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Rahabi : et si l’Algérie « dénonçait unilatéralement l’accord de 1968 ?»
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a réitéré son refus d’abroger l’accord de 1968 tout en souhaitant le renégocier rapidement avec Alger, après qu’une résolution du RN a appelé à sa dénonciation.
Abdelaziz Rahabi affirme que l’Algérie n’a reçu aucune demande officielle de Paris mais se prépare à une éventuelle dénonciation unilatérale; il rappelle que l’accord n’offre que des avantages minimes et que le droit national français est souvent plus favorable pour les Algériens.
Il évoque aussi un précédent avec Giscard d’Estaing et avertit que si la France ne dénonce pas l’accord, l’Algérie le fera, soulignant que ceux qui en ont fait un enjeu politique en France devront s’en souvenir d’ici 2027.

Vidéo. Scène hollywoodienne sur une autoroute algérienne
Une vidéo virale en Algérie montre un chauffeur de semi-remorque sur l’autoroute Alger-Tipaza, près de Cheraga, effectuer des manœuvres dangereuses et percuter un véhicule de tourisme qui dérape. Le camion ne s’arrête pas et prend la fuite, provoquant un accident spectaculaire qui a failli tourner au drame. Grâce à la diffusion, les gendarmes de Zéralda ont identifié et interpellé le chauffard, qui a aggravé son cas par le délit de fuite.

Que perdraient ou gagneraient les Algériens sans l’accord de 1968 ? Un avocat répond
- Après le vote d’une résolution du Parlement français visant à abroger l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration, la droite et l’extrême droite exigent sa dénonciation, Marine Le Pen ayant lancé une pétition.
- De nombreux experts estiment que cet accord est globalement désavantageux pour les Algériens et que sa dénonciation serait surtout bénéfique, avec une seule perte notable pour l’immigration familiale (la durée de régularisation des conjoints de Français, 12 mois pour les Algériens contre 24 pour les autres).
- Me Fayçal Megherbi et Bernard Schmid ont écrit aux présidents Tebboune et Macron pour proposer une réforme, soulignant que certaines catégories (étudiants, talents, accompagnateurs de talents) gagneraient avec le droit commun; ils citent aussi les cartes de séjour pluriannuelles introduites en 2016 qui restent inaccessibles pour les Algériens sous l’accord, et la position du gouvernement français qui s’oppose à la dénonciation mais envisage une renégociation rapide.

L’élection du premier maire musulman de New York vue d’Algérie
Zohran Mamdani a été élu maire de New York, devenant le plus jeune et le premier maire musulman et d’origine immigrée de la ville. Il a obtenu la majorité absolue dans une participation record de plus de deux millions d’électeurs, la plus élevée depuis 1969, en battant l’ancien gouverneur Andrew Cuomo et le républicain Curtis Sliwa. Né en Ouganda dans une famille indienne et naturalisé américain en 2018, ce démocrate socialiste de 34 ans est vu comme un symbole pour les minorités, suscitant des réactions contrastées en France et en Algérie, où des responsables saluent cette élection comme un tournant.

Trois gros mensonges du discours anti-algérien en France
Cet article dénonce trois « gros mensonges » de l’extrême droite française sur l’Algérie: une prétendue aide au développement de 800 millions d’euros par an, un coût supposé de 2 milliards d’euros de l’accord de 1968 sur l’immigration, et des chiffres sur l’immigration clandestine. En réalité, l’aide réelle est très modeste (environ 132 millions d’euros au total, dont 121 millions pour des bourses étudiantes), et l’Agence française du développement affirme ne financer l’Algérie, tandis que le coût de l’accord est jugé non fiable par des responsables français; l’Algérie dément aussi le chiffre de 2 milliards comme fantasiste. Le texte attribue ces affirmations à la propagande anti-algérienne, citant notamment les Multiples interventions d’Éric Zemmour.

France – Algérie : la députée Sabrina Sebaihi fustige Xavier Driencourt
La députée écologiste Sabrina Sebaihi a fustigé Xavier Driencourt après ses passages à CNews, où il a estimé que Paris n’avait jamais mené un “bras de fer” avec l’Algérie et a mêlé immigration, mémoire et banlieues dans sa critique des relations franco-algériennes. Driencourt affirme qu’il existe une “inhibition” et une bienveillance envers l’Algérie, faute d’assise politique et par remords, tout en revenant sur le vote de l’Assemblée nationale dénonçant l’accord de 1968 sur l’immigration. Sebaihi réplique sur X en le qualifiant non seulement d’ancien ambassadeur à Alger mais aussi de président du comité stratégique de Frontières, média extrémiste, proche de Pierre-Édouard Sterin, accusant le duo Algérie – banlieues – musulmans d’être sa fabrication.

Vidéo. Tebboune reçoit le colonel russe Andreï Pavlenko
Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu le colonel russe retraité Andreï Pavlenko, expert en déminage, le 4 novembre. Pavlenko a joué un rôle clé après l’indépendance en aidant l’Algérie à éliminer les mines posées par la France, avec 9 millions de mines neutralisées sur 11 millions, 2 millions ayant explosé et causé destructions et blessures. Il a été décoré en 2023 par Tebboune de l’Ordre national du Mérite lors d’une visite en Russie, et en 2024 honoré par le général Saïd Chengriha pour son rôle dans la formation des équipes de déminage algériennes.

Vidéo. Algérie : le chantier ferroviaire Béjaïa – Beni Mansour en images
Une vidéo publiée par l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif) montre les différentes étapes du dédoublement de la ligne Bejaia – Béni Mansour sur 87 km, actuellement en chantier. Le projet prévoit des expropriations et le déplacement des réseaux d’électricité, de gaz, de pétrole et d’eau. À l’achèvement, les trains pourraient circuler jusqu’à 160 km/h, et il s’inscrit dans les grands chantiers ferroviaires en Algérie soutenus par d’importants investissements pour moderniser le réseau.

Accord de 1968, sécurité, économie…Paris veut reprendre la coopération avec Alger
En France, le débat sur l’accord franco-algérien de 1968 se poursuit et, moins d’une semaine après une résolution non contraignante visant à le dénoncer, le gouvernement veut le renégocier plutôt que l’abroger. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réitéré son opposition à la dénonciation et rappelé que l’accord a déjà subi trois renégociations; il estime qu’il est devenu caduque sur plusieurs points et propose d’élargir les discussions à la sécurité, l’économie et les autres volets de la coopération, au-delà de la question migratoire. Il appelle à relancer le dialogue « le plus vite possible » et à établir un calendrier de reprise avec Alger, dans une approche plus globale respectant la souveraineté algérienne; côté algérien, Ahmed Attaf a assuré à AL24 qu’aucune demande de la France n’a été reçue concernant l’accord de 1968.

Prémices d’un rapprochement France-Algérie : l’extrême-droite française s’enflamme et déverse sa haine
L’éventualité d’un rapprochement entre l’Algérie et la France déclenche une violente réaction de l’extrême droite, avec des attaques racistes visant les Algériens, les Arabes et les musulmans, alors que Macron a écrit à Abdelmadjid Tebboune et que le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez évoque une invitation de l’Algérie. Des voix comme Xavier Driencourt, Gérard Carreyrou et Éric Zemmour assimilent les Maghrébins à une « cinquième colonne » et appellent à des expulsions, alors que Bruno Retailleau et les Républicains poussent une pétition contre Erasmus. Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a saisi l’ARCOM pour dénoncer ce racisme et demander des moyens pour préserver l’unité républicaine.

« Quatre pages légères… » : Ahmed Attaf étrille le plan d’autonomie marocain
Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a qualifié le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental de « quatre pages légères et un paragraphe », dépourvu de contenu politique ou juridique et donc non sérieux. Il affirme que le document n’a jamais été soumis aux Sahraouis et n’a pas été discuté par leurs représentants, et que Staffan de Mistura a indiqué lors de réunions à huis clos que le plan manquait de substance. Selon Attaf, ce plan a été conçu pour gagner du temps et imposer un fait accompli, et il n’est pas perçu comme une base sérieuse de règlement par l’ONU.

Algérie – France : Tebboune reçoit un message de Macron
- Tebboune a reçu un message d’Emmanuel Macron à l’occasion de la commémoration du 1er novembre, Macron adressant ses félicitations et ses vœux au peuple algérien.
- C’est le premier contact entre les deux présidents depuis l’appel du 31 mars et ils ont tracé une feuille de route pour relancer les relations franco-algériennes, après une série de crises et des mesures qui ont fragilisé le dialogue (arrestation d’un agent consulaire à Paris après la visite de Barrot, puis restrictions de visas et suspension de l’accord sur les passeports diplomatiques en août).
- Le contexte reste fragile mais des gestes d’apaisement sont en cours; dimanche, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé avoir reçu une invitation de son homologue algérien, sans détails.

Sahara occidental : Ahmed Attaf démonte la propagande marocaine
Les Marocains ont fêté l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental comme une grande victoire, mais Ahmed Attaf et Massad Boulos démentent cet état de fait. L’Algérie n’a pas voté et le texte a été adopté par 11 voix, la Russie, la Chine et le Pakistan s’abstenant; la version finale est largement équilibrée et supprime toute référence à la souveraineté marocaine dans le corps du texte, une nuance importante présentée comme une victoire par Alger. Le plan d’autonomie est évoqué parmi d’autres options et non comme cadre exclusif, le mandat de la Minurso est prorogé d’un an, et huit pays ont proposé des amendements; Massad Boulos affirme que la résolution affirme clairement le droit à l’autodétermination.

« Main tendue » de Mohammed VI à l’Algérie : Rahabi décrypte les enjeux
Mohammed VI a de nouveau invité l’Algérie et son président Tebboune à un dialogue « franc et responsable » sur les questions en souffrance entre les deux pays, après le vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental; cet appel, le second en trois mois, a été ignoré par Alger.
Selon l’ancien ambassadeur Abdelaziz Rahabi, les motivations incluent une architecture de négociations américaines prévoyant un cadre à quatre (Maroc, Polisario, Algérie, Mauritanie) et l’objectif de ne pas faire de l’Algérie un substitut du Polisario, tout en cherchant une normalisation qui profiterait économiquement au Maroc.
La réouverture des frontières et l’afflux potentiel de touristes algériens pourraient stimuler les régions est du Maroc, et Rahabi affirme que les États-Unis et la France encouragent cette image de main tendue du Maroc envers l’Algérie dans le cadre d’un processus de normalisation.

Campagne anti-algérienne en France : de Villepin et Ségolène Royal répliquent
En France, le parlement a adopté une résolution de dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration, initiative portée par l’extrême droite, ce qui a suscité de nouvelles voix appelant au dialogue avec l’Algérie.
Dominique de Villepin a qualifié ce geste de « brutalité inouïe » et a appelé à reprendre le dialogue pour éviter des drames humains, régler la situation de Boualem Sansal et Christophe Gleizes et préserver la coopération économique et géopolitique, notamment au Sahel.
Ségolène Royal a dénoncé les arguments anti-algériens, rappelant que le travail des Algériens en France profite aux entreprises françaises et affirmant que l’Algérie française aurait donné l’égalité des droits à tous les Algériens.

Algérie – Maroc : « Il n’y a pas de négociations secrètes »
Après la révélation de Steve Wittkoff sur un prétendu “accord de paix” en 60 jours entre l’Algérie et le Maroc, Massad Boulos, conseiller du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, affirme qu’il n’y a pas de négociations secrètes mais des contacts continus avec les deux pays. Il a rappelé une visite publique récente en Algérie et a souligné que les États-Unis travaillent avec Alger et Rabat et considèrent des points communs importants comme avancées. Boulos a aussi évoqué l’invitation du roi Mohammed VI au dialogue et insisté sur la sagesse de Tebboune pour saisir l’opportunité historique de résoudre ce différend, tout en soutenant les discussions dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental.

Des députés franco-algériens ciblés par le Maroc et l’extrême-droite française
Des députés franco-algériens de gauche sont ciblés par les relais marocains et l’extrême droite française après avoir pris position sur le Sahara occidental ou exprimé des soutiens à l’Algérie. Sabrina Sebaihi et Abdelkader Lahmar font l’objet d’attaques en ligne et dans les médias, tandis que Benjamin Stora est qualifié d’“imposteur mémoriel” par le site 360.ma pour avoir jugé absurdes les propos de Boualem Sansal sur l’Ouest algérien. Soumya Bourouaha, députée communiste d’origine algérienne, est visée par un ancien ministre marocain et par Laure Lavalette pour son soutien au droit du peuple sahraoui, et elle réplique que ni le Maroc ni Macron ne doivent décider de son avenir.

Sahara occidental : « l’Algérie était à deux doigts de voter pour la résolution »
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a réagi à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution sur le Sahara occidental le 31 octobre, en accusant le Maroc d’avoir voulu imposer un passage en force autour de trois objectifs: démanteler MINURSO, imposer le plan d’autonomie comme cadre unique et éliminer l’idée d’un référendum. Il explique que le texte final a écarté la référence à la souveraineté marocaine, ouvert le champ à d’autres propositions et dissocié le droit à l’autodétermination du cadre du plan d’autonomie, tout en prolongeant le mandat de MINURSO d’un an. L’Algérie était « à deux doigts » de voter pour la résolution et, dans la nuit précédant le vote, a demandé la suppression d’une disposition préambulaire sur la souveraineté marocaine, qui n’a pas été retirée, d’où son abstention.

Vote en France contre l’accord de 1968 : la réaction de l’Algérie
L’Assemblée nationale française a adopté jeudi 30 octobre, presque à l’unanimité, une résolution du Rassemblement national dénonçant l’accord franco-algérien de 1968 régissant l’immigration algérienne en France.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s’est exprimé sur AL24 News en disant qu’il est triste que la France politise l’histoire d’un pays indépendant et que l’affaire relève d’un cadre franco-français, sauf si elle devient une question intergouvernementale.
Il a rappelé que l’accord de 1968 est restrictif et non libéral pour l’immigration, et a qualifié les chiffres évoqués par deux députés macronistes estimant un coût de 2 milliards d’euros par an de fantaisistes.

1er Novembre : Tebboune reçoit des messages de Poutine, Kim Jong-un, MBS…
L’Algérie a célébré le 71e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale et le président Tebboune a reçu des félicitations de plusieurs chefs d’État et rois. Vladimir Poutine a salué le partenariat stratégique russo-algérien et appelé à poursuivre le travail constructif sur les questions bilatérales et internationales, tandis qu’Erdogan a félicité le niveau des relations bilatérales et Kim Jong-un a souhaité le développement des relations algéro-coréennes servant les intérêts communs des peuples des deux pays. D’autres messages de félicitations sont venus du président égyptien Sissi, du roi Abdallah II de Jordanie, du président du Nicaragua, du roi de Belgique, des présidents autrichien et iranien, du roi Salman et du prince héritier Mohammed Ben Salmane, du président sahraoui et du Sultan d’Oman.