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Blé : l’Algérie repousse les frontières du désert avec des rendements record
L'Algérie enregistre des rendements record de blé dans le Sahara, repoussant les limites agricoles du désert.
Dans la région de Nememcha (Khenchela), un jeune investisseur a atteint 66 quintaux à l'hectare, contre une moyenne nationale de 15 quintaux. À Gassi Touil (Ouargla), la concession des Frères Zirrari (1 000 ha, 7 forages) a augmenté ses rendements de 30 % grâce aux pivots équipés de « pendillards », tout en économisant 25 à 30 % d'eau.
Ces avancées s'appuient sur les nappes souterraines sahariennes et le raccordement au réseau électrique, mais des voix appellent à une gestion plus rationnelle de l'eau face aux risques d'épuisement des aquifères.
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Investissement : l’Algérie se dote d’un guichet unique numérique
L'Algérie lance un guichet unique numérique pour simplifier l'investissement.
L'AAPI a organisé le 11 mai une journée d'information sur le renforcement du guichet unique. Omar Rekkache, directeur général de l'AAPI, a annoncé un programme visant à numériser les procédures d'investissement et améliorer les services aux investisseurs.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb a précisé que les réponses aux investisseurs prendront 24 heures, avec un lancement de projet en 20 jours maximum. L'Algérie compte déjà 20 000 projets enregistrés pour 67,5 milliards de dollars.

Foire de Paris : les secrets du succès fou du pavillon Algérie
Le pavillon Algérie a remporté un succès remarquable à la Foire de Paris 2026, attirant des milliers de visiteurs.
Sur 240 m², quarante exposants algériens ont présenté produits alimentaires, vêtements, bijoux et décoration. Le miel, le nougat de Tlemcen et l'huile d'olive Baghlia se sont vendus en rupture de stock. Les visiteurs ont particulièrement apprécié la khaïma avec thé de Ghardaïa, les produits en céramique et bijoux, ainsi que les spécialités culinaires du restaurant Majouja avec la cheffe Nna Nora.
Un incident impliquant des Marocains venus perturber le stand le 1ᵉʳ mai a motivé une plainte. La diaspora algérienne a répondu en nombre pour montrer sa solidarité. Des personnalités officielles ont visité le pavillon : le recteur de la Grande Mosquée de Paris, des diplomates algériens, Ségolène Royal et des élus français.
L'organisateur Makhlouf Chalal, qui fête dix ans de participation, envisage de doubler la superficie du stand à 500 m² l'année prochaine. Des stands algériens seront présents à Marseille (25 septembre-5 octobre) et à Lisbonne (27 juin-5 juillet).

Importations : un document important passe en ligne au port de Skikda
L'Algérie digitalise les autorisations d'enlèvement de marchandises au port de Skikda via la plateforme APCS.
À partir du 16 mai 2026, le module "Bon à Délivrer" (BAD) devient obligatoire pour toutes les opérations de délivrance et le mandatement des transitaires.
Cette mesure vise à assurer la traçabilité complète des opérations, réduire les délais de traitement et les erreurs, et améliorer la coordination entre les acteurs de la chaîne logistique portuaire.
Les entreprises doivent mettre à jour leurs accès utilisateurs et habilitations sur APCS avant la date limite et sensibiliser leurs partenaires à ce changement.

Comment l’Algérie a créé Adnoc, la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis
Des cadres algériens de Sonatrach ont fondé ADNOC, la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi, à la fin des années 1960.
C'est ce qu'a révélé Abderrahmane Keramane, ancien PDG de Sonelgaz et ex-ministre de l'Énergie, dans un podcast d'El Moudjahid.
Mahmoud Hamra Krouha, vice-président de Sonatrach, dirigeait alors l'équipe algérienne dépêchée aux Émirats, qui ne disposaient d'aucune société pétrolière nationale.
L'Algérie a également joué un rôle clé dans l'embargo pétrolier de 1973 et a formé des cadres pétroliers dans toute l'Afrique et au Maghreb via l'Institut algérien du pétrole.

Le dinar algérien recule face à l’euro sur le marché noir
L'euro dépasse 280 dinars algériens sur le marché noir des devises en Algérie.
Au Square Port-Saïd d'Alger, l'euro a franchi dimanche la barre des 280 dinars contre 279,50 dinars jeudi 7 mai.
Le dollar s'affiche à 239 dinars l'unité contre 238 dinars jeudi dernier, restant sous la barre des 240 dinars.
Sur le marché officiel, l'euro était coté vendredi à 155,27 dinars et le dollar à 132,19 dinars, tous deux restant stables.
À l'approche de l'été, l'euro pourrait gagner quelques points mais les restrictions imposées aux importateurs de voitures limitent les hausses importantes.

L’Égypte envisage d’importer 6 millions de barils de pétrole algérien
L'Égypte envisage d'importer 6 millions de barils de pétrole algérien à partir de juillet prochain.
Le ministère égyptien du Pétrole prévoit deux millions de barils mensuels, soit 65 000 à 70 000 barils quotidiens. Cette importation vise à diversifier les sources d'approvisionnement et renforcer la sécurité énergétique égyptienne.
Le pétrole algérien offre un avantage concurrentiel grâce à sa proximité géographique et ses faibles coûts de transport. L'accord inclut aussi l'exploration de coopération en raffinage, commercialisation et investissements conjoints.

Métro d’Alger : le point sur les travaux d’extension vers Baraki et Bab el Oued
L'extension du métro d'Alger progresse vers Baraki et Bab el Oued, deux quartiers densément peuplés de la capitale.
Sur le tronçon Baraki, les travaux entre Mohamed Belarbi et Jardin consistent à consolider les parois des fouilles avec des ancrages pour garantir la stabilité et la sécurité.
À Bab el Oued, le pieutage de l'entrée sud est terminé, tout comme celui du puits de ventilation n° 8. Ces phases techniques cruciales assurent l'intégrité structurelle avant les étapes suivantes.
Le renforcement des stations par murs de soutènement est en cours, incluant excavation, armatures et coulage de béton. Parallèlement, une extension vers l'aéroport d'Alger progresse sur 10 km.

Fraude à l’export : comment l’Algérie peut-elle lutter ? Un économiste répond
L'Algérie fait face à une fraude à l'exportation croissante qui prive le pays de devises essentielles.
Le président Tebboune a dénoncé la découverte de 350 millions de dollars non rapatriés. Des exportateurs sous-facturent leurs ventes pour minimiser les sommes à rapatrier. L'économiste Brahim Guendouzi explique que la lettre de crédit irrévocable garantit le rapatriement obligatoire dans les six mois à un an, avec pénalités en cas de non-respect.
La sous-facturation intervient avant la signature du contrat, entre vendeur et acheteur. Le montant officiel du contrat figure dans la lettre de crédit, tandis qu'un prix tacite plus élevé permet le transfert illégal de la différence. La domiciliation bancaire préalable à l'exportation devrait obliger le rapatriement dans les délais fixés.
Ces pratiques révèlent des défaillances du patriotisme économique et reflètent des problèmes économiques plus profonds que le gouvernement doit résoudre.

Algérie – Turquie : atteindre 10 milliards d’échanges en 2030
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune effectue une visite officielle en Turquie à l'invitation du président Recep Tayyip Erdogan.
Les deux dirigeants ont tenu la première session du Conseil de coopération stratégique de haut niveau algéro-turc, dominée par les enjeux économiques.
Tebboune et Erdogan ont annoncé le lancement de négociations sur un accord commercial préférentiel visant à porter les échanges à dix milliards de dollars d'ici 2030.
Plus de 1.600 entreprises turques opèrent en Algérie dans l'industrie, les mines et l'agriculture, secteurs clés du partenariat bilatéral.

L’Algérie achète 670.000 tonnes de blé tendre
L'Algérie a commandé 670.000 tonnes de blé tendre pour un prix entre 268 et 270 dollars la tonne.
L'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a passé cette commande mercredi. Une partie importante proviendrait de la région de la mer Noire. Les livraisons sont prévues en deux périodes : du 1ᵉʳ au 15 juillet et du 16 au 31 juillet.
Depuis le début de 2026, l'Algérie a importé près de 3 millions de tonnes de blé. Malgré ces importations massives, la campagne de moisson-battage vient de débuter au Sud avec 1.100 moissonneuses-batteuses mobilisées.
L'Algérie investit massivement dans le Sud pour augmenter les surfaces céréalières et réduire sa dépendance aux conditions climatiques du Nord. Le département d'État américain de l'Agriculture prévoit une augmentation de 7 % de la production algérienne de blé en 2025-2026, atteignant 3,2 millions de tonnes.

L’Algérie lance un nouvel appel d’offres pour importer du blé
L'Algérie lance un nouvel appel d'offres international pour importer du blé meunier.
L'OAIC a annoncé cet appel le 5 mai 2026. Le volume nominal visé est de 50.000 tonnes métriques, bien que l'agence achète habituellement davantage. Le blé pourrait provenir des récoltes 2025 ou 2026, notamment d'Argentine qui a produit 27,7 millions de tonnes cet hiver. Lors d'un appel d'offres précédent en mars, l'OAIC avait acquis près de 700.000 tonnes à environ 272 dollars la tonne.
L'Algérie poursuit son plan national de renforcement des capacités de stockage lancé en août 2023. Ce programme prévoit 350 centres de proximité et 36 silos de stockage. Le ministre de l'Agriculture vise à doubler la production céréalière et à passer de 15 à 30 quintaux par hectare. Il souligne l'importance d'adapter les variétés de blé à la sécheresse et d'exploiter davantage les résultats de la recherche locale.

Algérie : Cevital se lance dans la betterave sucrière pour 600 millions $
Cevital lance un projet de culture de betterave sucrière à Ghardaïa pour 600 millions de dollars.
Le géant algérien de l'agroalimentaire développera cette culture sur 1.200 hectares à Mansourah, avec une usine de transformation prévue pour 2028.
Les premiers essais en 2024 ont montré des rendements en sucre de 18 à 20%, jugés très encourageants par les ingénieurs du groupe.
Le projet devrait créer 5.000 emplois et réduire la dépendance de l'Algérie aux importations de sucre, tout en relevant des défis logistiques et climatiques majeurs.

Récolte des céréales : l’Algérie déploie 1.100 moissonneuses-batteuses
L'Algérie déploie 1.100 moissonneuses-batteuses pour sa récolte de céréales historique cette année.
Le ministère de l'Agriculture mobilise également 1.200 camions pour le transport et 307 centres de stockage. Parmi les moissonneuses, 330 appartiennent à la société Agrodrive. La récolte en vrac remplace désormais le système en sacs, réduisant les coûts logistiques et la durée de récolte d'un mois.
Les nouveaux centres de collecte équipés de ponts bascules et de systèmes de ventilation améliorent l'efficacité. Cette infrastructure permet aux moissonneuses de fonctionner sans interruption et réduit les pertes par égrenage. Les rendements sous irrigation atteignent 50 quintaux à l'hectare au sud du pays.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">L'Algérie déploie 1100 moissonneuses dans le Sahara</p></blockquote>
Hydrocarbures en Algérie : contrat d’un milliard $ pour un consortium italo-égyptien
L'Algérie a signé mardi un contrat d'un milliard de dollars avec un consortium italo-égyptien pour développer ses hydrocarbures.
Sonatrach et PTTEP (partenaires du champ Hassi Bir Rekaiz) confient à Petrojet (Égypte) et Arkad (Italie) la construction d'une station de traitement. Les travaux dureront 39 mois et porteront la capacité à plus de 31.000 barils/jour.
Le champ, situé dans le bassin de Berkine (Ouargla et El Oued), produit depuis juin 2022. La production passera de 17.000 barils/jour actuellement à 30.000 en septembre 2029, puis 60.000 en décembre 2031.
Un second accord autorise Sonatrach à exporter des produits pétroliers vers l'Égypte via la compagnie EGPC. Le ministre Mohamed Arkab souligne que ces accords renforcent la coopération arabe et africaine.

FMI : le PIB de l’Algérie va dépasser 317 milliards $ en 2026
Le FMI prévoit que le PIB algérien atteindra 317,17 milliards de dollars en 2026.
L'Algérie dépassera le Maroc et la Tunisie au Maghreb, avec une économie bien plus importante. En 2025, son PIB était de 285,72 milliards de dollars, avec une croissance de 3,8%.
En Afrique, l'Algérie occupera la 4e place, après l'Afrique du Sud, l'Égypte et le Nigéria. Le FMI anticipe une inflation de 2,9%, un chômage de 11,4% et un déficit du compte courant de 3,75 milliards de dollars en 2026.

Sonatrach acquiert des équipements chinois pour 103 millions $
Sonatrach acquiert des plateformes de forage chinoises pour 103 millions de dollars auprès de Kerui Petroleum.
L'Entreprise nationale de travaux aux puits (ENTP), filiale de Sonatrach, a signé ce contrat pour renforcer ses capacités de forage.
Ces équipements permettront le forage de 100 puits d'exploration et de développement annuels jusqu'en 2030.
Kerui Petroleum avait déjà livré quatre plateformes à l'ENTP en 2014 et déploiera les nouveaux équipements sur différents sites algériens selon les besoins opérationnels.
Cet achat s'inscrit dans le plan d'investissement massif de Sonatrach : 60 milliards de dollars d'ici 2029, dont 75 % pour l'exploration-production.
Le plan prévoit le forage de 500 puits d'exploration et 950 puits de développement sur cinq ans, plus 6 300 opérations sur puits existants.

Baladna Algérie : la ferme géante effectue sa première récolte
La ferme géante algéro-qatarie Baladna a débuté sa première récolte d'orge lundi 4 mai à Adrar.
Le projet, financé à hauteur de 3,5 milliards de dollars, comprend trois phases : céréaliculture, élevage bovin et production de lait en poudre. La ferme accueillera 270 000 vaches et couvrira 50 % des besoins nationaux en lait en poudre.
La première moisson porte sur 300 hectares irrigués à Tamest. La deuxième phase, lancée le 23 avril, prévoit l'importation de 30 000 vaches américaines à partir de novembre 2026 pour 635 millions de dollars.
Les autorités considèrent ce projet stratégique comme essentiel pour renforcer l'autosuffisance et la sécurité alimentaire algérienne.

Investissement et énergie : les patrons algériens débarquent en force aux États-Unis
L'Algérie envoie deux importantes délégations aux États-Unis en mai pour participer à des événements majeurs d'investissement et d'énergie.
Une trentaine de chefs d'entreprise algériens participeront au Select USA Investment Summit 2026 (3-6 mai, Maryland), organisé par le Conseil du renouveau économique algérien avec l'ambassade américaine. Cette délégation est classée première parmi les pays d'Afrique du Nord présentes.
Une deuxième délégation participera à l'Offshore Technology Conference (4-7 mai), le plus grand événement mondial dédié à l'énergie. L'ambassade américaine soutient cette participation pour renforcer les partenariats entre entreprises algériennes et américaines.
Des rencontres bilatérales auront lieu en marge de ces événements pour explorer des collaborations économiques et promouvoir l'Algérie comme destination d'investissement.

Patrick Martin : « D’autres pays prennent la place de la France en Algérie »
Patrick Martin, président du Medef, affirme que d'autres pays prennent la place de la France en Algérie.
De retour d'une visite de quatre jours en Algérie (fin avril-début mai), il estime avoir contribué à stabiliser les relations franco-algériennes par la diplomatie économique.
La France reste le deuxième investisseur étranger en Algérie, avec de nombreuses entreprises françaises implantées sur place, souvent dirigées par des binationaux.
Cependant, les exportations françaises baissent et des concurrents comme l'Italie, l'Allemagne et la Turquie gagnent des parts de marché, notamment dans les céréales et les bovins.
Martin appelle à rester attentif au potentiel algérien, un marché de près de 47 millions d'habitants, et souhaite que les interférences étatiques se règlent.