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Algériens de l’étranger : qui peut importer un véhicule d’occasion ?
Le PLF 2026 propose d’élargir l’accès des Algériens résidents à l’étranger, immatriculés dans les consulats, à l’importation en franchise de droits et taxes de véhicules d’occasion de moins de cinq ans dans le cadre du CCR, en complément des véhicules neufs actuellement autorisés. Concrètement, les véhicules éligibles incluent des voitures de tourisme électriques ou à moteur à combustion/hybride (transport de personnes) ≤ 1.800 cm³, ou des véhicules utilitaires électriques ou à essence/hybride ≤ 5.950 kg pour le transport de marchandises, ou des deux-roues, tous pouvant être neufs ou âgés de moins de cinq ans à l’importation, et soumis à immatriculation. L’objectif est de répondre à la demande de la diaspora sans impacter les recettes publiques, car l’import se ferait en devise par les bénéficiaires sans prime de change.

Nouveau gouvernement français : les Franco-Algériens oubliés
Le nouveau gouvernement français dévoilé ce week-end manque de diversité: aucune Franco-Algérienne n’y figure, alors que les Franco‑Algériens constituent la première communauté d’origine étrangère en France; les deux ministres représentants la diversité sont des Franco‑Moroccains, Rachida Dati et Naïma Moutchou, avec le ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, ayant des origines maghrébines éloignées.
Cette composition reflète des tensions diplomatiques: une crise sans précédent entre Paris et Alger, contre une relation plus fluide avec Rabat après la décision de Macron sur le Sahara occidental en 2024, alimentant un virage pro-marocain.
Ainsi, selon l’article, la « diversité » se résume essentiellement aux Franco‑Morocains, les Franco‑Algériens restant largement exclus malgré leur nombre, tandis que les élites franco‑algériennes et leurs voix de gauche restent marginalisées par le contexte politique et les positions des blocs droitier/extrémiste.

Immigration algérienne en France : El Mouhoub Mouhoud signe une auto-histoire émouvante
L’économiste franco-algérien El Mouhoub Mouhoud signe Le Prénom, Esquisse pour une auto-histoire de l’immigration algérienne en France, retraçant son parcours de village Kabyle à la présidence de Paris Dauphine-PSL (2020-2024) puis de Paris Sciences Lettres. À travers 280 pages et des fragments de journaux, il raconte sa famille et l’expérience d’un immigration marquée par la pauvreté, le colonialisme et le travail d’immigrant, rendant hommage à ses parents et à ses proches. Son récit, puissant et émouvant, ouvre une fenêtre sur une France qui regarde encore les immigrés et leurs enfants, tout en constituant une archive sociopolitique personnelle.

Khelifa Ait Saïd, le berger orphelin algérien devenu grand chirurgien en France
Originaire du village d’Allaghen, dans la vallée de la Soummam, Khelifa Aït Saïd est aujourd’hui l’un des meilleurs chirurgiens robotiques de France, mais son enfance marquée par la pauvreté et la perte de son père en 1990 reste au cœur de son récit. En 2005, il quitte l’Algérie pour la France avec 460 euros empruntés et enchaîne les diplômes, obtenant notamment un master de pharmacologie à Paris 6 et une dizaine de formations en médecine générale, urologie, transplantation et chirurgie robotique, à travers Paris, Caen, Créteil, Strasbourg, Rennes, Nantes et Manchester. En 2016, il tente l’aventure en Angleterre avec le soutien de sa femme Louiza, et il ambitionne désormais d’apporter des idées pour améliorer le système de santé algérien, en particulier dans le domaine des greffes.

Quatre stars de la musique algérienne racontent leurs rencontres avec la diaspora
Quatre vedettes de la musique algérienne racontent comment la diaspora se presse à leurs concerts à travers le monde—France, Canada, Qatar, Belgique et ailleurs—pour retrouver leurs racines et écouter « rihet lebled ». Lamia Aït Amara, Lila Borsali, Ali Amrane et Samir Toumi décrivent une connexion forte et émotionnelle avec le public expatrié, nourrissant nostalgie et sentiment d’appartenance. Leurs tournées internationales, incluant Montréal, Paris, Londres et d’autres scènes, témoignent d’une ambiance algérienne palpable lors de ces concerts.

L’Algérie envisage d’autoriser la diaspora à importer des véhicules d’occasion
Le PLF 2026, adopté le 5 octobre, prévoit d’autoriser les Algériens immatriculés auprès des consulats à dédouaner des véhicules d’occasion de moins de 5 ans lors de leur retour définitif, via le Certificat de changement de résidence (CCR). Si le texte est adopté, la mesure entrerait en vigueur le 1er janvier 2026, élargissant ainsi le CCR à des voitures récentes d’occasion; jusqu’à présent, seul l’import de voitures neuves en franchise de droits était autorisé. Pour en bénéficier, il faut au moins 3 ans de résidence ininterrompue à l’étranger et n’avoir jamais bénéficié d’un CCR auparavant; les détails pratiques (cylindrée, plafonds, délais) restent à préciser et à soumettre au Parlement.

Diaspora algérienne en France : l’appel d’El Mouhoub Mouhoud
Le Franco-Algérien El Mouhoub Mouhoud, ancien président de l’université Paris-Dauphine et nommé en décembre 2024 président de PSL, est revenu sur la diaspora algérienne en France et les tensions croissantes entre les deux pays lors d’un entretien sur RFI. Il rappelle le racisme qu’il a lui-même subi et déplore que le débat public se focalise sur les minorités, alors que de nombreux Algériens issus de l’immigration réussissent par l’école et restent invisibles. Il appelle l’Algérie à s’appuyer davantage sur sa diaspora en mettant en place une politique et des mécanismes pour attirer et mobiliser ses talents expatriés, s’inspirant d’expériences en Inde, Pakistan, Thaïlande ou Amérique latine, tout en soulignant que les politiques existantes manquent encore de stratégie claire et de visibilité.

Titre de séjour en France : une Algérienne fait plier la préfecture
Une Algérienne mariée à un citoyen français a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Versailles après que sa demande de certificat de résidence algérien portant la mention vie privée et familiale, déposée via l’ANEF après son arrivée en France en janvier 2024 avec un visa court séjour, est restée sans réponse pendant quatre mois (refus implicite). Elle invoquait l’article 6 de l’accord franco-algérien de 1968 et l’article 8 de la CEDH; son mariage, célébré en 1977 en Algérie et transcrit en France, ainsi que son entrée régulière sur le territoire, étaient établis. Le tribunal a annulé le refus implicite pour « erreur manifeste d’appréciation » et enjoint à la préfète de l’Essonne de délivrer le titre de séjour dans deux mois, jugement rendu le 2 octobre.

Canada : voici les deux principales préoccupations des ressortissants algériens
Le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, a révélé après une visite de courtoisie au consul général d’Algérie à Montréal les deux principales préoccupations de la communauté algérienne résidant au Canada: l’éloignement géographique qui complique l’accès aux services consulaires et la nécessité de renforcer les permanences consulaires itinérantes, avec une session prévue le 19 octobre pour les provinces atlantiques. Il appelle aussi à généraliser l’utilisation des services postaux et électroniques et à ouvrir des accès dématérialisés et sécurisés aux services publics et financiers pour les Algériens de l’étranger, notamment ceux du Canada. Par ailleurs, il souligne le casse-tête du renouvellement des passeports et demande aux autorités algériennes de permettre les retours en Algérie sur simple présentation de la carte d’identité nationale biométrique valide, avançant que celle-ci contient les mêmes données biométriques que le passeport et que la citoyenneté est un droit inaliénable.

France : quand une simple affiche avec une femme voilée dérange
La municipalité de Strasbourg a lancé une campagne publicitaire pour la Journée internationale des personnes âgées, « Strasbourg, la douceur de ville », mettant en avant une senior voilée, Nacera, 66 ans. Cette affiche a déclenché une polémique portée par la droite et relayée par les médias proches du groupe Bolloré (Journal du Dimanche, CNews), accusant la ville de « prosélytisme » et d’“incompatibilité avec la laïcité”. En réponse, la majorité municipale et certains élus de gauche affirment qu’il n’y a aucune validation politique des visages et défendent l’inclusion des femmes musulmanes dans l’espace public, rappelant leur contribution à la société.

France : les établissements scolaires musulmans “criblés de contrôles”
En France, le contrôle de l’État sur les établissements privés sous contrat se concentre quasi exclusivement sur les réseaux musulmans, alors que les établissements catholiques refusent le contrôle et ne sont que peu inspectés (7 sur 7 500 sous contrat contrôlés ces six dernières années). Le député Paul Vanier, co-rapporteur d’un rapport parlementaire de 2024 sur le financement public de l’enseignement privé sous contrat, dénonce un “deux poids, deux mesures”, soulignant que le lycée musulman Averroès de Lille a subi 14 contrôles, tandis que les écoles catholiques refusent le contrôle; Averroès avait perdu son financement public en 2023, une décision annulée en avril et en appel. Le texte rappelle aussi des scandales dans des collèges catholiques et évoque des actes antimusulmans, comme le déchirement d’exemplaires du Coran dans une mosquée de Clermont-Ferrand.