrale et répond à une demande européenne croissante, l’Algérie restant le principal fournisseur de gaz de l’Italie et de l’Espagne et cherchant à renforcer ses accords dans la région, notamment avec la Slovénie.

Oligarques déchus : Naftal récupère 14 stations-service
En Algérie, l’État poursuit la récupération des biens détournés: Naftal annonce avoir repris 14 stations-service confisquées situées dans l’ouest du pays, issues d’une société condamnée pour corruption, les employés ayant été intégrés aux ressources humaines de l’entreprise. Cette démarche illustre l’engagement de l’État à récupérer le patrimoine national et à soutenir le développement économique tout en préservant l’emploi. D’autres biens confisqués ont été relancés récemment, notamment une usine de trituration de graines oléagineuses à Jijel et une usine de rond à béton à M’sila, et le président Tebboune a déclaré que l’État a récupéré 30 milliards de dollars de fonds détournés.

Changement à la tête du groupe public Madar
Madar Holding a annoncé, lors d’une session extraordinaire le mardi 14 octobre, la fin du mandat d’Amara Charaf Eddine en tant que PDG et la nomination d’un directeur général intérimaire. Lotfi Bouarara, jusqu’ici à la tête de Global Agri Food, filiale du groupe, prendra les rênes à partir du 15 octobre. Le communiqué explique ce remaniement par la volonté de renouveler les méthodes de gestion et d’améliorer la performance, tout en rappelant les participations et activités du groupe, notamment 49% dans UTC et Staem, 34% dans Renault Algérie Production, 20% dans ZF Algérie et 18% dans Tayal, ainsi que huit filiales actives dans l’agroalimentaire, le transport maritime et le football (CRB).

Importations : l’Algérie soumet de nouveaux produits au PPI
L’Algérie poursuit le renforcement du contrôle sur les importations pour lutter contre la fraude, encourager la production nationale et préserver ses réserves de change, en soumettant les importateurs au Programme prévisionnel d’importation (PPI) pour le 2e semestre 2025. Depuis début juillet, les sociétés qui importent des biens d’exploitation et d’équipement doivent présenter ce PPI validé par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, indispensable pour la domiciliation bancaire et le dédouanement des marchandises. Désormais, le PPI est aussi exigé pour les produits agricoles et pharmaceutiques destinés à la revente en l’état, selon une note de l’ABEF du 15 octobre, et les banques sont instruite de le réclamer lors des opérations de domiciliation correspondantes.

Tabacs en Algérie : les prix devraient encore augmenter en 2026
Le projet de loi de finances 2026 en Algérie prévoit de nouvelles hausses des taxes sur les produits tabagiques, dans le but d’augmenter les recettes et d’atteindre l’objectif OMS de 70% de prélèvement. Le TIC sera modifié avec une part fixe et un taux proportionnel de 15% pour les cigarettes et le tabac à narguilé (2.250 dinars/kg fixe), et 781 DA/Kg + 15% pour les tabacs à fumer et les tabacs à priser; les cigares et la cigarette électronique demeurent exemptés, et les tarifs seront harmonisés pour éviter les pratiques de déclaration fautive. Une taxe additionnelle de 10 dinars par paquet est également prévue, répartie entre deux fonds (urgences et soins médicaux, et lutte contre le cancer), avec des recettes estimées à environ 14 milliards de dinars hors TVA et 16,6 milliards avec TVA, sur la base des 1,4 milliard de paquets vendus en 2024.

Evolution du PIB de l’Algérie : ce que prévoit le PLF 2026
Le PLF 2026 prévoit que le PIB en valeur courante passe de 41 878,3 milliards DA en 2026 à 45 018,4 milliards DA en 2027 et 48 395,7 milliards DA en 2028, soit une hausse cumulée de 15,5% sur 2026‑2028, avec une croissance réelle de 4,1% en 2026, 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028 (4,4% en 2025 selon le PLF 2026). Hors hydrocarbures, le PIB devrait atteindre 36 286,5 milliards DA en 2026, puis 39 578,3 milliards DA en 2027 et 43 117,8 milliards DA en 2028, avec une croissance non pétrolière d’environ 4,9% en 2027 et 5% en 2028, et l’agriculture progresser de 6,2% avec une production céréalière atteignant 62 millions de quintaux en 2028 (contre 44 millions en 2026). Le président Tebboune a réitéré son objectif d’un PIB autour de 400 milliards de dollars d’ici 2027, soutenu par des projets structurants comme Gara Djebilet, le phosphate Bled el Hadba, la ferme Balada et Timimoun avec le groupe BF.

Energies renouvelables : malgré la crise, la France lorgne le marché algérien
Malgré la crise politique, les opérateurs économiques français gardent un œil sur les opportunités en Algérie dans les énergies renouvelables, Business France lançant le French Energy Day Algérie le 20 novembre à Paris pour stimuler les affaires dans ce secteur. L’Algérie vise 472 à 15 000 MW d’énergie renouvelable d’ici 2035, avec 6 000 MW à installer entre 2023 et 2027 dont 3 600 MW déjà contractés avec des consortiums internationaux, et un programme d’hydrogène vert visant jusqu’à 40 TWh/an à exporter vers l’Europe d’ici 2040. Le solaire est porté par le programme Solar 1000 W, avec un premier appel d’offres en 2021 pour 1 000 MW répartis sur onze sites dans plusieurs wilayas.

L’Algérie relance ses importations de blé dur
L’Office algérien des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres pour l’achat de 50 000 tonnes de blé dur, avec une date limite de soumission fixée au mercredi 15 octobre et des offres valables jusqu’au jeudi 16 octobre; les expéditions sont prévues en quatre périodes allant du 1er au 31 décembre, et l’origine du blé peut être facultative.
Reuters rappelle qu’Alger achète souvent plus que les volumes initiaux, et cette opération s’inscrit dans le contexte où l’Algérie avait indiqué cet été qu’elle était autosuffisante en blé dur après la récolte 2025, ce qui pourrait signifier pas d’importations en 2026.
Le contexte comprend une production estimée autour de 3 millions de quintaux et des projets comme Timimoun, tandis que le gouvernement cherche à augmenter les capacités de stockage à 9 millions de tonnes; le président Tebboune a aussi demandé un bilan précis des quantités récoltées en 2025.

Algérie : l’octroi du foncier industriel confié aux walis dès 2026 ?
Le PLF 2026 propose de décentraliser l’octroi du foncier industriel en autorisant les walis à attribuer certains terrains, situés dans les micro-zones d’activité, selon des modalités à préciser par voie réglementaire. Le but est de renforcer la décentralisation de la décision.
Par ailleurs, il établit que le foncier destiné à la promotion immobilière échappe à l’AAPI et prévoit de modifier l’article 82 de la loi de finances 2022 pour que la concession soit convertie en cession à la réalisation du projet et à l’obtention du certificat de conformité, après accord de l’organisme chargé de l’aménagement du foncier urbain. Le gouvernement rappelle que cette activité n’entre pas dans le cadre des incitations à l’investissement et rappelle les mesures introduites en 2024 pour encadrer le foncier de la promotion immobilière à caractère commercial, non couvert par le cadre de 2017 sur le foncier économique.